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Publié par Edouard Boulogne

Les indépendantistes antillais et la "langue de bois".

( Un lecteur scrutateur du Gosier (en Guadeloupe) m'adresse de texte que je publie avec plaisir, en Tribune libre. Chacun d'entre vous peut m'écrire à : e.boulogne1@ool.fr ). 

 





Monsieur,

 

En lisant votre Scrutateur, j'ai eu le sentiment que vous accordiez quelquefois à vos adversaires des pensées subtiles et profondes. Je voudrais donc vous ôter une illusion : Qu’est-ce donc qu'un indépendantiste? Pour le savoir il suffit de poser la question. Si un sondage sérieux était fait, il révélerait que les représentants de cette tendance sont en majorité des gens "mal dans leur peau » qui   cherchent   en   dehors d’eux-mêmes la cause de leur malaise. Il ne faut pas les accabler. Il faut les inviter à être honnête. Leur guérison suivra.

 

De quoi vont ils parler? : des "spécificités », de "culture", etc... En fait chacun le sait, mais personne n'ose l’avouer: les "spécificités" en question ne sont simplement que la couleur ­de la peau, ou la forme des cheveux (élémentaire mon cher Watson). Et la culture? Les choses sont évidentes là aussi : la majorité des dirigeants du mouvement indépendantiste qui méprise la culture occidentale, a  accepté avec joie et fierté cette culture pour son propre comp­te.

 

Voyez les afficher avec délices et os­tentation leur savoir européen « blanc » (ils disent colonialiste) Voyez les ré­citer la "Langue de bois" du commu­nisme occidental née du creuset de la culture « blanche »! J'en connais même qui n'hésitent pas à enseigner aux Guadeloupéens ce savoir qu'ils pré­tendent mépriser!?

Soyons donc sérieux... Voyez vous, Monsieur,   les   Guadeloupéens   ne sont plus aussi naïfs que par le passé.

Ils savent que leur avenir dépend d'un choix fondamental : Apprendre avec courage à faire face à l'avenir en fraternisant avec tous les peuples de la terre et en utilisant le savoir universel, ou alors, se regarder le nombril et renoncer à évoluer.

 

La démagogie politique irresponsa­ble qui montre la deuxième voie, cel­le de la facilité n'aura plus bientôt que peu de chance d'aboutir, car elle s'appuie sur des sentiments malsains.

 

Dans 500 ans (peu de choses à l'échelle planétaire) il n'y aura plus qu'une seule race d'hommes, et la seule culture qui prévaudra sera constituée de la totalité de ce que les cultures individuelles auront apporté de positif dans l'évolution. L'avenir n'est pas à l'individualisme. Il est au courage et à l'union universelle.

Ne prêtons donc pas à nos adversai­res actuels des pensées évoluées. Ils sont à la fois rétrogrades et conserva­teurs. La tendance à accorder du cré­dit aux hommes politiques en fonc­tion des facilités qu'ils nous promet­tent va bientôt s'estomper. La crise mondiale saura inciter chaque Gua­deloupéen à l'effort. On interrogeait jadis Raymond ARON à propos des com­portements de certains hommes poli­tiques, et on lui demandait s'il ne trouvait pas curieux qu'à un niveau aussi élevé de la Nation, des déci­sions non réfléchies puissent être pri­ses. Sa réponse était simple : "... Il ne faut pas mésestimer la bêtise, Monsieur...".

C'est en effet ce qu'il convient de dire...

 

 

Un Guadeloupéen du XXIè siècle.

 

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