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Publié par Edouard Boulogne

Guadeloupe Actu (I).



 

 

(Le Scrutateur inaugure une nouvelle chronique, Actu Guadeloupe, destinée à présenter quelques-uns des faits les plus significatifs de la semaine écoulée dans le département, et accessoirement ( pour le moment ) en Martinique. Nos lecteurs sont invités à y participer en nous envoyant leurs textes (à caractères politiques, économiques, culturels, sportifs, etc ) à l’adresse suivante : e.boulogne1@ool.fr.

Ces textes qui peuvent être anonymes, ne seront pas publiés toutefois s’ils comportent des assertions à caractères injurieux ou diffamatoires.

S’ils le jugent utile et si cela est en leur possibilité, les auteurs pourront nous adresser une illustration (photo ou caricature) de leur papier.

Le Scrutateur espère votre collaboration chers amis, pour devenir toujours plus un instrument efficace d’information de l’opinion publique dans cette belle région française de la Caraïbe. La prochaine édition de Guadeloupe Actu est prévue pour lundi 2 juin 2008) .

 

 

  • Jean Hamot, administrateur du diocèse de la Guadeloupe.

 

Le Vatican a accepté la démission de Monseigneur Ernest Cabo qui a atteint la limite d’âge requise par le droit canon pour l’exercice de cette fonction.

Ernest Cabo était évêque de la Guadeloupe depuis 1983.

Les principaux points de son action ont été dans les débuts un « concile des jeunes », dont il n’est guère resté de traces.

Le deuxième où l’évêque s’était davantage investi, a été le Synode diocésain, durant les années 90. Sous la direction de Monseigneur Cabo, les prêtres et de nombreux fidèles se sont réunis pour essayer de mieux définir et penser l’évangélisation, dans de nombreux secteurs d’activités tels ceux de la politique, de la famille, de la culture, etc.

Monseigneur Cabo, s’est parfois heurté à des résistances, que d’aucuns imputeront à la mauvaise volonté de certains catholiques, les uns, (selon leurs détracteurs) par le refus de tout changement, et l’ engluement dans leur routine de pensée et d’action, tandis que d’autres reprocheront à l’évêque de ne pas avoir été assez progressiste, assez à l’écoute de la fraction activiste et politicienne d’un certain clergé.

Il n’est pas facile d’être évêque. Et Monseigneur Cabo, s’en est aperçu, surtout ces dernières années, lorsque des ennuis de santé sont venus l’affaiblir.

Est-ce cet affaiblissement qui a engendré une contestation de plus en plus ouverte, par certains membres du clergé local, et même de prêtres invités dans le diocèse, notamment haïtiens ? Ou bien y a-t-il d’autres raisons. Telle cette gestion du diocèse confiée, selon certains experts, à des responsables aux compétences incertaines, si ce n’est davantage ?

Mais la critique est facile. Il est probable que beaucoup de catholiques guadeloupéens rendront hommage à l’évêque qui s’en va, persuadés qu’il aura fait ce qu’il a pu.

En attendant la nomination d’un nouvel évêque, une commission de six membres a élu un administrateur du diocèse le père Jean Hamot.

Jean Hamot est une personnalité ecclésiastique déjà très connue, notamment parce qu’il était le Vicaire Général, la deuxième personnalité par ordre d’importance.

Sera-t-il le nouvel évêque ?

L’avantage serait qu’il connaît le terrain dont il a une longue expérience.

 Mais il a aussi des handicaps. D’abord un certain âge, qui le condamnerait à n’être qu’un évêque de transition. Une santé fragile aussi, et surtout son implication dans les « échecs » de la fin du règne de Monseigneur Cabo.

Qui alors, sinon lui ?

Peut-être pas un Guadeloupéen. Ceux qui ont l’envergure de la fonction, sont plus âgés qu’Ernest Cabo, et d’âge véritablement canonique. Parmi les plus jeunes ?

Cet article veut se garder de toute polémique !!

Alors un évêque venu d’ailleurs ? De France métropolitaine ? D’Afrique ?

Pourquoi pas. Il n’est écrit nulle part que l’évêque d’un diocèse doit en être indigène.

De 1978 à 2005, l’évêque de Rome fut un Polonais. Actuellement le titulaire du siège, en la ville éternelle est un Allemand.

Monseigneur Lustiger fut un temps évêque d’Orléans, alors qu’il était parisien, etc.

L’essentiel est qu’il soit un bon Pasteur.

 

  • Yves Jego en Guadeloupe : une visite agitée.

  (Yves Jégo ).

Le Secrétaire d’Etat à l’outre mer, monsieur Yves Jégo était en visite de travail le 22 mai en Guadeloupe pour explorer avec les socio professionnels et les élus les voies et moyens les plus efficaces pour améliorer la loi programme élaborée par le gouvernement, laquelle remettant en question certains aspects de la loi Girardin sur la défiscalisation, ne laissait pas d’inquiéter ceux qui en bénéficient, pour le plus grand bien, disent-ils, de la Guadeloupe.

Pour faire pression sur le représentant de l’Etat, les socio professionnels avaient pris les grands moyens, et notre département s’en est trouvé, surtout en Basse Terre assez perturbé.

C’était peut-être de bonne guerre. Après tout les technocrates parisiens ne peuvent tout savoir, et il est bon que les corps intermédiaires et la société civile puissent se faire entendre, et faire valoir leur connaissance concrète des problèmes, et leurs intérêts, quand ils sont légitimes.

Le ton du ministre montrait d’ailleurs, à l’évidence, qu’il avait compris certaines des données du problème peut-être perçues jusqu’alors de façon trop abstraite, et parisienne.

