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Publié par Edouard Boulogne

1.                     Le déficit de la "Sécu" est voisin de 9,5 milliards d’euros en 2007 !

 

Mauvaise nouvelle du côté de la "Sécu" en 2007. La Commission des comptes de la Sécurité sociale annonce que l’année s'est achevée par un déficit de 9,5 milliards d'euros pour le régime général, se creusant de près d’un milliard d'euros en un an. La branche maladie est, de son côté, en nette amélioration avec un déficit de 4,6 milliards d'euros, contre 5,9 milliards en 2006. La branche famille est excédentaire pour la première fois depuis 2003, avec un solde de +0,2 milliard d'euros. La branche vieillesse, quand à elle, enregistre un déficit à 4,6 milliards d'euros contre un déficit de 1,9 milliard en 2006. Bien évidemment, les Français n’ont aucune part de responsabilité dans ces résultats décevants : C’est la faute du gouvernement qui dépense trop !!(Sûrement !).

 

2.                     Une place pour les émotions dans l’entreprise.

 

Pour bâtir et légitimer un leadership, il faut avoir établi des relations de confiance : Le management ne peut donc pas se permettre d’ignorer la dimension émotionnelle des rapports humains. D’où le développement de stages qui font usage de la carte émotionnelle. Mais l’expression des émotions doit être clairement maîtrisée car le management doit savoir que laisser transparaître des émotions négatives peut avoir des conséquences très dommageables sur la confiance des subordonnés. Ces stages sont très chers, mais ils se développent de manière importante dans les grands groupes car l’expression acceptée des émotions reste la meilleure manière pour prendre connaissance de ce qui se passe dans l’entreprise.

 

3.                     La formation professionnelle a du plomb dans l’aile !

 

Un rapport de l’Igas, Inspection Générale des Affaires Sociales, épingle la gestion du système de formation professionnelle dont le financement est remis en cause. Le système d’exclusivité de certaines branches est également critiqué car il oblige les entreprises à cotiser dans les caisses de leur activité. Elle insiste sur le fait que la structure de branche ne bénéficie pas ou très peu aux PME. La position du patronat est en train de s’infléchir ce qui permettrait une plus grande fluidité sur ce sujet.

 

4.                     L’inflation actuelle : mythe ou réalité ?

 

Peut-on parler d’inflation à la suite de l’augmentation des prix de 3,2% sur un an en France ? L'inflation se définit comme un emballement généralisé des prix : Ce n'est pas ce qui se passe aujourd'hui. Nous connaissons une forte poussée sur deux postes parfaitement identifiés : l'alimentation et le pétrole. Le même mouvement s'observe dans le monde entier. C’est donc un choc mondial qui n’est pas spécifique à la France. Or l'inflation est un phénomène interne à un pays où les prix poussent les salaires à la hausse qui poussent à leur tour les prix à grimper. Bien évidemment, le consommateur de base que nous sommes souffre du recul de son pouvoir d'achat. Pour lui, cette distinction "interne/externe" n'a pas de sens : Si les prix augmentent plus vite que le revenu de 3%, le pouvoir d'achat recule de 3% : Qu'il s'agisse ou non d'inflation, seul le résultat compte. En revanche, pour le gouvernement et la banque centrale, cette distinction est essentielle. Quand la hausse vient uniquement de l'extérieur, il est important de ne rien faire, sauf éventuellement à "penser" la plaie là où le choc fait le plus mal. Le gouvernement français a pris des mesures pour aider ceux qui sont les plus touchés par le renchérissement de certains biens et la BCE, la Banque centrale européenne, n'a pas relevé ses taux d'intérêt. Ne pourrait-on espérer une communication plus explicite de la part des médias dans ce type de problème plutôt que de crier au loup ! Encore une fois le gouvernement et les médias font preuve d’une faiblesse dans leurs explications et notre formation économique. Mais sommes-nous prêts à écouter et n’est-il pas plus facile de crier avec les loups ?

 

5.                     LME, suite…

 

La loi de modernisation de l’économie doit permettre de décrocher 0,3 point de croissance supplémentaire et la création de 50.000 emplois par an sur 3 ans. Elle est aussi présentée comme le prolongement de la loi TEPA, (Travail, Emploi, Pouvoir d'Achat) qui a été votée durant l'été 2007. La réforme, qui coûtera "300 millions d'euros" selon Christine Lagarde, le ministre de l’économie, doit permettre de "faire baisser les prix en relançant la concurrence", et "d'encourager le travail". A suivre…

 

6.                     Ne claquons pas la porte à la Chine.

 

Les événements dramatiques du Tibet reposent la question des rapports entre la Chine et l’occident. Depuis le début de ces événements, on ne songe qu'aux moyens de marquer fortement notre réprobation et notre révolte, envers la Chine en mettant en exergue le respect des droits de l’homme. Mais s'est-on demandé comment la population chinoise recevrait ces messages ? Les occidentaux ne voient que la répression par la force d'une révolte populaire de certains Thibétains mues par la foi et le désespoir, alors que les Chinois sont scandalisés par les photos qui montrent des hommes et des femmes venues de Chine pour travailler au Thibet et qui sont brûlés vifs par des thibétains déchaînés. Comment s'étonner alors du dialogue de sourds auquel on assiste ? On néglige une donnée essentielle des trente dernières années : le formidable mouvement d'ouverture de la Chine. On a beaucoup dit que le gouvernement chinois avait investi des fortunes pour construire le chemin de fer ou des routes destinés à "exploiter" le Tibet mais on omet de préciser qu'il a dépensé des centaines de millions pour restaurer de nombreux temples thibétains. Que représentent les jeux Olympiques pour la Chine ? Certains disent que le gouvernement voudrait en retirer l'orgueil d'un statut de grande puissance retrouvée, mais on oublie de prendre en compte ce que ces jeux représentent pour la population. C'est devenu une formidable occasion de célébrer une Chine qui s’ouvre au reste du monde, qui se met à apprendre des langues et des coutumes inconnues et qui se prépare à accueillir avec fierté les peuples du monde entier. Boycotter les jeux serait refuser le dialogue avec la Chine alors qu'on a plus que jamais besoin de se parler. Qui peut croire qu'en coupant les ponts avec la population, on les rétablirait entre le gouvernement chinois et les thibétains ? Comment ne pas voir qu'en blessant la fierté retrouvée de la Chine, on ne fait qu'exacerber les extrémismes de tous bords et qu'on risque de museler les hommes qui la font bouger. Cessons de penser en occidentaux qui ont la connaissance et n’oublions pas que la Chine a été, en son temps, une très grande civilisation dont nous nous sommes inspirés. C’est sans doute une raison pour laquelle le Général de Gaulle l’avait reconnue en son temps, il y a plus de 40 ans ! Ne gâchons pas l’attrait qu’ont les Chinois de la France.

 

Henri Pauvert.

 

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