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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe. 


  1. Des entreprises qui gagnent malgré la crise :

De Paris à New-York, de Londres à Tokyo, des entreprises résistent dans la tempête qui balaie le monde entier depuis plus quelques mois. Elles affichent une croissance insolente dans un océan de profits en berne et de prévisions catastrophiques. Dans cette mer de déprime, de débâcle financière, de crise bancaire et économique elles tiennent le cap et sont relativement épargnées par les soubresauts des déferlantes venues d’outre-Atlantique. Elles ont mis en œuvre des stratégies qui leur permettent de faire face en temps de crise. L’une d’elle est la diversification géographique ou sectorielle. Une autre est le développement des produits et services bon marché. Enfin le choix du marché, l’innovation et la qualité sont essentielles et expliquent en grande partie leur succès. D’autres entreprises bénéficient de l’envolée des prix des matières premières et notamment celles en voie de raréfaction. Certes la crise, avec une consommation en baisse, finira par toucher ces entreprises bien portantes, mais en attendant ces groupes pourront réinvestir leurs bénéfices dans de nouveaux secteurs. C’est la clé pour tenir le cap dans son secteur d’activité, que les vents soient mauvais ou bons !

  1. Le scandale des constructions actuelles !

Nos ancêtres nous ont laissé un nombre incomparable de constructions qui font la gloire de notre pays. De la cathédrale Notre-Dame au château de Versailles en passant par les Invalides ou la Tour Eiffel, notre patrimoine regorge de magnifiques constructions que nous avons du mal à conserver car les coûts d’entretien sont phénoménaux. Qu’en sera-t-il des bâtiments construits depuis le début du XXème siècle ? On constate de nombreux disfonctionnements et des défauts de conception dans les nouvelles constructions : fuite d’eau de toiture, acoustique défaillant, insonorisation insuffisante, chute de plaques de béton ou de verre et j’en passe. C’est ainsi que depuis plus de 10 ans l’Opéra Bastille et l’Arche de la Défense sont affublés de filets pour éviter la chute de plaques : Les touristes pourraient presque penser que les cordes font partie du décor ! Quelles sont les raisons d’un tel scandale ? Il faut remarquer que les architectes sont de plus en plus enclins à se départir des règles de construction pensant que les nouvelles technologies permettent de tout faire. Les anciens architectes cumulaient leur fonction avec celle d’ingénieur et savaient donc prendre en compte la dilatation des matériaux, le calcul mathématiques et autres techniques. Les nouveaux architectes sont le plus souvent des esthètes qui ne voient que la beauté des courbes sans tenir compte des contraintes techniques. L’architecte n’est plus un constructeur mais un artiste qui se départit de la pesanteur. Que laisserons-nous à nos arrières-arrières petits enfants : sans doute seulement des tas de pierres et…. la cathédrale Notre-Dame, le château de Versailles, les Invalides et la Tour Eiffel !(Tous d'ailleurs témoins d'une époque de noiceurs, totalement ringarde,puisque précédant l'époque des lumières dont l'Epiphanie se produisit le 21 janvier 1793. Note du Scrutateur.

  1. A la recherche de sujets de consensus !

Pendant plusieurs mois, l’élection américaine a tenu le haut du pavé de nos journaux radios et télévisions. Avant cela c’était les démêlés de notre président avec son ancienne épouse. Nous avons aussi eu droit aux histoires conjugales de Monsieur DSK en passant par les chamaillades du PS ; et j’en oublie… Avant le "retour de l’arrivée" du Président Obama, il faut trouver quelques sujets de consensus pour éviter de parler de la réalité : La crise mondiale et la situation catastrophique de la France qui a gaspillé toutes ses économies. Certes il faut faire de l’audience avec des scoops. Mais ne pourrait-on pas expliquer aux Français que 1+1=2 et ne fera jamais 2,5 comme nous avons trop tendance à le croire ! En termes moins mathématiques : il n’est pas possible de vivre éternellement à crédit en faisant porter le poids de notre dette sur les générations à venir. Suite la semaine prochaine avec un point sur les grèves…

  1. Doit-on faire disparaître les « open spaces » ?

Le décloisonnement des bureaux n'en finit pas de diviser les salariés, les managers et les défenseurs de la qualité de vie au travail. Les « open spaces » sont-ils stimulants ou abrutissants, conviviaux ou infernaux ? L'idée d’abattre les cloisons pour encourager le travail en équipe est plutôt bonne. Les métiers du conseil, de la finance et de la communication sont les plus enclins à développer ce type d'organisation. Mais des inconvénients existent. Les plus cités sont les nuisances sonores qui provoquent de la fatigue, de l'agressivité et de l'énervement. Il y a aussi le manque d'intimité et la perte du sentiment de propriété, les interruptions fréquentes et des difficultés à réfléchir, à faire un travail ou à se concentrer. Pour les spécialistes, la cause principale des problèmes rencontrés vient plutôt de l’application systématique et à moindre coût de ce type d’organisation. « L’open space » peut être viable et agréable si on y met des moyens donc de l'argent. Les entreprises n'ont pas encore conscience que les conditions matérielles de travail et l'aménagement de l'espace sont différentes pour chaque service, chaque organisation et nécessitent de la réflexion et des investissements. On ne crée pas un « open space » pour faire des économies de place mais il faut prendre en compte la culture et l'organisation du travail pour chaque métier dans chaque entreprise. L'aménagement d'un plateau décloisonné nécessite une réflexion et son installation ne peut en aucun cas s'improviser. Certaines entreprises qui veulent attirer des profils qualifiés commencent à prendre en compte des éléments de confort, cependant la contrainte économique reste encore forte. L’utilisation des boules quies et des casques baladeurs ont encore de beaux jours à vivre.

  1. A la recherche d’un chef incontesté !

Le congrès de Reims aura été un cauchemar pour la gauche. Les dirigeants du PS ont démontré leur incapacité à se mettre d’accord pour se trouver un patron. Le TSS a bien fonctionné mais le résultat sera très vraisemblablement un TAR, Tous Avec Royal, car les militants aiment Ségolène et sa manière de casser du président ! Mais que propose-t-elle ? Elle "aboie et la caravane passe" ! Madame Royal, tout comme ses ennemis du PS, n’a aucune proposition concrète à faire pour aider à sortir de la crise si ce n’est casser du banquier, du gouvernement et du chef d'entreprise. Elle sera vraisemblablement le chef mais il lui faudra recoller les morceaux. Bon vent, madame Royal, et montrez nous votre capacité à développer autre chose que votre "bravitude".

Henri Pauvert.

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