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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.



1.                     Haro sur les profs (suite) !!

Les profs m’auraient-ils écouté ? Ils manifestent maintenant le samedi ou le dimanche !! Certes je ne souhaite pas jeter l’opprobre sur une catégorie de Français qui a un des rôles le plus important et le plus ingrat de notre société : Former la jeunesse, tous ceux qui ont été, sont et seront les générations qui permettent à notre pays de se développer. J’ai beaucoup de respect pour tous ces professeurs qui se retrouvent devant des classes de jeunes qui sont de plus en plus difficiles à "manager". Parents vous avez votre part de responsabilité dans les difficultés que rencontrent les professeurs pour former vos enfants. Que chacun prenne ses responsabilités : Parents éduquez vos enfants, professeurs formez vos élèves sans chercher à les instrumentaliser.

2.                     Nouvelle chute de la consommation des ménages en avril !

La consommation des ménages, en produits manufacturés, a enregistré une baisse de 0,8% en avril, après un repli de 1% en mars, selon des données publiées par l'Insee vendredi dernier. C’est une mauvaise nouvelle pour l'économie française. Le recul s'explique par la baisse de nombreux composants du commerce. L'activité a continué de progresser dans l'industrie, mais ralentit dans les services. La politique de soutien de la demande mise en œuvre pendant la première année du quinquennat ne semble pas avoir une prise sur la consommation. Souhaitons qu'il ne soit pas trop tard pour faire comprendre que ce sont les entreprises qui créent le pouvoir d'achat dans une économie de marché. Le gouvernement n’est pas celui qui investit ni réalise les gains de productivité nécessaires au développement de notre économie.

3.                     Pas loin de 25% des salariés ont connu une certaine mobilité en 2007.

La mobilité professionnelle, correspondant à un changement d’entreprise ou de poste, a concerné près d’un salarié sur quatre entre 2007 et 2008. La propension à la mobilité diminue dès lors que le salarié se trouve dans une situation professionnelle et familiale plus stable. Elle concerne principalement les hommes, jeunes et plutôt cadres. Ces derniers préfèrent, le plus souvent, changer de poste en interne que d’entreprise. Le principal frein à la mobilité géographique reste la difficulté à se loger. L’égalité n’existe pas devant la mobilité. En effet, les cadres bougent plus facilement que les employés et les ouvriers car la mobilité inspire une certaine inquiétude pour les salariés les moins qualifiés.

4.                     Contrôle des chômeurs.

L'esprit du projet de loi "relatif aux droits et devoirs des demandeurs d'emploi", que viennent de finaliser Christine Lagarde et Laurent Wauquiez, a pour objectif de réduire la durée du chômage afin d’atteindre le plein-emploi au plus tard en 2012. Le gouvernement fait des concessions aux syndicats en ajoutant que l'ORE (l'offre raisonnable d'emploi) devrait être "adaptée à la formation, aux qualifications ...et à la situation personnelle et familiale" de chaque demandeur d'emploi, ainsi qu'à la "situation du marché du travail local". Au bout de six mois, les chômeurs pourront être contraints d'accepter une baisse de salaire de 15%. De même, le trajet entre le domicile et le lieu de travail ne pourra pas excéder 30 kilomètres, ni entraîner plus de deux heures de transports en commun par jour. Le projet de loi ne fait en aucun cas de distinction entre le CDI et les autres formes de contrats. Un CDD ou une mission d'intérim seraient jugés tout aussi valables qu'un contrat CDI. Certes, certaines personnes ont de réelles difficultés à retrouver un emploi. Mais est-il normal de ne pas faire des efforts (accepter un niveau de rémunération inférieur ou changer de lieu de travail) plutôt que de continuer à toucher des indemnités, qui diminuent, sans toujours vraiment faire un effort pour rechercher un emploi. Une personne qui perd l’habitude de se lever le matin et d’avoir une activité prend le risque de se laisser marginaliser et de ne plus être en état de reprendre une activité.

5.                     2007 a été un bon cru pour les créations d’emplois

Le nombre de créations d’emplois en 2007 a été fortement révisé à la hausse avec un chiffre supérieur à 350.000 postes créés, contre moins de 330.000 précédemment. Pour autant, une bonne partie des créations l’ont été dans le secteur intérimaire. Souhaitons que l’année 2008 soit plus créatrice et que les CDD ou intérim se transforment en CDI.

6.                     Les banques et les compagnies d’assurance vont embaucher massivement en 2008

Afin de faire face à d’importants départs à la retraite, les banques et les compagnies d’assurance devront continuer à embaucher massivement en 2008 en faisant appel aux jeunes diplômés ou à de jeunes cadres afin de faire face au passage de "témoin générationnel" et de préparer la relève. A cela s’ajoute des besoins de commerciaux pour prendre en compte le développement des métiers de la bancassurance.

7.                     Les 35 heures, suite sans fin…

La majorité a tenté d'afficher son unité en repartant à l'assaut contre les 35 heures. La célébration du 10ème anniversaire de la première loi Aubry devait permettre de fustiger la "rigidité" du système et de redessiner les lignes de fractures traditionnelles avec l'opposition. Une bonne occasion de rappeler que la durée moyenne du travail est largement inférieure à celle de nos voisins européens et qu'elle a contribué à modérer les salaires. Si l’instauration des 35 heures a permis aux grands groupes de négocier une remise en cause d’un certain nombre d’avantages désuets, elle a été une catastrophe pour les TPE, les PME, le secteur médical, les administrations et tous les secteurs nécessitant une main-d’œuvre importante. Le gouvernement veut maintenir la durée légale du travail à 35 heures afin de permettre une augmentation du pouvoir d’achat des salariés qui pourraient ainsi toucher des heures supplémentaires mieux rémunérées. Mais ceci n’est-il pas une décision à courte vue qui ne prend pas en compte la mondialisation ? Seul l’avenir nous le dira mais il sera sans doute trop tard car la France aura alors perdu de sa compétitivité.

 

Henri Pauvert.

 

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