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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.

 

 

 

  1. 2008 sera l’année record pour les retraits de permis !

Ce sont près de 100.000 permis de conduire qui seront retirés en 2008, soit une hausse de 11 % par rapport à 2007 ! Tristes records : 2004, 39.410 permis avaient été invalidés, +38% en 2005, +28% en 2006 et 29% en 2007. Les records se suivent et se ressemblent ! Plus le temps passe et plus les automobilistes voient leur stock de points entamé sérieusement ! Et toujours plus d'automobilistes sont privés de volant ! S’il est normal de retirer des points lorsque la vitesse est largement dépassée, n’y a-t-il pas exagération quand l’excès de vitesse est inférieur à 10%. Mais bien entendu c’est la faute de l’ordinateur qui ne fait pas la différence entre plus ou moins 10%. Une solution : Avoir un chauffeur : Un bon moyen pour réduire le nombre de chômeurs ! Ou peut-être le gouvernement intégrera ce problème dans les dispositions du nouveau permis qui seront bientôt présentées.

  1. La peste ou le choléra.

Ce fut la "nuit des longs couteaux" la plus longue pour le PS ! Au terme d'une folle soirée faite de rumeurs contradictoires et d'annonces par l'un et l'autre camp sur le nom du nouveau chef du parti, le résultat officiel est tombé : Martine Aubry a été élue premier secrétaire avec une centaine de voix de plus que Ségolène Royale. Cette dernière est pour la seconde fois une mauvaise perdante ; souvenons-nous de son apparition le soir des élections présidentielles sur le balcon du siège du PS ! Serait-elle la Poulidor de la politique ! (Mais Poulidor lui, était un brave garçon).Ceci dit, le score de Madame Aubry n’est pas glorieux. Avec l’apport des voix du maire de Paris et de Benoit Hamon, elle aurait dû réaliser un score voisin de 70%. Le PS est vraiment très malade et les provocations se multiplient. Il est au bord de l'explosion. Les militants socialistes s’étaient rendus aux urnes pour la troisième fois depuis le début du mois de novembre pour renouveler la ligne politique et la direction d'un parti sans boussole depuis l'élection de Nicolas Sarkozy. François Hollande a enfin réussi à trouver un remplaçant. Le pauvre homme ! Son mandat se termine bien mal. Quelle image pitoyable le PS a-t-il donné de lui dans un monde dévasté par les problèmes économiques et financiers que nous connaissons. Il a sombré dans l'affrontement verbal après un scrutin aux couteaux pour choisir son nouveau chef. Après des semaines de campagne calme en apparence mais pleine de haine et de coups de couteau au sommet, le PS vit le pire des scénarios possibles. Il n’est

 pas en état de gouverner ni de faire des propositions concrètes avant longtemps. Il sera très difficile à Martine Aubry, la « dame » des 35 heures, de s'imposer et surtout d'apaiser les esprits. En effet elle sera dépendante de tous les éléphants qui lui ont apporté leur soutien. Quant à Ségolène Royal, elle continue de jouer l'opinion contre la direction. Pathétique ! Comment avoir confiance dans un parti qui se fait la guerre contre lui-même ! La droite va pouvoir continuer à se chamailler et faire de grosses bêtises sans trop de risques, à moins que….

  1. Le scandale des grèves en France.

La grève est un droit inscrit dans la constitution. Loin de moi l’idée de remettre en cause ce droit salarial. Cependant, est-il normal que sous prétexte d’un droit constitutionnel, une minorité "emmerde" une majorité. La France est un des rares pays du monde ou le droit de grève est autant dévoyé. La situation économique est désastreuse, le monde du XXIème siècle n’est plus en état d’apporter de nouveaux avantages salariaux mais les syndicats s’arqueboutent pour protéger les avantages acquis dans le passé sans tenir compte d’un monde qui a changé. Nous sommes dans une époque ou il faudrait partager, mais les Français avec l’aide de ces syndicats dépassés et minoritaires continuent à croire qu’ils pourraient garder leurs petits pactoles avantageux. Il vaut mieux tuer une entreprise par le maintien de la situation du passé que d’essayer de comprendre l’évolution de notre planète. Un exemple : Que sont devenus nos ports dans une Europe ou il faut batailler survivre ? Leur importance a disparu et les salariés se mordent les doigts.

  1. L'intéressement et la participation au secours du pouvoir d'achat.

Le parlement vient d'adopter un volet de mesures pour associer les salariés à la réussite économique des entreprises en dopant les dispositifs d'intéressement et de participation. Le gouvernement maintient son objectif initial de doublement du montant des primes d'intéressement distribuées d'ici à 2012 et étendre ce dispositif aux 90% des salariés des très petites entreprises qui en sont encore privés. Pour doper l'intéressement, le gouvernement a décidé d'inciter fiscalement les entreprises à distribuer davantage à leurs salariés en mettant en place un crédit d'impôt de 20% du montant total des primes distribuées par les entreprises qui concluront leur premier accord d'intéressement avant le 31 décembre 2014. Pour accélérer le développement de ce dispositif facultatif, le gouvernement a réservé un avantage supplémentaire aux entreprises qui devanceront l'appel. Celles qui concluront un accord ou un avenant avant le 30 juin 2009 pourront distribuer une prime exceptionnelle d'intéressement collective exonérée de charges sociales avant le 30 septembre 2009. Cette prime plafonnée à 1.500 euros par salarié entrera dans le calcul du crédit d'impôt de 20%. De même, il ne sera plus besoin d'attendre cinq ans ou le départ à la retraite pour pouvoir débloquer le produit de la participation placée sur un Plan d'épargne entreprise (PEE) ou un Plan d'épargne retraite collective (Perco). La nouvelle loi donnera aux salariés le choix entre une mobilisation immédiate des sommes reçues ou leur placement à long terme. Les sommes débloquées seront alors soumises au même régime fiscal que l'intéressement c’est-à-dire exonérées de cotisations sociales mais soumises à l'impôt sur le revenu. En contrepartie, la participation bloquée sur un PEE pourra faire, elle aussi, l'objet d'un abondement de la part de l'employeur, avant d'être totalement exonérée d'impôt sur le revenu au bout de 5 ans. En réalité, le choix des salariés dépendra en grande partie du montant des sommes distribuées par les entreprises.

  1. Baisser ou ne pas baisser la TVA : Le débat fait rage !

Pas une journée ne passe sans qu'un ministre fasse une déclaration contradictoire au sujet d'une éventuelle baisse de la TVA. Le ministre britannique des Finances a annoncé la réduction du taux de la TVA en Grande Bretagne. De son côté Christine Lagarde, notre ministre de l'économie, a expliqué qu'une telle mesure n'était pas prévue en France. Puis changement de ton, elle a déclaré que le gouvernement envisageait des "baisses sectorielles" de TVA. Nouveau revirement avec le ministre du Budget, Eric Woerth, qui a déclaré qu'il n'était pas favorable à diminuer le taux de TVA pour soutenir l'économie car cela ne profiterait pas au consommateur. Mais le gros problème est de convaincre nos partenaires européens de la pertinence de cette mesure ce qui une condition indispensable pour appliquer un taux réduit sur tout secteur particulier. Or nous savons que l'Allemagne a indiqué qu'elle n'était pas favorable à une telle mesure. A suivre…

Henri Pauvert.

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