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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.




1.                   Panne de croissance pour le second semestre !

L’Insee (Institut national de la statistique et des études économiques) prévoit une croissance quasi nulle sur la seconde partie de 2008 et qui devrait se limiter à 1,6% sur l'ensemble de l'année. L'économie française aura attendu l'été pour entrer en hibernation. Après avoir montré une bonne résistance au ralentissement mondial durant le premier trimestre, la croissance française devrait être nulle sur le reste de l'année, selon les prévisions publiées dernièrement dans sa note de conjoncture de juin. L'Insee fonde sa prévision sur la transmission à l'économie des nombreux chocs qui se sont développés depuis plusieurs mois tels que le ralentissement de l'activité mondiale, la crise financière, l’euro fort, un pétrole et des matières premières agricoles chers. De plus la reprise de l'inflation et la stagnation du pouvoir d'achat devraient aussi peser sur les achats des ménages. A ces facteurs il faut ajouter un retournement du marché de l'immobilier à la suite des États-Unis. Heureusement il y a deux lueurs d'espoir sur lesquels s’appuie le gouvernement pour montrer un certain optimisme : 1. La crise financière qui devrait progressivement s'estomper, les prix du pétrole qui devraient cesser de monter et les hausses de prix des matières premières alimentaires qui cesseraient de se développer. 2. L'enquête de conjoncture d'avril auprès des chefs d'entreprise avait montré des plans d'investissement plus importants qu'un an auparavant. Souhaitons que nos prévisionnistes se trompent comme pour le premier trimestre ou nous avons eu une bonne surprise.

2.                    Les entreprises face à la hausse du pétrole.

Avec un prix du baril de pétrole qui a plus que doublé au cours des 18 derniers mois, les entreprises sont confrontées à la nécessité d’alléger leur facture énergétique. L’équilibre financier de nombreuses entreprises est menacé et dans certains secteurs les charges énergétiques les ont obligées à mettre la clé sous la porte. Depuis 2007 toutes les branches de l’économie ont commencé à réduire légèrement leur consommation. Les demandes d’audit énergétiques se sont développées de façon importante. Beaucoup d’entreprises s’attaquent à la réduction de leur parc automobile ou remplacent leurs véhicules actuels par des modèles basses consommations. Certaines, comme la Poste, se lancent dans l’électrique. Les conducteurs sont aussi formés à l’éco-conduite qui permet de réduire la consommation de carburant de 7 à 8%. Les bâtiments sont aussi au cœur des enjeux économiques et écologiques et intègrent des variateurs d’intensité, l’utilisation d’ampoules basse tension et des détecteurs de présence pour la lumière ou l’installation dans de nouveaux sièges aux normes HQE (haute qualité environnementale). De même des toitures sont transformées en véritable centrale électrique équipées de panneaux photovoltaïques. Certaines mutent leurs salariés près de chez eux. Beaucoup développent la formation en perfectionnant leurs personnels sur Internet grâce au "e-learning". Enfin le développement des audio ou vidéo conférences modifie la manière de travailler. Il est important de constater qu’un changement significatif est en marche et l’on voit éclore dans de nombreuses sociétés le poste de directeur du développement durable au niveau comité de direction.

3.                   Et aux États-Unis, que font les entreprises.

Le covoiturage s’est développé depuis les années 75 et l’on constate qu’il est beaucoup plus fréquent que dans nos pays européens. De même les responsables politiques ont mis en place des moyens pour faciliter le déplacement professionnel des gens. Ainsi une file est réservée aux véhicules qui transportent plus d’une personne. Les entreprises américaines ont aussi vite réagi face à la montée du prix des carburants en multipliant les initiatives. 42% des entreprises prennent à leur charge une partie des frais de transports de leurs salariés. De même, un certain nombre de sociétés adaptent les horaires de bureau en proposant un travail sur quatre jours pour éliminer un jour de transport. D’autres demandent à leurs salariés de travailler à partir de chez eux. Toutes les initiatives étant bonnes à entendre ou à suivre, il serait intéressant que nos médias, si friandes à parler des "trains qui arrivent en retard" ou des "chiens écrasés" passent un peu plus de temps pour faire l’inventaire des initiatives diverses afin que nous puissions, avec les entreprises, trouver des idées puisque nous manquons de pétrole ! Pour les seniors et plus, rappelez vous de la "pub" lors du premier choc pétrolier : "en France, on n’a pas de pétrole mais on a des idées" !

4.                   L’arctique pourrait perdre sa banquise en 2040 !

Une conséquence alarmante du réchauffement climatique est que la glace qui recouvre l'Océan Arctique pourrait complètement disparaître durant l'été d'ici à 2040. Selon des chercheurs du Centre américain pour la recherche atmosphérique (NCAR), de l'université américaine de Washington et de l'université canadienne McGill, seulement une petite portion de la glace pérenne arctique se maintiendrait sur la côte nord du Groenland et du Canada durant les mois d'été. Cette fonte brutale pourrait avoir un impact important sur le réchauffement global de la terre avec pour conséquence un grave impact sur l'équilibre écologique de la région et pour l'habitat de certaines espèces, comme l'ours polaire qui a besoin d'une banquise pour chasser ses proies et survivre. Pour autant, le pire pourrait être évité si on parvenait à réduire les émissions de dioxyde de carbone et d'autres gaz à effet de serre. Ainsi la perte de glace serait moins grande et celle de mer fondrait en été à un rythme beaucoup plus lent. Si rien n’est fait, les chercheurs craignent que le changement climatique détourne les courants marins pour faire aboutir des courants plus chauds dans l'Arctique qui auraient des conséquences non négligeables sur le climat de nos régions tempérées.

5.                   Les tongs : Un air de liberté !

Une fois n’est pas coutume et au seuil des vacances, permettez-moi une "forigolette". Savez-vous ce qu’est une tong ? Avant de vous donner la réponse, permettez-moi de vous rappeler que les tongs se métamorphosent chaque été pour conquérir les amoureux du bitume de même que les adeptes du farniente balnéaire. On trouve des tongs en caoutchouc, en toile et même en cuir d’autruche ! Pourquoi pas des tongs Vuitton, Dior ou Balmain, car "la tong est le string du pied" !!

 

Henri Pauvert.

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