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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.


1.                      Bill Gates ferme une fenêtre chez Microsoft !

William Henry Gates III, dit Bill Gates, ne pensait peut-être pas à 20 ans qu’il conquérait une partie du monde de l’informatique. Avec Paul Allen, un ami d’enfance, il décide de fonder sa société dans les années 1975. Ils développent MS-DOS pour IBM puis leur propose Windows qui s'inspire assez largement de l'environnement Macintosh et du logiciel de traitement de texte de Wang. C'est ce logiciel qui va entrer progressivement dans tous les foyers du monde et provoquer la rupture entre Microsoft et IBM de même que s'attirer les foudres des autorités antitrust. Windows se retrouve dans 95% des PC dans le monde. Dès 1975, la vision de Bill Gates était simple : avoir un ordinateur dans chaque foyer et sur chaque bureau. Un postulat révolutionnaire à une époque où l’informatique était synonyme de grosses armoires métalliques ou IBM régnait en maître. Bill Gates signe un palmarès qui a de quoi rendre envieux tous les p-dg de la planète. Il totalise une fortune évaluée à 58 milliards de dollars, volant le podium des hommes les plus riches de la planète. Une fortune qui ne doit rien au hasard mais à une marque de fabrique reconnue et enviée de tous. Ils sont nombreux ceux qui devraient en prendre de la graine, tous ces présidents qui s’accrochent à leur poste, éliminent leurs dauphins successifs et s’estiment indispensables jusqu’à ce que le conseil d’administration en décide autrement. Et ainsi, Bill Gates s’est offert le luxe de programmer son départ annoncé depuis juin 2006 et prend sa retraite à cinquante-deux ans, comme prévu, en pleine gloire et après avoir savamment préparé sa succession. Il a eu l’intelligence d’éviter la tentation dynastique. Depuis 2000, il avait déjà passé la main pour la gestion quotidienne à son complice Steve Ballmer. Le génie de l’informatique quitte officiellement ses fonctions au sein de l’entreprise qu’il a créée sans drame. Un départ à méditer par tous ces patrons indispensables qui s’accrochent à leur poste.

2.                      Nicolas Sarkozy et la télé : l’histoire d’une passion.

Notre président est un enfant de la télévision. Il a été façonné par elle et il aime la regarder depuis son plus jeune âge. Mais c’est son élection à la mairie de Neuilly qui lui ouvrira les portes de l’audiovisuel. En effet de nombreux administrés font alors parti du petit écran, du show-business et du cinéma. Deux personnes auront un rôle capital dans sa conquête du petit écran : son ami Martin Bouygues et son ex-épouse Cécilia qui a été la femme de Jacques Martin, une des grandes vedettes de la télévision. Aujourd’hui encore, parmi ses proches, on trouve des patrons de l’audiovisuel comme Vincent Bolloré, Arnaud Lagardère et Serge Dassault. Pour autant, Nicolas Sarkozy veut-il mettre la main sur les médias et les contrôler ? La relation passionnelle qu’il a avec la télé marque aussi sa manière de présider la France, la manière dont il met en scène son quinquennat et l’expression de sa politique. Sa passion pour la télé l’incite à vouloir une télévision "plus ambitieuse que les chaines généralistes que nous connaissons, plus riche en contenus, plus audacieuse" et "mettant en œuvre un projet d’élévation des esprits". Il deviendrait, de fait, le grand ordonnateur des programmes du service public. L’annonce de la nomination du président de France Télévision par l’exécutif a été interprétée comme une reprise en main de l’audiovisuel par le président de la République. Beaucoup de bruit pour peu de chose car si, aujourd’hui, c’est le CSA qui désigne le président du groupe public, on n’a jamais vu un président nommé contre les souhaits de l’exécutif. Le nouveau système soumettra la nomination du président à l’avis du CSA : Tempête dans un verre d’eau car la portée de ce changement est purement symbolique et le vrai changement aurait du être dans la nomination des membres du CSA dont l’indépendance politique n’est pas la principale vertu puisque nommés pour tiers par le président de la République et les présidents du Sénat et de l’Assemblée Nationale !

3.                     Que coûtent à l’Etat les anciens présidents de la République.

Ils disposent chacun de sept collaborateurs permanents, détachés par différents ministères et d’une protection policière, représenté par un officier en guise de garde du corps. Les ex-présidents reçoivent aussi une enveloppe de 700.000 euros chacun à répartir sous forme de primes entre leurs sept collaborateurs et aussi destinées à couvrir les frais de fonctionnement de leur cabinet. Toutes ces dispositions remontent à une décision du premier ministre Laurent Fabius, prise en janvier 1985 à la demande de François Mitterrand, en faveur de son prédécesseur Valéry Giscard d’Estaing. Une question a été posée par un député socialiste et ne concerne, bien sûr, que des ex-présidents de droite. L’aurait-il fait s’il y avait eu un ex-président de gauche encore en vie ?

4.                     Le gilet fluo moche mais obligatoire de même que le triangle rouge !

L'espérance de vie d'un piéton sur la bande d'arrêt d'urgence d'une autoroute ne dépasse pas les 20 minutes la nuit ! Ce constat sans appel est à l'origine de la décision prise par le comité interministériel à la Sécurité routière de rendre obligatoire le gilet rétro-réfléchissant et le triangle de pré-signalisation à bord des véhicules. Ainsi la France rejoint de nombreux autres pays européens. Face aux problèmes d'approvisionnement rencontrés par les vendeurs de ces matériels, cette mesure ne sera effective qu'au 1er octobre 2008. "C'est jaune, c'est moche, ça ne va avec rien, mais cela peut vous sauver la vie" accolé à l'image de Karl Lagerfeld : le slogan fonctionne à merveille. Ce gilet doit obligatoirement être mis avant de descendre du véhicule. Il doit donc être intégré à l’habitacle sous peine de verbalisation. Obligatoire le 1er juillet, les forces de l'ordre procèderont à des contrôles dits "pédagogiques" durant l’été. Au 1er octobre, s'il vous manque le gilet et le triangle, vous serez verbalisé d'une amende de 135 euros. Jusqu'au 1er octobre : Souriez, vous ne risquez pas d’amende !

5.                     Accélération des processus de recrutements.

La pénurie de cadres hautement qualifiés impose aux entreprises de mettre en place de nouvelles règles du jeu pour leur recrutement. Les grands groupes peuvent jouer sur leur notoriété et prennent ainsi autant de temps qu’elles le désirent pour sélectionner les cadres qui doivent rejoindre des postes stratégiques. Pour les autres, il est impératif de donner une réponse rapide au candidat pour éviter de le voir partir vers d’autres horizons. Mais certaines contraintes sont inévitables. Tout candidat doit faire l’objet de trois entretiens en moyenne avant d’être retenu par une entreprise. Les PME ont, en l’occurrence, un avantage : elles demandent moins d’entretiens avant de recruter, ce qui leur permet d’être sensiblement plus réactives. Il faut savoir agir vite sans bâcler le recrutement et pour donner une réponse rapide, les entretiens sont parfois tous réalisés en une seule journée : pauvres candidats ! Les cadres ont une position de plus en plus favorable avec les départs en retraite des enfants du baby-boom. Dans ce contexte, les cabinets de recrutement et les entreprises doivent affiner leurs stratégies et mettre en place des procédures qui permettront des prises de décisions très rapides.



Henri Pauvert.

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