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Publié par Edouard Boulogne

 

Congrès PS, le déchirement du BIEN.

(Finalement, Ségo travaille pour Nicolas!).












Pointe-à-Pitre, Dimanche 16 novembre 6h du matin : Tout en dégustant un excellent café, je parcours les dernières dépêches, en provenance du monde.

Evidemment, comme depuis deux jours déjà , ce sont les péripéties du congrès des socialistes français qui retiennent l'attention du microcosme médiatique, après les mois qu'il a consacrés à une obamania sans mesure.

Et, comme toujours, après le sérieux, c'est la farce qui surgit, s'impose et s'étale. « Pawols pou ri »! Mais tout le monde ne rit pas. Demandez à Ségolène, à Martine la mère de Lille (!!!), à Bertrand, le père, désormais très provisoire, de Paris! (Si une femme élue à la tête d'une municipalité est désormais considérée comme la « mère » de sa ville, il faut en déduire, logique oblige, qu'un homme au même poste, en devient « père », comme on disait jadis de Joseph Staline, le « petit père » des peuples.

On le sait, la gauche (c'est ainsi du moins qu'elle se présente!) est le parti du peuple, le parti du « BIEN » (n'oublions, s'il vous plaît, ni les majuscules, ni les guillemets). Pauvre peuple! Pauvre langue française, qui à force de se déliter dans l'affreux jargon sans règles des médias, (dans une indifférence à peu près générale), est en train de ne plus rien vouloir dire.

Mais ceux que Jupiter veut perdre, il les rend fous. N'est-ce pas ce qui arrive à nos congressistes rémois transformés en promoteurs absolus de ... Nicolas Sarkozy! Lequel, poursuit son travail de chef de l'Etat, et ses tentatives, au niveau international, pour répondre aux menaces d'une crise financière qui n'est pas de son fait, et qui est un problème autrement sérieux que celui qui est de savoir si c'est Ségolène ou Martine qui présidera aux destinées du PS (le parti du BIEN!).

Voici pour l'instant les minutes du congrès de Reims, vers les trois heures du matin, heure de métropole, et telles que les a publiées le Figaro.

Marc Décap.

 (Voyez comme elles s'aiment!).

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03h24. La triste conclusion de François Hollande. Cynique ou désespéré ? Les déclarations de l'actuel premier secrétaire, en plein milieu de la nuit, laissent pantois. Après avoir constaté qu'aucune majorité n'a pu émergé après des heures de discussions, François Hollande ose : "C'est pas facile de rassembler le parti, moi je l'ai fait pendant onze ans. On m'a reporché la synthèse molle au Congrès du Mans (en 2005, Ndlr), mais là... je préfère un peu plus de molesse à de la dureté". La seule note d'humour de cette nuit qui se termine sur un constat cruel. Le PS n'a toujours pas de majorité, ni de leader. "C'est un moment difficile pour le PS, mais qui sera surmonté par les militants", espère François Hollande. La motion Delanoë doit décider dimanche matin si elle présente ou non un candidat face à ségolène Royal et Benoît Hamon.

03h01. Le "no comment" de Martine Aubry. Pas un mot, pas un regard ou presque. Le visage fermé, les traits tirés, la maire de Lille et l'ensemble de sa délégation quittent le Palais des congrès dans le mutisme. Pressés de questions, Jean-Paul Huchon consent à murmurer un "on a pas le droit de parler..." Plus discret encore, Arnaud Montebourg lâche : "vous comprendrez que ce soir je préfère... le silence."

02h45. Hamon toujours candidat... et main tendue à Aubry. Les choses s'éclaircissent (un peu). Benoît Hamon annonce qu'il maintient sa candidature au poste de premier secrétaire, une candidature de "changement". "Les militants veulent-ils que l'on poursuive cette forme d'improvisation stratégique ?" s'interroge-t-il. Qui du camp de Martine Aubry ? "J'estime que nous ne sommes pas loin d'un accord..." Quant à Bertrand Delanoë, "pour l'instant, c'est non". (Basics instincts!)

02h26. Manuel Valls affligé par un "spectacle déplorable". Le député-maire d'Evry, soutien actif de Ségolène Royal, se lamente auprès des journalistes. Consterné par la tournure des événements : "certains n'en ont rien à cirer du spectacle déplorable qu'on donne !", tonne-t-il. Il prédit un dimanche matin "très chaud". Les militants socialistes, eux, risquent de se réveiller avec la gueule de bois...

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