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Publié par Edouard Boulogne

Les « bagnards » de la presse antillaise.

 

 

 

Il existe, semble-t-il, un nouveau groupe de pression : les Clubs de la presse.


Il en existe un, en Guadeloupe. Il est présidé par monsieur Emmanuel Gombauld, de  RFO-Guadeloupe; un autre en Martinique. Quelques autres en métropole.



Une dizaine d'entre eux étaient réunis en Martinique avant-hier, en conciliabule.

 

Rien à redire à ce genre d'institution. Il est normal que les membres d'une profession s'organisent pour mieux se connaître, échanger leurs expériences, se défendre contre les éventuels ennemis de la liberté de penser et d'écrire.

Mais, rien d'anormal non plus, il me semble, à ce que le fruit des cogitations de ces messieurs tombent sous le coup de l'observation; que le public, à son tour les juge et les passe à la moulinette de l’esprit critique.

Il se trouve que je connais quelques-uns des journalistes de la Guadeloupe, pour avoir moi-même dirigé le magazine mensuel Guadeloupe 2000, durant 32 années.

A peu d'exception près, cette presse écrite est une presse très idéologique. Hormis France-Antilles, c'est une presse confidentielle, en ce qui concerne le tirage et l'audience.

Elle parle beaucoup de liberté, d'objectivité, mais prêche peu par l'exemple. Elle a peu de penchants aussi pour la confraternité, hors le cercle étroit de l’idéologie. J'en sais quelque chose pour avoir été constamment diffamé par ses principaux agitateurs, durant les années du terrorisme (années 1980, où leur chouchou, Luc Reinette, plaçait des bombes un peu partout, et m'inscrivait sur une liste de gens à abattre).



Sa "force" si l'on peut dire, c'est de disposer de nombreux relais dans la presse audio visuelle, et surtout sur RFO-Guadeloupe, et, actuellement  sur RCI.

 

RFO-Guadeloupe, qui, par exemple, durant tout le dernier mois de mai, sous prétexte de commémoration de l'abolition de l'esclavage, a donné la parole quasiment tous les jours, et parfois plusieurs fois par jour, au terroriste Luc Reinette, et qui sous prétexte de promotion de la "culture" guadeloupéenne s'adonne à la mise en valeur du séparatisme le plus éhonté, et parfois du racisme le plus effervescent, comme dans l'émission "Bworld connection" (on se reportera aux archives du Scrutateur pour lire les propos scandaleux tenus, dans cette émission, par madame Ama Mazama; Propos dénoncés en Guadeloupe par le seul Scrutateur, et  qui, sur plainte déposée par un auditeur, l'architecte Michel Corbin, reçurent un blâme du CSA, duquel il ne fut jamais question sur les antennes de la station de service public, entretenue donc par nos deniers de cochons de  contribuables. Voir à ce sujet les archives du Scrutateur. Allez à la gauche de l'écran. Parmi les "catégories" cliquer sur "Racisme". Faire défiler jusqu'à la fin de la page 2 de ces archives. Vous trouverez "Le CSA sanctionne RFO-Guadeloupe, etc).

Autre exemple de la conception très particulière de la liberté d'informer. Quand en 2004, je publiai mon livre "Libres paroles", j'en portai moi-même deux exemplaires, en service de presse, à RCI, que je remis au rédacteur en chef de l'époque monsieur Rodolphe Beppo. « Nous en parlerons », me dit-il.

 

( Ce livre, qui a le malheur de proposer une réflexion politique et philosophique, non conforme aux normes d'une certaine censure idéologique, est toujours en vente aux Boutiques de la presse en Guadeloupe, et chez l'auteur. Lui écrire pour se le procurer à : e.boulogne1@ool.fr ).

 

Comme après deux mois on n'avait rien entendu, au sujet de cet ouvrage, sur RCI, que le silence radio le plus épais, et que je rencontrais, un jour, par hasard M. Beppo, et lui en faisais la remarque, il me déclara tout de go, après s’être excusé, que l'équipe de rédaction avait refusé de contribuer à la promotion de ce livre tout à fait "réactionnaire" à ses yeux.

Il fallut l'intervention de l'animateur Maxo, pour que je puisse en dire quelques mots à un journal de 19 heures (avec Christian Bataille) , beaucoup moins écouté que celui du matin, aux destinées duquel préside le "grand" Thierry Fundere.
Ainsi va le monde de la presse en Guadeloupe.

Un petit monde qui ne cesse pourtant ( adepte de la méthode Coué) de clamer sa haute compétence, sa dignité éminente, son "antiracisme" constant.



Il parait, selon M. Emmanuel Gombauld, que le Secrétaire d'Etat Yves Jego, se serait montré « arrogant » à l'égard de ce petit monde, en déclarant, - alors que ces folliculaires se plaignaient que les Antillais ne soient pas assez présents, sur les antennes radio-télévisuelles en métropole, - que ceux-ci feraient montre par rapport à leurs homologues métropolitains "d'un certain décalage intellectuel".

D'abord il faudrait s'assurer que lesdits propos ont été réellement tenus. La bonne foi punique de ces messieurs me laisse dans un doute très réel.



S'ils l'ont été, ils sont regrettables de la part d'une personnalité politique de premier plan, même s'ils sont, parfois
l'expression de la vérité (mais point pour Harry Roselmack, Aude Pulvar, ou Christine Kelly, entre autres, qui sont il est vrai, -et peu importe leurs partis pris politiques, s'ils en ont, des «seigneurs" de l’audio visuel, sans avoir à exciper sans cesse ad nauseam, de leur couleur de peau).

Imaginons M. Gombauld débarquant à Paris, et exigeant (le verbe préféré de ces radioteurs) un poste d'animateur culturel. (Ahh! la CULTURE !!! leur CULture!!!).



Un bon recyclage, de longueur indéterminée ne serait-il pas nécessaire?



M. Yves Jego, avec lequel je n'ai aucune relation amicale ou politique, précisons-le, s'il a eu, toutefois,  le tort de prononcer les paroles qu'on lui reproche, a peut-être cédé à l'agacement du "Maître Jacques" de l'Avare de Molière, qui exaspéré par le vice de son patron, s'était laissé aller à murmurer "Ah! qu'un homme comme celui-là mériterait bien ce qu'il craint, et que j'aurais de joie à le voler".

On approuve maître Jacques, dans le fond de son coeur, tout en blâmant son imprudence; et le brave homme pour sa franchise reçut une volée de coups de bâton.

Il faut être prudent devant son maître. Et en cet hivernage commençant de l'an de disgrâce 2008, les vrais maîtres ne sont pas toujours où l'on croit, toujours impudents, arrogants, menteurs, calomniateurs, hypocrites, mais forts, et cela ils l'ignorent, de la seule lâcheté de leurs interlocuteurs.

Edouard Boulogne.

 

 

Post scriptum :

 

Une newsletter  consacrée à Madame Taubira, député de la Guyane, sera publiée  dès ce soir (8 juin, et sera en lignes pour les lecteurs Guadeloupéens dès demain matin).

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