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Publié par Edouard Boulogne

 

LE BILLET D’ARAWAK.


La vraie cause du succès d'Obama.


 ( Arawak sur le vif, lors de son récent ressourcement en Guadeloupe, et en famille, en août 2008).












( Nos lecteurs connaissent déjà Arawak. Sous ce pseudonyme loge un Guadeloupéen pur sucre, qui vit depuis quelques années en métropole, dessinateur, artiste, vrai créateur, et qui dispose en outre, on va s'en apercevoir d'une plume aisée, mise au service d'un esprit aigu. Je reproduis ci-dessous, intégralement, l'article qu'il nous envoie. Seul le titre est du Scrutateur. EB)



Il y a certainement (au sens fort de « certainement ») bien autre chose qu’un « clivage racial » dans le choix qui a été proposé aux électeurs américains.
Il s’y trouve surtout la question d’opter pour une politique ultralibérale ou une autre, plus nuancée.
Je ne manque jamais une occasion de dire, lorsqu’elle m’est offerte, que le libéralisme est à ce jour la moins inefficace des réponses aux questions économiques du monde.
Ma liberté d’esprit et de propos est entière.
Je n’appartiens à aucune église, aucun courant, aucun parti, aucune école.
Et j’emploie des mots simples pour dire ceci :

Le communisme et le socialisme sont des mensonges.
Ils n’existent que par les vides laissés par un système aveuglé par l’appât du gain.
Le système ultralibéral.
Tous les extrémismes se nourrissent des extrémismes qui leur font face.

La nature est ultralibérale.
Qu’il est donc étrange que les écolos soient de gauche.
La nature est ultralibérale car l’animal blessé, le faible ou l’herbivore sont les proies de facto de l’animal sain, du fort ou du carnivore.

Mais à quoi nous sert d’être des hommes ?
Que veut dire « charité chrétienne » ? « Humanité »
Si ce n’est aussi la conscience que le faible a le droit de vivre …

Le handicapé, l’autiste, le marginal, l’artiste, le minoritaire, l’enfant, la femme abusée, le malade …
n’ont pas leur place dans la société ultralibérale.
Pas de sécu, pas de considération, pas de fric, pas d’avenir.
Alors les idéologies gauchisantes ont de la place pour recruter.
Pour vous parler d’acquis sociaux et pour nous bercer d’illusions.

Car le monde est ouvert. Il n’y a plus d’acquis sociaux. Il y a une compétition naturelle et souhaitable sans laquelle nul progrès n’est envisageable. Cela s’appelle le libéralisme.

Il est le seul capable de créer de la richesse.
Le communisme et le socialisme n’en ont jamais produit.
Le véritable enjeu de notre monde, c’est « comment la mieux répartir »

L’Amérique est (pour le moment) la première puissance mondiale.
Mais quand on la regarde de plus près, les inégalités y sont plus grandes qu’ailleurs.
Parce qu’elle est le berceau de cet ultralibéralisme qui l’a menée vers les sommets, mais qui est aussi l’origine de sa perte, de sa crise actuelle dont les effets se font sentir sur le reste du monde.
C’est aussi pourquoi le reste du monde avait le regard tourné vers cette élection.

Bien sûr il y a la surface des choses.
Bien sûr il y a des nations qui se réjouissent d’un rien … d’un taux de mélanine.
Mais au fond, s’il est convenu de reconnaître que « les Américains ne sont pas des imbéciles » sachons en dire la raison véritable.

Cette Amérique, actuelle première puissance, ne connaît pas « la gauche et la droite ».
Il n’y a que des libéraux. Les ultras sont républicains, les modérés sont démocrates.
J’utilise des mots simples, toujours. Mais ils sont vrais.

Et je crois, moi, que la solution d’avenir est là. A ceux qui comprendront que le « tout libéral » n’est pas meilleur que le « tout étatique ». Qu’il faut cette base de liberté d’entreprise, parce qu’il faut que le profit existe … mais qu’il faut aussi des garde-fous pour qu’à côté de ceux qui se gavent puissent vivre aussi ceux qui ont seulement faim.
Et justement le politique doit servir à cela.
On ne peut pas toujours compter que sur des Sœur Emmanuelle.

Pourquoi voter ?
Finalement … on n’a besoin de personne pour que règne la loi du plus fort !

Si on a besoin d’hommes et de femmes pour diriger, c’est justement pour que l’on s’occupe de ces garde-fous.
Et j’ai l’intime conviction que c’est ce pourquoi Barack Obama a été préféré à John Mc Cain.

Bien sûr l’avenir dira.
Bien sûr il y a un système, des pressions, des barrières, la force d’inertie et la dure loi de la jungle.

Mais il y a aussi l’espoir.
Il paraît que ça fait vivre …

Arawak


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P
Voilà qui est sensé et simplement dit sans fil à la patte.J'aurais bien aimé, avec l'accord du Scrutateur et de l'auteur-dessinateur, le publier sur mon pauvre blog.Cher Edouard, votre (ton) blog a pris des couleurs et çà lui fait du bien. On peut dire que le "marronage" lui va bien
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