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Publié par Edouard Boulogne

 Une semaine à la loupe.

  1. Nous sommes mal vaccinés.

Nous n’aimons pas les piqûres alors nous ne sommes pas à jour de nos vaccins. Peut-être aussi est-ce par négligence que, enfants et adultes, nous ne sommes pas sensibilisés à cette nécessité. Le développement et l’utilisation des antibiotiques nous ont amené à croire que toutes les maladies pouvaient être évitées. Moins de 60% des Français sont vaccinés contre le tétanos, la poliomyélite et la diphtérie. D’où la réapparition de certaines maladies que l’on croyait d’un autre âge : La coqueluche, la rougeole ou la tuberculose reviennent en force ! Du nourrisson au senior, tout au long de notre vie, la vaccination concerne toutes les tranches d’âges. Alors voici un essai de calendrier des injections à ne pas oublier : 1. La diphtérie, le tétanos et la poliomyélite, du nourrisson au senior en passant par l’adulte, la vaccination au début de la vie puis un rappel tous les 10 ans. 2. La coqueluche chez le nourrisson et les futurs parents avec un rappel tous les 10 ans. 3. Les oreillons, la rougeole et la rubéole chez le nourrisson, l’enfant et la femme. 4. Les méningites bactériennes chez le nourrisson. 5. L’hépatite B chez le nourrisson, l’enfant et l’adolescent. 6. Les infections à pneumocoques pour les moins de 2 ans. 7. La grippe est recommandée pour les plus de 65 ans. 8. La tuberculose n’est plus obligatoire mais reste fortement recommandée pour les enfants à risques c’est-à-dire issue de pays ou la maladie est présente, ou pour ceux qui résident en Guyane et en Ile-de-France. 9. Les infections entrainant le cancer du col de l’utérus sont recommandées pour les jeunes filles de 14 ans et plus. De plus les chercheurs travaillent sur de nouveaux vaccins contre le paludisme, la bronchiolite de l’enfant et un BCG plus efficace chez l’adulte. De même et à plus long terme les chercheurs travaillent sur des vaccins thérapeutiques contre l’hépatite C, le sida ou la maladie d’Alzheimer ainsi que l’athérosclérose. Il ne me reste plus qu’a vous inciter à vérifier votre carnet de santé et en parler avec votre médecin référent.

  1. Tous les patrons sont-ils des voyous ?

On ne doit pas jeter l’opprobre sur l’ensemble de cette profession parce que quelques patrons se comportent mal. Il y a environ 1,2 million d’entreprises recensées en France soit un peu plus d’un million de dirigeants. Ce n’est pas parce que quelques dizaines se comportent comme des voyous que tous sont à mettre dans le même panier. Il existe des gens malhonnêtes dans toutes les classes de la société, même parmi les politiques et les journalistes, mais cette dernière n’en fait pas ses choux gras. Patrons, tous pourris : Il est facile de faire l’amalgame et de réaliser des manchettes sur des cas particuliers. Les niveaux de rémunérations des patrons progressent en fonction de la taille des entreprises. Elles s'élèvent à 38.500 euros (par an) pour les petites entreprises de moins de 20 salariés, 69.000 euros pour les entreprises de moins de 50 salariés et 109.000 euros pour celles employant plus de 50 salariés, ce qui n’est pas excessif. Certes les rémunérations des managers des très grandes entreprises, comme celles du CAC40, sont élevées. Il existe un marché de l’offre et de la demande dans un monde ouvert tel que celui ou nous vivons, et les patrons n’y dérogent pas. Si les managers des grandes entreprises gagnent beaucoup plus que 100.000 euros, ils ont des responsabilités très importantes et sont aussi soumis à la dure loi du marché. Leur contrat de mandataire social est un CDD qui peut être remis en cause à tout moment par les actionnaires. Pourquoi trouverait-on normal qu’un Zidane gagne des millions d’euros et que les patrons gagnent des clopinettes ! Certes Zidane nous fait rêver, mais le patron nous apporte la rémunération qui nous fait vivre, rien de virtuel ! Alors mesdames et messieurs les politiques et journalistes respectez ceux sans qui beaucoup d’entre vous ne pourraient pas vivre décemment et vous salariés de petites, moyennes et grandes entreprise, ne l’oubliez pas : il est bon de pouvoir rêver mais il faut garder les pieds sur terre. Le rêve est utile mais la réalité est sonnante et trébuchante !

  1. Pas d'avenir sans industrie !

L'industrie permet de relever de nombreux défis pour notre avenir. C'est avec du matériel que l’on pourra dépolluer notre planète et développer des produits écologiques. Certes nous aurons besoin du tertiaire mais ce ne sera qu’un élément parmi d’autres. En France, les "grands projets" ont parfois été des grandes réussites et l'argent dépensé a profité aux grandes entreprises mais aussi à leurs sous-traitants. Les industries les plus classiques, si elles investissent suffisamment en Recherche & Développement, sont en mesure de se moderniser et de bénéficier des apports de l'électronique. Le progrès, en économie, se fait rarement par des sauts. Les pays riches où le coût du travail est élevé ne peuvent négliger les emplois non dé localisables. La délocalisation dépend de facteurs extérieurs pas toujours prévisibles. Lorsque le pétrole passe la barre des 150 dollars le baril, il est difficile de justifier la délocalisation car les coûts de transports des produits fabriqués dans les pays à bas coûts deviennent un frein. Depuis que baril est revenu sous les 50 dollars, la délocalisation redevient intéressante. Peut-on développer une stratégie du yoyo qui dépend d’éléments exogènes. Il reste cependant que le coût du travail dans nos pays riches reste un frein au développement industriel. Est-il normal que le coût soit 1,5 fois la rémunération brute globale du salarié ? Est-il normal que plus de la moitié de ce coût global soit des taxes ! A vouloir trop développer la solidarité, on a déresponsabilisé les Français qui n’ont plus aucune notion de la valeur des biens ou services et sont devenus des assistés. C’est en grande partie la raison pour laquelle des entreprises produisent dans les pays à bas coût ou la main-d’œuvre est payée avec un lance-pierre. Ainsi nous devenons un pays du tertiaire, des services, c’est-à-dire un pays "d’intellectuels" qui rejette ceux qui n’ont pas pu faire d’études donc un pays sans emplois pour les plus faibles. Nous nous désindustrialisons et nous n’avons la "chance" que de régresser.

  1. La mode du « low cost » se développe mais n’échappe à la crise.

Dès 2004 Renault, avec la Logan, a ouvert la voie du "low cost" à destination des pays émergents mais aussi de nos pays occidentaux. Le groupe indien Tata Motors, de son coté, développe la Nano, la voiture la moins chère du monde et débarque sur le créneau de "l'ultra-low cost". D'autres constructeurs sont également sur les rangs du "low cost". Au royaume des grosses berlines ou des 4x4, la Smart fait un tabac et la production ne peut fournir les commandes : Après la Coccinelle, la Golf et les petites Japonaises, les américains découvrent la Smart ! Avec la Nano et la Smart, la mode de la micro-voiture va se développer avec un objectif différent dans les pays occidentaux et les pays émergeant : Volonté de permettre aux Indiens, aux Chinois et aux populations des autres pays pauvres de pouvoir se déplacer en voiture plutôt qu’à vélo ou à mobylette ; nécessité de limiter la pollution dans les grandes agglomérations des pays riches. Cependant le développement de ces véhicules n’échappe pas à la crise et à la fluctuation du baril de pétrole.


Henri Pauvert.

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