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Publié par Edouard Boulogne

A propos du dossier "Carburant Guyane"


Intéressant, de voir que :
a) Le conseil régional, irresponsable dans ses prélèvements, n'en est pas moins issu de la vox populi. Or la vox bordéli semble penser que le Conseil Régional a été nommé par le gouvernement... ou par les pétroliers.
b) La vox bordéli et la vox populi se sont synchronisées, si l'on en croit les "micro-trottoirs". Personne en Guyane, du reste, n'a jamais dû élire un seul de ces Conseillers régionaux qui ont tant persécuté les automobilistes avant que les actuels bordéliseurs ne mettent en marche leur machine à avancées par le désordre.
Personne ne connaît non plus le "juste prix" du carburant : les références externes, sans rien savoir des conditions d'approvisionnement etc., ne sont pas à elles seules des indications précises. En fin de parcours, seule la pression de la rue fixera les limites du jeu. Et l'autorité si bruyante de l'État en matière de détail, lui fera une fois de plus défaut pour ce qui est de contenir les choses dans la justesse.
c) Certes, l'autorité finit par intervenir, mais elle n'appelle pas à l'ordre. Et elle ne cherche pas à apporter quelque lumière que ce soit autre que de dire : c'est pas nous, c'est le Conseil général. Nel exemple de séparation des pouvoirs, certes, mais aveu de désordre dans la conception du pouvoir exécutif en France.
d) Au lieu de calmer le jeu, le Ministre prend ses directives dans la rue et transmet publiquement au Conseil régional les injonctions de la vox bordéli.
e) Le ministre a eu moins d'égard envers les socio-professionnels lorsqu'il s'est agi de la loi Girardin et de son évaporation.
f) Ce Ministre de fer ne comprend-il que le langage de la force, et que quand l'insurrection est ouverte ?
g) Par dessus la genèse du désordre ponctuel, n'y a-t-il pas là une illustration du malentendu qu'il y a entre le peuple, ses élus, et cette apesanteur dans laquelle ces derniers taxent et surtaxent ? Et une illustration de l'indifférence dans laquelle vit le gratin de la démocratie par rapport au fond de plat de cette même soi-disant démocratie ?
Madinina.
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