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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.

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1.                     Duel Royal-Delanoë au congrès du PS, mais...

En se déclarant candidate au poste de premier secrétaire du Parti Socialiste, Ségolène Royal a voulu court-circuiter l'offensive de Bertrand Delanoë. Dominique Strauss-Kahn fait toujours de 2012 une échéance essentielle et Laurent Fabius reste en embuscade ! Quant à Martine Aubry, pour le moment, elle roule pour elle-même. A tous ces éléphants, on doit ajouter des petits éléphanteaux comme Manuel Valls, Julien Dray et quelques autres. Le maire de Paris, qui s’était engagé à s’occuper de ses administrés (!!), semble d'abord s'adresser aux cadres du parti lorsqu'il souhaite "régénérer" les instances délibératives et retrouver les vertus du "travail collectif". De son côté la présidente de la région Poitou-Charentes joue la base en promettant la "sincérité". Des membres du PS, dont ceux déjà mentionnés se retrouvent au sein d’un groupe qui se fait appeler les "reconstructeurs" pour essayer de trouver une solution à la reconstruction du parti mais chacun ayant sa propre idée personnelle de ce qu’il faudrait faire. Certains autres candidats "putatifs" se contentent de compter les points en espérant que les deux élus régionaux se brûleront les ailes. Mais y a-t-il une opposition au gouvernement capable d’apporter des idées nouvelles ? Comme le dénonce Jean-Christophe Cambadélis, proche de Dominique Strauss-Kahn, "tout se résume à une bataille des ego". Beau spectacle offert aux Français et donne de beaux jours à la droite qui peut ainsi continuer à se tirer des balles dans les pieds sans trop de risques !

2.                     La Société générale : Une banque "casino" !

Les petits actionnaires de la Société générale ont violemment manifesté leur mécontentement lors de l'assemblée générale du groupe mardi dernier, accusant les dirigeants de la banque d'avoir transformé l'établissement en "casino". Si le président du groupe, a expliqué que "les positions du trader à l'origine de la perte étaient dissimulées", un actionnaire a critiqué le mode de rémunération des traders estimant que "quand on crée les conditions d'un gros bonus, on abaisse le seuil d'honnêteté des gens". De même un autre a estimé qu'au lieu d'emprisonner un employé, ce sont "les dirigeants qui auraient du quitter les lieux". Pour un autre actionnaire, les pertes de la Société générale sont très clairement dues à la spéculation effectuée par la banque : "Ou bien ceci convenait à la hiérarchie de la Société générale, ou bien les contrôles sont nullissimes !" a-t-il ajouté. Deux questions restent sans réponse : Comment une banque accepte-t-elle de prendre de tels risques sur les marchés avec des fonds qui ne lui appartiennent pas ? Comment expliquer qu’elle puisse envisager de réaliser de tels profits avec l’argent de ses clients sans qu’ils y soient intéressés ?

3.                     Les États-Unis seraient entrés en récession.

Selon la banque Merrill Lynch l'économie américaine connaît actuellement une récession qui aurait débuté au premier trimestre 2008. Ceci ne va pas arranger la situation de l’Europe et donc de la France car nous sommes, psychologiquement et mathématiquement, très dépendants de l’économie et des marchés américains.

4.                     Pétrole : Nouveaux records à New York et à Londres !

Les prix du pétrole franchissent périodiquement des seuils sans que l’on sache ou cela va s’arrêter ! Le baril de pétrole va de record en record à New York et à Londres, soutenu par l'intransigeance de l'OPEP et par le sentiment que l'offre de brut et de produits pétroliers reste vulnérable. En France les craintes sur les approvisionnements sont relancées par le blocage de dépôts de carburant par des pêcheurs rejoints par d’autres professions et par l'annonce de mouvements de grèves qui pourrait affecter les approvisionnements des ports. Ces mouvements s’étendent aussi à d’autres pays européens. Alors que l'offre semble fragile, la consommation pétrolière ne montre aucune velléité de faiblesse dans les pays émergents qui alimentent presque entièrement la croissance et la demande pétrolière mondiale. , Selon des courtiers, la Chine aurait dopé ses importations de fioul pour alimenter la région du Sichuan frappée le 12 mai dernier par le séisme. Pour ceux qui n’y croyaient pas, il faut se rendre à l’évidence : Le pétrole restera cher et nous devrons nous habituer à considérer le carburant comme "un bien à consommer avec modération !"

5.                     La Silicon Valley se joue de la crise !

La crise économique qui frappe l'Amérique fait-elle aussi sentir ses effets dans la Silicon Valley ? Si l'on s'en tenait uniquement aux signes extérieurs, il serait aisé de répondre par la négative. Derrière l'apparence d’une activité normale, la réalité est peut-être un peu plus nuancée car les chiffres du premier trimestre 2008 montrent que le chômage y a légèrement augmenté. De même, le nombre d'acquisitions de start-up par de grands groupes et les introductions en Bourse sont en baisse. La croissance devrait donc être moins spectaculaire mais elle sera là. Cette spectaculaire résistance de la région à la conjoncture est du au fait que la Silicon Valley est beaucoup moins dépendante d'un seul domaine d'activité que lors de la décennie précédente. L'innovation n’est pas seulement dans l’Internet et les technologies de l'information mais aussi dans le secteur médical et des biotechnologies. L'innovation dans ces secteurs est forte et attire des start-up spécialisées dans les cellules souches. De nouvelles coqueluches ont rejoint la région à savoir les "technologies propres" qui constituent un nouveau relai de croissance. A cela s’ajoute la capacité de ces entreprises de savoir vendre sur tous les grands marchés de la planète. L'accès à ces marchés mondiaux, en particulier asiatiques, permet à la Silicon Valley de soutenir son activité, d'autant que le dollar faible a un effet bénéfique sur les exportations. Peut-être pourrions nous réfléchir à comment garder nos "têtes pensantes" qui s’expatrient dans cette région et y développent une activité importante pour la région mais négative pour notre pays. Mais est-on capable de changer notre mentalité et accepter que gagner de l’argent n’est pas un péché !

 

Henri Pauvert.

 

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