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Publié par Edouard Boulogne

Football : T.Fundere, et les « vaches sacrées ».

 

 

 

Ce matin (16.06.08), sur RCI, en Guadeloupe, le journaliste Thierry Fundere, se fend d’une Tribune consacrée (en apparences) à la coupe européenne de football en cours.

 

Son propos stigmatise les critiques, nombreuses, de la presse qui, selon lui, s’acharne sur certains joueurs de l’équipe de France, sévèrement battue par les Pays-Bas, en particulier, selon Thierry, sur Thuram, et Thierry Henry.

 

Pourquoi selon notre radioteur ? Parce qu’ils auraient mal joué ?

Non ! Pensez-vous ! C’est parce qu’ils sont noirs.  

 

On pourrait trouver d’autres raisons. Mais l’effort intellectuel, pourtant léger, qu’il faudrait faire pour les trouver semble hors de portée de M.Fundere.

 

Pourtant, c’est Lilian Thuram, et je lui ai rendu hommage pour cela, qui lui-même a reconnu, avec une honnêteté rare,  sa responsabilité dans au moins deux des buts encaissés par l’équipe de France.

 

Et puis est-ce un crime, et pire un crime « raciste », que d’évoquer l’âge de Thuram, de penser qu’à 36 ans on n’a plus nécessairement les qualités de vitesse, de précision, de promptitude, même quand on a été un grand joueur, qui sont requises pour tenir un rang dans le football de haut niveau ?

 

Est-il permis de penser qu’un joueur, qui dans son club de Barcelone, a été sur la touche pendant toute l’année dernière, n’a plus tout à fait sa place au plus haut sommet ?

 

Et son maintien dans l’équipe nationale pourrait être reproché à l’entraîneur-sélectionneur.

 

Domenech, évidemment est parfaitement conscient de ce que je viens d’écrire. Mais il n’est pas suicidaire, et n’a pas eu le courage de faire prévaloir les considérations proprement sportives sur celles relevant de la politique.

Car il y a bien de la politique derrière tout cela. Et de la pire !

 

Thuram aujourd’hui, en effet, est devenu une figure emblématique, non point du sport, mais de « l’antiracisme » (qui n’est souvent qu’une forme subtile -plus ou moins!-  d’un racisme hypocrite drapé sous les voiles de la vertu (on pourra se reporter sur ce blog, à mes articles : Réflexions sur le racisme, et Il faut sauver le champion Thuram !).

 

Thuram, est un homme de gauche, ce qui est son droit le plus strict.

Mais il est aussi cet homme qui, à l’approche inéluctable de la retraite, ne veut point passer des feux de l’actualité, aux ténèbres de l’oubli. Milliardaire, il a toutefois besoin de cette drogue des médias, qui ne lui est assurée que grâce à la complaisance actuelle de certains milieux influents, pour tout ce qui dénigre la France, son passé, sa culture. Lilian parle de tout, tranche de tout, se pose en « éducateur » des Français, rien que cela, en toute humilité, et non point en éthique sportive, mais sur tout, en histoire, politique, philosophie.

 

Il peut se le permettre, c’est une vache sacrée.

 

Lui fait-on remarquer, sur tel point, son incompétence, ou le caractère relatif de telle de ses déclarations. Aussitôt l’agent critique est disqualifié, soupçonné du pire des crimes, dans la hiérarchie actuelle des fautes : le « racisme ».

 

C’est l’attitude, ce matin, de T.Fundere, jeune chien de garde, fou, fou, fou, du désordre établi.

 

Défense de critiquer Thuram ou Henry ! Cassez vous ! pauv’ c !!!

 

Le cas de Thierry Henry est légèrement différent.

 

Personnellement je suis un supporter de Thierry Henry depuis 1997. Dans le journal Guadeloupe 2000, j’ai eu, il y a longtemps, (à l’échelle de la carrière d’Henry, évidemment) l’occasion de rendre un vibrant hommage à ce joueur d’exception, dont la courtoisie et la réserve sont remarquables, et assez rares dans le monde actuel.

Jusqu’à ce jour, il a, et quelques autres aussi, parmi les joueurs antillais, résisté à la tentation de se prendre pour un grand leader politique (comme Lilian). Et pourtant les sollicitations n’ont pas manqué, comme on a pu le voir dans l’émission de Jimmy Brother, « Beworld connection », consacré aux sportifs antillais.

 

Déception pour les chiens de garde « antiracistes ». On le perçoit dans le discours matutinal de Fundere, qui regrette les « attaques » (imputées au racisme, des « Gaulois », évidemment !!), mais déplore que trop de ces joueurs antillais actuellement houspillés par les supporters, ne se soient guère intéressés à leurs îles d’origine, (sous entendu, ils n’ont pas fait comme Lilian du militantisme politique de gauche, et pris « l’antiracisme » comme cheval de bataille, et instrument publicitaire).

 

Mais enfin ! Henry, qui n’ignore pas ses origines guadeloupéennes, et plus particulièrement désiradiennes (l’île de la Désirade) est né aux Ulis, en métropole, il a fait toute sa brillante carrière en France, et en Europe.

 

Avec ma peau de blanc créole je suis plus antillais que lui, et d’ailleurs que Thuram (et sûr de moi, sur ce point, je n’éprouve pas le besoin d’hululer mon antillanité du matin au soir).

 

Ces jeunes gens sont des métropolitains de couleurs. Le leur reprocher, n’est-ce pas une manifestation d’intolérance, et une injustice ? (En fait il s’agit de subversion politique tout simplement. Il faut oser le dire, et c'est la fonction du Scrutateur, ce Diogène des temps actuels!!).

 

Je disais plus haut ma sympathie pour Thierry Henry. Mais elle ne m’interdit pas l’esprit critique.

Car enfin ce champion a maintenant trente ans.

Il fut de l’équipe championne du monde en 1998, cela fait dix ans ! Ce qui n’est pas rien au plus haut niveau sportif.

Les blessures accumulées, cela laisse des trâces, pas seulement physiques, et qui diminuent « l’envie » comme aime à dire Raymond Domenech dans son jargon particulier.

 

Autre inhibiteur de « l’envie », l’argent ( « auri sacra fames »).

 

Selon le Daily Mail Henry toucherait 200.000 euros par semaine, soit dix millions quatre cent mille euros par an, 865.000 par mois, 28.000 par jour, 1190 par heure, ou 19 euros par seconde.

Tout ceci étant garanti par le Barça pour quatre ans, sans prendre en compte, évidemment, les primes de victoire, les émoluments publicitaires, etc.

 

Tant mieux pour lui, mais cela peut aussi expliquer la baisse de « l’envie », et que le public quelquefois se montre un peu critique.

 

Sans qu’il soit nécessaire d’invoquer pour expliquer ces critiques le « racisme » supposé des « Gaulois » (seuls racistes « in the world », comme chacun sait).

 

C’est d’ailleurs le « racisme » (bien connu) de Boulogne que Thierry invoquera pour qualifier cet article.

 

Il se trompe pourtant. Je l’aime bien ce jeune « romantique », qui n’a pas assez lu Boileau : « Aimez qu’on vous conseille et non pas qu’on vous loue ».

 

Bonne journée !

 

Edouard Boulogne.

 

Ps Que tout ceci ne nous empêche pas de supporter mardi pour l’équipe de France, et que l’on assiste à un sursaut des Thuram, Henry et consorts.

 

 

 

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A
counian man maw un leger effort intellectuel pr vous monsieur
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