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Publié par Edouard Boulogne

Tribune des lecteurs : La tournée européenne de Barrack Obama lui a-t-elle été profitable?

( Un lecteur de la Martinique m'envoie ses commentaires sur une dépêche de l'Agence REUTERS. Une occasion de réfléchir aves lui, de façon acidulée, moins sur la personne même du sympathique sénateur américain que sur ses incidences politiciennes, et "culturelles", en Europe, et singulièrement en France. EB).



mardi 29 juillet 2008, mis à jour à 15:16
La tournée étrangère de Barack Obama ne lui a pas été profitable
Reuters

La tournée à l'étranger très médiatisée de Barack Obama la semaine dernière ne lui a pas été profitable en termes d'intention de vote, indique un sondage USA Today-Gallup.

Selon cette étude, réalisée entre vendredi et dimanche auprès d'un échantillon de 1.007 adultes, avec une marge d'erreur de 4,0%, le candidat démocrate à la Maison blanche reste en tête des intentions de vote des électeurs inscrits avec 47% devant le sénateur républicain John McCain (44%).

Mais la marge d'avance du sénateur métis de l'Illinois est passée de six à trois points en un mois. Et, parmi les électeurs qui se disent sûr de voter, John McCain passe même devant Barack Obama avec 49% contre 45%.

Selon USA Today, Barack Obama est toutefois considéré par une majorité des personnes interrogées comme le meilleur président possible dans les relations avec les dirigeants et pays étrangers.

Mais 41% des sondés, soit la même proportion que le mois dernier, pensent qu'il ne serait pas capable d'être un bon commandant en chef de l'armée, comme son adversaire républicain le martèle à chaque occasion.

David Morgan, version française Marc Delteil




Que lit-on sur lexpress.fr aujourd'hui, 29 juillet 2008 ? Que la tournée étrangère de Barack Obama ne lui a pas été profitable. Hé oui ! les électeurs d'Obama sont... en Amérique, et non à Berlin ou à Monaco. La petite tournée glamour n'est peut-être pas ce qui correspond aux attentes d'un électorat qui, par nature, a toujours eu les yeux braqués sur l'Amérique et l'Amérique seulement.


Mais, là n'est pas notre propos. Voyons surtout ce qui a été surligné par nos soins, et constatons qu'il est directement fait allusion aux caractéristiques raciales — oh ! pardon ! la notion de race n'existe pas dans l'espèce humaine — aux caractéristiques ethniques du sénateur de l'Illinois, ce qui, au cas où il ne serait ni noir ni métis, n'aurait jamais été mentionné.


Il n'empêche qu'il faut bien pensionner quelques profiteurs appointés. La Halde, donc, poursuit de sa haute vigilance, de sa haute autorité et de sa haute moralité toutes les malpropretés qualificatives.


Nous n'inventons, pas. Nous nous contentons de mettre en gras les termes d'une communication provenant de lexpress.fr.


Évidemment, si quelqu'un disait d'Obama : ce métis, ou le métis, il serait aussitôt foudroyé. Sans avoir, comme Joffrin la possibilité de se reprendre, lorsqu'il prend si courageusement la défense de la "race juive", avant de s'apercevoir, ou de se faire rappeler que les races n'existent pas, et encore moins la race juive. Lorsqu'il s'agit des Juifs, il s'agit selon les propres termes du délicat Joffrin — reprofilés pour une meilleure performance médiatique — d'une "communauté" (il avait utilisé, dans un article fustigeant les propos du dessinateur Siné qu'il juge "antisémites", le terme de "race" pour parler des juifs, puis a corrigé dans la journée son texte sur le site internet du quotidien, en remplaçant le mot "race" par "communauté".)


Il se repent tellement, ce brave (brave ne voulant pas toujours dire courageux) Joffrin qu'il est revenu (hier) sur le lieu du crime de Siné pour apporter de nouveau son soutien à la "communauté juive" : "Tout est là, l’association du juif, de l’argent et du pouvoir dans une phrase qui stigmatise l’arrivisme d’un individu", affirme le directeur de Libération. Il reconnaît par ailleurs que "l’apparition du mot 'race' dans un texte antiraciste n’est pas heureuse", à propos de son article de vendredi.


Hé oui ! Tout est là. Comment pourrait-il y avoir racisme, si les races n'existaient pas ?


La schizophrénie — surtout celle qu'affiche l'opportunisme — n'a jamais été à une contradiction près. C'est même le propre de la schizophrénie, qu'il suffit donc de simuler pour être parfaitement politiquement correct. Ainsi, écrire le mot race dans un article visant à stigmatiser le racisme est très mal venu. Dans la novlangue, le racisme se définit ainsi : inventer des races alors qu'il est de notoriété scientifique que les races n'existent pas. C'est alors un délit d'invention, et d'invention discriminatoire, donc injurieuse en plus d'être diffamante. Il faut s'y faire. Pour ma part, il y a longtemps que j'ai compris que les races n'existaient pas,. C'est pourquoi je m'émerveille à la naissance de chaque nouveau Chinois de cette incroyable coïncidence qu'il soit assez fréquent qu'il ait la peau un peu plus jaune que celle d'un Viking (en attendant qu'on nous apprenne avec autorité que les Vikings étaient noirs ou jaunes) et les yeux bridés, comme presque toutes les ressortissant des "communautés asiatiques"  (du Viet-nam au Japon en passant par la Corée). Là encore, quelle succession de coïncidences. La science n'explique pas tout, et il faut admettre la part presque déterminante du hasard.


Mais revenons au vocabulaire officiel et à celui que lexpress.fr appelle —, sinon le métis, du moins le sénateur métis de l'Illinois. Sa qualité de métis semble si importante aux yeux des progressistes (ces politiquement corrects qui veulent gouverner nos esprit), qu' au cas où Obama se ferait bananer par sa faute (erreurs de stratégie, par exemple en voulant en faire trop, et son attitude le faisant rentrer pape au conclave avec le risque d'en ressortir simple cardinal), le commentaire s'étendrait longtemps sur le racisme du corps électoral : il serait question d'une opinion publique pas prête pour franchir le pas, etc., de la frilosité des petits blancs ou de la domination des WASP,  mais en aucun cas des fautes de l'intéressé.


Honte au politiquement correct, soi-disant progrès. 


Souvenons-nous que Gaston Monnerville a été Président du Sénat (après avoir été Président du Conseil de la République, ce qui revient au même) — 2° personnage de l'État — pendant 21 ans (1947 - 1968). Il ne me semble pas avoir jamais lu ou entendu dire :  le Président noir (ou le Président métis) du Sénat. 


Il est vrai qu'autrefois, il n'y avait pas de Halde : la France était un pays de demeurés, étroits d'esprit, racistes, obscurantistes, sans doute encore un peu chrétiens, pré-soixante-huitards en tout cas, et d'une instruction assez primitive, puisqu'acquise sans les perfectionnement dont nous sommes redevables aux différents Ministères de l'Éducation nationale qui se sont succédés sous la V° République, ainsi qu'aux syndicats d'enseignants dont le pouvoir est monté en puissance avec le temps. Sans oublier ce que nous devons aux syndicats de magistrats, qui ont peu à peu permis à la police de la pensée de s'établir d'une manière durable en France.



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