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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.



1.    Culture et foi au collège des Bernardins.


Le Cardinal Jean-Marie Lustiger, ancien archevêque de Paris a souhaité racheter à la Ville cet ancien collège médiéval, pour en faire un lieu où "comme déjà il y a sept siècles, la sagesse que nous propose la Parole de Dieu entrera en dialogue avec les diverses entreprises de notre civilisation".

Construit entre 1245 et 1252 par l’abbé de Clairvaux, Étienne de Lexington, afin d’envoyer étudier à Paris des cisterciens, ce collège a été vendu comme bien national à la révolution, puis successivement transformé en prison pour galériens, en école primaire, en caserne de pompiers et en commissariat. Considéré comme l’un des joyaux de l’architecture gothique dans la capitale, il était en piteux état quand le diocèse de Paris l’a racheté en 2001. Sept années d’importants travaux ont été nécessaires pour le restaurer. La magnifique nef gothique du rez-de-chaussée, de 70m de long, sous 6m de voûte, éclairée par de hautes verrières et par des éclairages au pied des fines colonnes, accueillera le Pape Benoît XVI pour son discours au monde de la culture devant environ 700 personnes. Elle sera utilisée pour des colloques et des expositions d’artistes contemporains internationaux, choisis selon des critères mis en place par un comité d’orientation, lui-même mandaté par un prestigieux comité de parrainage comprenant des personnalités reconnues comme Hélène Carrère d’Encausse, Jacques Delors, Élie Barnavi, Michel Camdessus et bien d’autres. http://www.la-croix.com/img/la-croix/commun/pix_trans.gifAu sous-sol, dans les anciens celliers, neuf salles voûtées et insonorisées serviront à l’École Cathédrale pour des cours à plus de 2.500 séminaristes, étudiants et laïcs qui s’inscrivent chaque année. http://www.la-croix.com/img/la-croix/commun/pix_trans.gifEn sous-sol également, une bibliothèque a été construite sous la rue et donne sur un patio qui doit accueillir les 7.000 livres de l’École Cathédrale. Au second étage, un magnifique auditorium éclairé par deux rosaces médiévales pourra accueillir 250 personnes. Cet auditorium est homologué en salle de cinéma. Tout un symbole pour ce collège qui, au Moyen Âge, était un lieu de clôture et qui devient désormais, comme le résumait l’an dernier le cardinal André Vingt-Trois, "un signe d’ouverture de l’Église sur le monde moderne et un lieu phare de la culture dans la capitale en ces temps de déculturation chrétienne". Le 12 septembre, "le discours du Pape fixera l’axe et la vocation des Bernardins", a estimé Axelle Boussion, le responsable de la communication du collège.

2.   Combien va-t-on payer pour financer le RSA ?


Selon les premières estimations de Martin Hirsch, Haut commissaire aux Solidarités actives, "50% des ménages ne paieront rien, 35% paieront moins de 20 euros par an et les 15 % restant plus de 20 euros". Ces chiffres modestes paraissent assez crédibles pour les spécialistes, compte tenu de la structure du patrimoine et en fonction des revenus et des rendements moyens des placements. Concrètement, un placement rémunéré à 5% ne le sera plus qu'à 4,95% après le relèvement de la contribution. Cette nouvelle taxe tant décriée n'est pas vraiment une nouveauté. On peut dire que le gouvernement se contente de relever de 1,1% le prélèvement social de 2% institué dans la loi de financement de la Sécurité sociale pour 1998 sur les revenus d'épargne et de patrimoine connus sous les noms de CSG et CDRS. Expérimenté dans 34 départements sous une forme limitée, le RSA sera examiné "en urgence" par le Parlement lors de la session extraordinaire qui s'ouvre le 22 septembre. Du côté de l'opposition, le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a estimé "légitime" cette mesure mais bien entendu conteste son financement qui permettrait d'obtenir des recettes d'environ 1,4 milliard d'euros. Rappelons que Le RSA vise à éviter une éventuelle perte de revenus aux bénéficiaires de minimas sociaux qui reprendraient un emploi peu rémunéré, en la compensant. C'est "un dispositif social nouveau très fort", a commenté Eric Woerth, le ministre du Budget, en soulignant le double intérêt du RSA : "éviter les trappes à inactivité" pour les demandeurs d'emploi "enkystés" dans le chômage. Le RSA, Revenu de Solidarité Active, remplacera, à terme, le RMI, Revenu Minimum d’Insertion et l'API, Allocation de Parent Isolé. Si son financement est critiquable, c’est une excellente mesure qui devrait permettre à des millions de personnes de retrouver un peu de dignité et de ne plus être des assistés. La gauche en a rêvé, la droite l’a fait !

3.   Martine Aubry sans complexes…

("On vit bien chez les Ch'tis!"! Martine Aubry).

Le"s Français ont le don de l’oubli. La fille de Jacques Delors a qui nous devons les 35 heures et la dévalorisation du travail est de retour après une longue éclipse à Lille. Le maire de cette ville a fait en juin un retour fracassant sur la scène politique nationale, en s'en prenant de front à Ségolène Royal tout en évitant cependant les mots qui fâchent. Dans un livre d'entretiens avec le journaliste Stéphane Paoli et le sociologue Jean Viard paru dernièrement, Martine Aubry invite la gauche à ne "pas ressentir de complexe". Elle ne se prive pas de caresser les adhérents socialistes dans le sens du poil. Elle cherche aussi à les rassurer en corrigeant son image de querelleuse et son caractère entier. L'ancien numéro deux du gouvernement Jospin défend un bilan que la gauche n'aurait pas assez défendu à son goût. Peut-on s’attendre à la voir à la tête du PS en rassembleur des énergies diverses ? Après avoir été très critiquée par les siens, elle pourrait être le leader capable de fédérer les socialistes. Un petit air de déjà vu : Souvenez-vous d’un certain François Mitterrand !


4.   Un soutien "étatiste" au pays de Mickey!

Les trois constructeurs automobiles américains General Motors, Ford et Chrysler ont appelés à l’aide l'administration Bush et le Congrès pour obtenir un soutien financier rapide, qui doit les aider à faire face à leurs difficultés. Selon le Financial Times, les "Big Three" de Detroit souhaitent un déblocage avant les élections présidentielles de novembre des 25 milliards de dollars de prêts à taux préférentiel votés par le Congrès lors d'une loi sur l'énergie en décembre dernier, et destinés à soutenir le secteur dans la transformation de la production vers plus de modèles économes en carburant. Pour sa part le Wall Street Journal croit savoir que les trois constructeurs cherchent à faire passer l'enveloppe de financements allouée au secteur à 50 milliards de dollars. La mobilisation des "Big Three" pour obtenir ces financements tient à leurs difficultés à se restructurer dans un marché automobile rongé par le ralentissement économique. Par ailleurs, Washington a investit autour de 200 milliards de dollars pour soutenir les deux agences de refinancement hypothécaire, clef de voûte du financement immobilier américain. Placés sous tutelle, leurs engagements garantis par l'État et leurs dirigeants évincés, Fannie Mae et Freddie Mac, trop grandes pour faire faillite, ont à leur tour succombé à la crise des "subprimes". C'est un sauvetage public historique pour un pays aussi libéral que les États-Unis, en particulier sous une administration républicaine ! Deux décisions à méditer par la Commission Européenne qui passe son temps à empêcher les entreprises européennes de se restructurer, de fusionner ou de se réorganiser.


Henri Pauvert.

 

 

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