Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

 

 

 

Guadeloupe Actu ( II ) . 

 

 

 

·       Thierry Fundéré, est un romantique. 

 

Ce lundi 28 mai, le journaliste Thierry Fundere sur RCI, revient sur l’initiative du comité de journalistes auquel il appartient,  pour stigmatiser, une fois encore le ministre Yves Jego sur son attitude « inadmissible, brutale, méprisante, arrogante, coloniale, inqualifiable, etc, etc, l’autre jour sur RFO. (Voir l’article du Scrutateur le 26.05.08 ).

Il y revient, mais avec semble-t-il un bémol, et un ton au-dessous. Thierry se serait-il fait remonter les bretelles ?

M. Fundere est, on le sait si on l’écoute de temps en temps, un petit peu précieux ( et suffisant ! mais il est jeune ; la vie l’adoucira ).  Dans le ton d’abord, mais aussi souvent, dans le choix des mots. Je ne le lui reprocherais pas, s’il ne s’abandonnait un peu trop sur cette pente qu’a disqualifiée jadis, définitivement Molière dans les « Précieuses ridicules ».

Ce matin toutefois il résiste à son penchant. Pratiquerait-il parfois l’examen de conscience qu’enseignaient naguère encore les bons pères aux jeunes catéchumènes ? Toujours est-il qu’il réagit contre sa pente naturelle, et tient un propos plus digne du bonhomme Chrysale que de la gongorique Philaminte.

Jego, dit-il, au bout du compte,  est moins coupable, que tel dirigeant d’association sportive qui égratigné (avec arrogance ? Suffisance ? ) par Thierry dans une ses élégantes chroniques matinales, a refusé de le recevoir, pour une interview.

Refuser de recevoir monsieur Thierry Fundere, vous vous rendez compte ! Il y de ces inconscients !


Thierry, donc, ce matin ( 26 mai), dans sa bafouille du jour, lui répond longuement……. qu’il ne lui répondra pas, que « l’insolent » est en définitive bien plus coupable qu’Yves Jego, et que lui accorder plus d’attention  ce « serait souiller notre organe » (sic !).

Que Thierry parle au pluriel de majesté cela est bien normal pour un pape des médias.

Certes « souiller » est un terme plus rare, plus élitiste que le vulgaire « salir », nous restons dans le registre littéraire.

 Mais « l’organe » !! « notre organe » ?!

Evidemment, il n’y a pas d’atteinte à la grammaire.

Mais,…… maiiis, il y a dans le choix de l’adjectif comme une ambiguïté ( il pourrait s'agir de la voix...mais ), de celle qui ravissent les herméneutes de la psychanalyse, une amphibologie dont le champ sémantique, plein de connotations, évoque davantage le penser cru et naturaliste d’un héros de Zola, que les habituels modèles précieux de notre Thierry matinal.

Evitons le champ miné de la psychanalyse. Restons-en à celui de la rhétorique.

Dans cet ordre, et dans celui de l’histoire littéraire, fondre dans un même creuset le pur et l’impur, le sublime et le trivial, l’affiné et le rustique, n’est-ce pas le mélange des genres, cher au romantisme ?

Je croyais M(onsieur) Fundere précieux, ou mieux même, classique ; en fait c’est un grand (j’aime faire plaisir) romantique.

 

Edouard Boulogne.

 

 

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article