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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.


  1. Adieu la madone : Vive Jeanne la pucelle !

L'ex-candidate à la présidence de la République a une nouvelle fois usée de la victimisation en égrenant les tendres attaques, les gentils coups bas, les amicales pressions et les charmantes épreuves personnelles sur un ton ironique, la crinière au vent et en se disant libérée : une femme debout, libérée de quoi, on se le demande ! Le ridicule ne tuant pas nous avons assisté à un show à l’américaine sauf que l’artiste manquait de coffre et la voix n’avait rien de celle d’une de nos grandes artistes musicales ! Son "one-woman-show" accompagnée d’une nouvelle coupe de cheveux et d’une gestuelle inhabituelle a surpris tout le monde par la mise en scène. Après nous avoir habitués aux tenues blanches lors des élections, elle est apparue en tunique et jean bleus, s’appuyant sur des prompteurs discrètement placés qui lui ont permis de parler pendant quarante-cinq minutes sans notes et en occupant l’espace comme une comédienne débutante. Ce nouveau style "Royal", plus théâtral, a surpris pour ne pas dire dérouté les observateurs et lui a valu une avalanche de critiques, de moqueries et a agacé, tout particulièrement ses camarades socialistes qui ont dénoncé la politique "pepolisation" et la mise en scène spectaculaire. Le show Royal passe mal. Si elle a renoué avec un genre dans lequel elle excelle, à mi chemin entre le show et la télé évangélisme, ce spectacle politico-émotif qu’elle a préparé avec des professionnels du spectacle Sans rien laisser au hasard, de la gestuelle préalablement répétée à la scène et la musique il ne semble pas que cela ait séduit, sauf quelques groupies, mais plutôt fait sourire. Elle a ainsi peaufiné son image de belle madone résolue, tenace, courageuse, persécutée par ses amis comme par ses adversaires en brandissant l’étendard de la révolte contre les suppressions d’emploi, contre la précarité, contre la pauvreté, contre les "porte-flingues de l’Elysée", contre le système financier en folie et contre ses propres censeurs socialistes. Mais auu fait : que propose-t-elle ? Après la madone, on passe à la Jeanne d’Arc : qui sera son évêque Cauchon ?

  1. Au secours la dame des 35 heures revient !

Vous allez penser que je suis misogyne puisque j’attaque deux femmes politiques : Il n’en est rien. Lorsque je présidais la filiale informatique d’un groupe américain, mon comité de direction comprenait six membres. Trois femmes y participaient, toutes nommées par moi. Bien sûr, nous ne faisions pas de la politique mais tachions de gérer au mieux une entreprise qui souffrait, entre autre chose, de la mise en place des 35 heures. Je les avais choisies pour leurs compétences et non pour leur sexe ou pour être dans l’air du temps. Martine Aubry qui, avant de faire de la politique, a rempli des fonctions en entreprise, n’y a pas laissé un souvenir impérissable ; il en est de même au gouvernement. En plus de ses erreurs de management elle n’a vraiment pas compris les fondamentaux de l’entreprise et a récidivé comme ministre du travail. Elle continue à nous faire croire que la mise en place des 35 heures a été une réussite ! Elle a la mémoire courte et oublie que comme Lionel Jospin, elle a été désavouée lors des élections législatives qui ont suivi l’élection de Jacques Chirac en 2002. La voilà de retour sur la scène politique nationale souhaitant être élue secrétaire nationale du parti socialiste. Je l’entendais ce dimanche sur Canal+ se "gargariser" des 500.000 emplois, plus ou moins aidés, qui ont été créés par sa magnifique loi des 35heures. Si je me souviens bien Lionel Jospin et elle prévoyaient plusieurs millions de créations d’emploi ; dix ans après on les attend toujours, les emplois bien entendu ! Elle ajoutait, candide, qu’elle avait créée des emplois alors que le gouvernement actuel se contente d’augmenter le nombre heures supplémentaires autorisées alors qu’aucun autre pays européen ne les développent ! A ma connaissance, il n’y a pas un pays qui ait mis en place les 35 heures. Grâce aux socialistes nous avons été les pionniers et les payeurs de cette loi qui a amenée les Français à croire que travailler n’était pas un moyen de s’épanouir ! De qui se moque-t-on ! Comment le Maire de Lille peut-elle être d’une telle mauvaise foi ? Les socialistes n’ont vraiment pas froid aux yeux, c’est peut-être un début d’Alzheimer ! Depuis 1981, ils n’ont fait qu’accroître les déficits, profitant des périodes de croissance pour charger la barque un peu plus ! Nous sommes aujourd’hui devant une crise mondiale majeure devant laquelle la France n’a aucune marge de manœuvre, grâce à la gauche ! Que proposent-ils : Rien. Si : La critique du gouvernement qui essaye de trouver des solutions pour éviter une catastrophe à notre pays. Quant on les regarde parler à la télévision, ils n’ont aucun remord et seraient prêts, s’ils arrivaient au pouvoir, à faire de nouveaux trous dans la coque pour que le bateau France coule plus vite en s’arrangeant, bien entendu, pour être les premiers à s’installer dans les canots de sauvetage ! Selon les dires de Martine Aubry "alors qu'aujourd'hui nous aurions besoin d'argent pour relancer l'économie, ce que font les autres pays, Nicolas Sarkozy nous enfonce dans la crise", reprochant au président de la République sa "politique purement libérale". La dame des 35 heures, qui a dévalorisé le travail et participé à la lutte des classes de ceux qui travaillent plus et moins de 35 heures pourrait peut-être prendre quelques cours particuliers d’économie de la part son père, Jacques Delors, un socialiste que je respecte.

  1. Les cartes de crédit pourraient être le prochain krach !

Le niveau d’endettement en cartes de crédit aux Etats-Unis est très important et dépasse les 2.500 milliards de dollars Comme les "subprimes", ils ont été vendus sur les marchés financiers internationaux. Où sont ces titres ? Nul ne le sait exactement ! On sait cependant que des défaillances ont augmentés de façon importante durant l’été 2008 et ceci impliquerait des créances totalement perdues : Un risque beaucoup plus lourd à encaisser par les marchés que pour les "subprimes" car ils sont sans a garantie. Sans vouloir être oiseau de mauvaise augure ni affoler nos concitoyens, il semble urgent d’être vigilant, tout en restant calme.

  1. Les 50 ans de la Constitution de la Vème république.

La constitution mise en place par le Général de Gaulle en 1958 fête son demi-siècle et aura survécu à l’alternance, à la cohabitation et à de nombreuses crises. Mais on en parle peu car ce n’est pas un sujet porteur actuellement. François Mitterrand, avant son élection à la présidence de la République, avait écrit un pamphlet sur cette constitution "monarchique" avec un titre évocateur que je cite de mémoire : "La paille et le grain". Miraculeusement ce livre a disparut de toutes les librairies après son élection ! Pendant 14 ans, il a su se couler dans le costume de la Vème jusqu’à la détourner à son profit comme il en avait accusé, à tort, le Général dans son pamphlet. La longévité de cette constitution s’explique par un retour aux fondamentaux de la république avec la restauration de l’autorité de l’Etat représentée par un président et un gouvernement qui dirigent avec un majorité qui n’a pas la capacité malsaine à faire ou défaire les gouvernements comme c’était le cas tout au long de la IVème République. Malgré ses 24 révisions constitutionnelles, la Vème République est toujours solide avec une stabilité des institutions gouvernementales et une capacité à être réformée sans catastrophe. Souhaitons-lui longue vie.

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