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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe (11.08.08).



1.                   Le télétravail reste marginal en France.

Le travail à distance reste peu répandu chez nous, bien moins qu'à l'étranger. Or le télétravail est bon pour la planète car il induit moins de pollution, moins de déplacements, une amélioration du bien-être des salariés et permet de lutter contre la désertification des campagnes. A l'heure de la visioconférence, les équipements doivent être à la hauteur des besoins. Or, même si les opérateurs français ont fait de gros efforts pour fournir une connexion haut-débit à tous les foyers français, il existe encore des inégalités et le très haut-débit n’est pas encore à la portée de tout le monde. Mais il y a aussi un problème culturel en France : Bon nombre de managers ne sont pas prêts à accepter que certains de leurs collaborateurs pratiquent le télétravail par peur de perdre leurs responsabilités et le contrôle de ceux-ci. L'essor du télétravail passe d'abord par la formation des salariés et des managers. Les jeunes doivent aussi apprendre à travailler ensemble pour pouvoir un jour utiliser à bon escient tout les outils collaboratifs qui existent sur la Toile et qui sont mis à leur disposition.

2.                     Le Red Bull s’apprête à faire des ravages, sauf si…

Le Red Bull, boisson énergisante, était interdit à la vente en France depuis plus de dix ans. Son bannissement portait principalement sur l'adjonction, à fortes doses, de deux composants interdits en France : la taurine, dérivé d'un acide aminé qui participerait à la régulation du stress dans le corps et le D-glucurolactone, sorte de sucre concentré qui possèderait un effet désintoxiquant et augmenterait l'endurance. Étant donné que le Red Bull est autorisée depuis longtemps dans 25 pays de l'Union européenne, la France ne pouvait plus l'interdire sans avoir prouvé scientifiquement sa potentielle toxicité. A l'issue d'un entretien entre le patron de Red Bull et le ministre de l'Économie, la boisson a finalement été autorisée. La campagne publicitaire qui célèbre l'arrivée dans l'Hexagone de la première boisson énergisante du monde est triomphale. Il a été vendu à 3,5 milliards de canettes l'année dernière ! Même si rien n'a pu être scientifiquement prouvé jusqu'à présent, le débat est loin d'être clos et il a été négocié avec le fabricant de faire figurer sur les canettes les trois mentions suivantes : "Déconseillé aux enfants, déconseillé aux femmes enceintes et à consommer avec modération". Parents, soyez vigilants !

3.                     Trouver des talents chez d’anciens salariés !

Dans un contexte de pénurie sur le marché des cadres, les entreprises peuvent espérer gagner du temps pour leurs futures embauches en se tournant vers leurs anciens salariés ! Il n’est pas inutile alors de conserver des liens étroits avec ceux qui ont quitté l’entreprise. Recruter des salariés déjà connus se révèle plus rapide et moins coûteux que d’embaucher à l’extérieur : Il n’est pas nécessaire de passer par un cabinet de recrutement ou une petite annonce. Des économies de formations peuvent également être obtenues avec ce type de nouvelle recrue qui s’adapte très facilement puisqu’elle a une certaine connaissance du cadre professionnel. Il est alors nécessaire de bien cibler les profils les plus prometteurs qu’il aurait été souhaitable de conserver et de bien déterminer les raisons pour lesquelles ils ont décidé de partir. D’où l’intérêt de mener des entretiens de départ poussés et détaillés. C’est alors l’occasion de récupérer des informations sur le projet du collaborateur et les raisons de son départ. Encore faut-il qu’ils se soient bien passés sans rancœur de la part du cadre !

4.                     De plus en plus de cadres choisissent le consulting indépendant.

Les entreprises externalisent de plus en plus de services et ont ainsi recours à des compétences extérieures. Des cadres ne souhaitent plus dépendre d’une hiérarchie et veulent développer une activité indépendante par choix de vie. Là où les seniors constituaient la majeure partie de ces "cadres en mouvement", on voit aujourd’hui fleurir une population de cadres plus jeunes qui recherchent un cadre de vie plus "écologique". Le marché a triplé en 10 ans et continue de s’étendre mais il reste très cloisonné et nécessite de préparer son projet car le taux d’échec est évalué autour de 50% !

5.                     Révolution dans les adresses Internet.

A partir du premier trimestre de 2009, l'Icann, Internet Corporation for Assigned Names and Numbers, en charge de la gestion des noms de domaine va permettre à tous les internautes de créer l'extension d'adresse Web de leur choix pour les ".com, .org, .net". La perspective de tels bouleversements suscite inquiétudes et critiques. Les sociétés vont devoir très rapidement acheter de nombreuses adresses Internet dans les prochains mois pour protéger leurs marques. L'Icann va ainsi pouvoir retirer d’importants profits de cette ouverture car elle se rémunère sur chaque nom de domaine vendu dans le monde à travers des sociétés partenaires. Dix ans après sa naissance, l'Icann a permis l'enregistrement de 162 millions de noms de domaine, dont un peu plus de la moitié utilisent ".com et .net". A titre de comparaison, l'extension ".fr" pour la France vient de franchir la barre du million de noms de domaine. L’AFNIC, Association Française pour le Nommage Internet en Coopération, a décidé d'instaurer la flexibilité comme crédo en proposant plusieurs pistes concernant notamment le ".fr". Il pourrait ne plus être réservé aux seules entreprises françaises mais aussi sociétés européennes et internationales. Néanmoins, le renforcement de la protection du droit des marques disposant d’un nom de domaine est en cours de réflexion. A quand le nom de domaine ".lescrutateur" ?

6.                     Polémique sur les nouvelles plaques d’immatriculation !

Le 1er janvier 2009 rentrera en vigueur le S.I.V., nouveau système d'immatriculation des véhicules. D'après ce nouveau système, la plaque sera désormais attribuée au véhicule jusqu'à sa destruction et ne devra plus tenir compte du changement d'adresse de son propriétaire ou du changement de main de la voiture. Un collectif de 200 députés, de tous horizons politiques, regroupés dans une organisation ayant pour nom "jamais sans mon département", s’inquiète du fait que la mention du département ne soit plus obligatoire et a obtenu de pouvoir faire figurer sur les plaques le logo de la région et le numéro de département de son choix. À l'origine de cette réforme, les problèmes qui sont rencontrés avec l'actuel système d'immatriculation qui est en vigueur depuis 1950. En effet, le système actuel contient environ 150 millions de dossiers alors que le nombre de véhicules en circulation ne serait seulement que de 40 millions. Le ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, se serait montré disposé à revoir ce problème, à deux conditions : que l'intégralité des présidents de région apportent leur consentement aux propositions du collectif, et que ce dernier obtienne l'accord des fabricants de plaques.

 

Henri Pauvert.

 

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