Heureuse Guadeloupe qui appartient au monde des pays « démocratiques », où la parole, même musclée, est tempérée par le droit, et des usages qui relèvent de ce qu’on appelle la civilisation.

Regrettons tout de même le comportement du Président du Conseil régional M. Lurel, dont toutes les déclarations, nombreuses, et tumultueuses, ne tromperont pas le public qui a sévèrement jugé son attitude d’hier, de refus du dialogue avec le ministre, sous des prétextes auxquels personne ne croit.

M. Lurel ne nous est pas ici, antipathique. Mais peut-être commence-t-il un peu trop à se prendre au sérieux.

Qu’il se souvienne à temps du vieil adage latin « Quos vult perdere, Jupiter dementat ». Jupiter rend fou ceux qu’il veut perdre.

 

 

  •  NON AUX REPRÉSAILLES !

( Voici la première réponse à mon appel de ce matin aux lecteurs à participer à l’élaboration d’une rubrique collective et interactive d’information sur la semaine écoulée en Guadeloupe. Ce texte, ci-dessous, est engagé, il émane de l’opposition à la municipalité en place à Terre de haut, aux Saintes. « Harcèlement systématique », « sombres mœurs », « système pervers » etc. Ces expressions sont fortes. Elles expriment peut-être une réalité, peut-être pas. Le Scrutateur ne les reprend pas à son compte, mais les diffuse, sachant la difficulté pour les « petits » à se faire entendre et à percer l’indifférence des grands médias tant il est vrai que les « puissants » y ont leurs yeux et leurs oreilles, leurs filtres.

Il va de soi que M le maire de Terre de Haut s’il l’estime nécessaire aura dans nos colonnes le droit de réponse et de faire connaître son point de vue sur les faits dénoncés par le Comité de soutien à Fernand Bélénus. Le Scrutateur).

 

 

 

Depuis le mardi 13 mai, pour la première fois aux Saintes, un homme risque volontairement sa vie. Il s’agit de Fernand BÉLÉNUS, 58 ans, agent d’EDF à la retraite, paisible citoyen et père d’un enfant de 13 ans. En grève de la faim voilà maintenant onze jours, il entend protester contre le harcèlement systématique et incessant dont il estime être victime de la part de l’administration communale, et contre ce qu’il considère comme un manque d’empressement des autorités judiciaires à prendre en considération ses nombreuses requêtes, en vue de faire cesser ces persécutions.  

 

Les raisons de cette action

                       

Pour comprendre comment et pourquoi Fernand BÉLÉNUS  a décidé de mettre sa vie en danger,  il faut se pencher sur le fonctionnement électoral et politique de cette commune, car à l’évidence, cette affaire, qu’on le veuille ou non, relève de sombres mœurs politiques.

 

Voilà en effet des générations qu’un système pervers s’est mis en place, perdure et sévit plus que partout ailleurs et plus que jamais à Terre-de-Haut, qui consiste pour les autorités municipales, bien ou mal élues, à punir littéralement les citoyens qui n’ont pas eu l’heur de voter du bon côté.

 

Des pratiques archaïques

 

À cause de l’extrême exiguïté du territoire communal où tous les habitants se connaissent par leurs prénoms et faute, surtout,  de respecter la légalité des conditions d’élection, il est particulièrement aisé de savoir pour quel candidat chaque électeur a déposé son bulletin dans l’urne et de s’en servir sans vergogne pour distribuer d’autorité par la suite sanction et récompense. Le secret du vote n’étant ni garanti ni respecté, tout va s’enchaîner le plus naturellement du monde, pour la satisfaction des uns et le malheur quotidien des autres.

 

Terre-de-Haut n’est malheureusement pas la seule collectivité de Guadeloupe où cette pratique archaïque de représailles post électorales est devenue une habitude.  Mais nous ne doutons pas qu’il existe des maires qui, empreints d’humanisme, respectueux de l’opinion de leurs concitoyens et ayant un tant soit peu de culture politique et de maturité démocratique, administrent leur commune en toute impartialité, sans chercher à favoriser ni à pénaliser qui que ce soit, simplement parce qu’il aurait voté dans un sens plutôt que dans l’autre.

 

Un appel à la justice et à la fraternité     

 

En notre qualité d’électeurs saintois toutes tendances confondues et de comité de soutien à Fernand BÉLÉNUS,  nous lançons un appel aux autorités municipales de Terre-de-Haut pour qu’une fois pour toutes, elles tournent la page de ces pratiques d’un autre âge et renversent cette tendance fâcheuse, héritage pernicieux des précédentes mandatures, qui consiste à diviser systématiquement et à manipuler la population pour des raisons évidentes et malsaines de clientélisme électoral. Nous interpellons en particulier le maire, M. Louis Molinié, pour qu’il comprenne que ce n’est pas en agissant de la sorte que l’on favorise l’harmonie et la fraternité dans sa commune et que l’on sort grandi d’actions négatives contre une partie de ses administrés.

 

Persuadés que, conscient d’une situation où son image, sa crédibilité de maire et tout simplement son honneur d’homme responsable auront tout à gagner, nous souhaitons qu’il rende justice à Fernand BÉLÉNUS et mette enfin en œuvre dans notre commune une politique sincère de compréhension, de tolérance, de réconciliation et de respect mutuel. Auquel cas, l’action courageuse, déterminée et inédite aux Saintes de Fernand BÉLÉNUS n’aura pas été vaine. Il s’agit d’une question essentielle et urgente de la vie et de l’intégrité physique et morale d’un homme.

 Terre-de-Haut, le 24 mai 2008

 Le Comité de soutien à Fernand BÉLÉNUS.

 

  • Prochaine édition de votre Guadeloupe Actu, lundi 2 juin 2008.

 

Le Scrutateur.

 

 

 

 

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