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Publié par Edouard Boulogne

Réflexion sur la vie du Commandant Delgrès.


Par le docteur André NEGRE.

 

 


 






( De ce 10 mai jusqu’au 23 du même, toute la France, -et bien entendu au premier rang, les départements d’outre-mer, plus particulièrement concernés,- commémorera les abolitions de l’esclavage, (1794 et 1848).Le Scrutateur va publier à cette occasion plusieurs études historiques, que je puise dans les archives du grand frère du Scrutateur, l’ancien magazine Guadeloupe 2000 que j’avais l’honneur de diriger jusqu’en 2002.

La première de ces études est l’oeuvre de mon regretté ami le docteur André Nègre. Elle est consacrée au commandant Louis Delgrès.

L’étude historique fouillée, minutieuse, sera publiée en quatre parties. En voici la première. E.Boulogne).

 

 

 

 

Le problème  «Louis Delgrès»  est très certainement le plus intéressant et le plus important de tous ceux que nous proposent les hommes qui ont provoqué, et animé les événements de 1801 - 1802 à la Guadeloupe.

Né le 2 août 1766 à St Pierre de la Martinique, l'Histoire nous dit que Louis Delgrès; était «le fils, mulâtre, d'une Blanche née à la Martinique...»

Cela   n'est  pas tellement acquis...

Ne serait-il pas, au contraire, le fils d’un certain Louis Delgrès, Blanc créole

martiniquais, Receveur du Roi et Directeur des Domaines du Roi, à Tabago ? Blanc créole qui, normalement, vivait

ses deux frères en Martinique, à St-Pierre , à l'époque où y naissait le futur chef de Bataillon. Et sa mère ne serait-

elle pas une certaine Elisabeth Morin, dite Guiby,  mulâtresse martiniquaise qui était la maîtresse du Receveur, lequel mourut dans  ses bras en lui laissant ses biens ?

Cette famille Delgrès était une vieille famille   blanche   créole   qui   paraît descendre d'un Delgrès mort à St Pierre vers 1754. Nous allons citer les divers documents d 'Archives qui nous ont permis de supposer que le Commandant Delgrès, objet de cette étude, pouvait en procéder.

Car les véritables origines de «notre » Delgrès sont intéressantes, à deux points de vue : d'abord, la stricte et minutieuse vérité historique ; ensuite, ces origines découvrent le véritable patrimoine génétique d'un homme, patrimoine qui le fait hériter (de ceux qui l'ont précédé),volens-nolens», une certaine allure physique et une tournure psychologique. Que le commandant Delgrès ait eu un père débardeur,  analphabète   et   esclave,   ou Receveur du Roi instruit et peut-être cultivé, d'une « bonne famille »... cela pas indifférent pour mieux comprendre l'homme.

 Je dois à la vérité de dire que tout le mérite de cette recherche généalogique revient à Maurice Nicolas, notre très regretté grand ami,  Archiviste de profession, dont tout le monde sait la connais­sance profonde qu'il avait de l'Histoire des Antilles et l'extrême finesse d'analyse des documents d'Archives : Nicolas a eu connaissance d'une pièce officielle, si­gnée : «Louis Delgrès, Receveur du Roi à Tabago»... Il  s'est évidemment demandé si cette surprenante similitude des noms et des prénoms ne recouvrait pas une pa­renté ? Hypothèse d'ailleurs épaulée par les dates : Le Receveur vivait à St Pierre, quand le futur Chef de Bataillon y na­quit...

Il ne restait plus qu'à fouiller dans les Archives, ce que j'ai pu faire à Paris, en suivant bien (je le précise) les directi­ves de Maurice Nicolas.

Voyons ces documents d'Archi­ves ;

Dans le dossier «C. 10. E (1) Taba­go» des Archives nationales (1), on trouve plusieurs Etats, dressés et signés «Louis Delgrès», tantôt avec le titre de Receveur du Roi, tantôt de Directeur du Domaine de Tabago ; ces Etats concernent les diverses productions agricoles, les comes­tibles, les effets et ustensiles, les bestiaux et l'ensemble des droits perçus, tant pour le Roi que pour les Fermes Générales : toutes ces pièces concernent les années 1782 et 1783.

Le dossier «C. 10. E (1) Tabago» contient aussi un cahier, à couverture ver­te, assez important ; si on le commence d'un côté, il comprend les copies de procès verbaux, de procédures de saisies, prises, scellés etc, effectués par Louis Del­grès, Directeur du Domaine.

Si on commence la lecture de ce ca­hier vert par l'autre côté, c'est un ensem­ble de minutes de lettres, écrites par le même Louis Delgrès à diverses personnes, ou même à l'un de ses frères.

Cette lecture permet certaines cons­tatations : d’abord que ce Delgrès avait dû arriver à Tabago avant mars 1782 ; et nous savons qu'il y est mort en 1789.

L'une de ces lettres nous instruit un peu sur sa famille : il avait deux frères, dont l'un à St Pierre ; cette lettre, datée d'avril 1786, est adressée à «Mon cher frère», qu'il vouvoie ; François sans dou­te ; il lui parle d'un autre frère, Michel, auquel il doit de l'argent ; avec intérêts... ce qu'il n'apprécie guère, entre frères... Il s'en plaint et explique que c'est alors qu'il était impécunieux en Martinique, avant de venir à Tabago, qu'il s'est endetté ; il développe comment, à cette époque péni­ble de sa vie, il travaillait chez son beau-frère Bertrand, en association restée sans contrat... et il rejette sur ledit Bertrand les mauvaises affaires alors faites. Il aurait été obligé de payer les dettes de son asso­cié-beau-frère, et aurait emprunté, à cet effet, à son frère Michel... Depuis, grâce à cet emprunt, il aurait remboursé MM. Boutin Fils, de Lafargue, Dandolle, Texier et Bord...

Plusieurs de ces lettres prouvent qu'il s'intéressait vivement à une habitan­te de la Martinique, Mme Guiby, que l'on retrouve dans des actes notariés de la suc­cession du dit Delgrès (Etude Me Cathala 18.8.1790) sous le nom d'Elisabeth Mo­rin, dite Guiby ; le Receveur du Roi s'in­téressait vivement à cette personne, mais aussi à sa fille et à son fils... Voyons en quelques -extraits :

Le 9.12.1785, il envoie à Mr Le Genty, à St Pierre, de l'argent pour régler un dû de Mme Guity.

Le 9.12.1785 encore, il s'adresse à Nicolas Morimy, de St Pierre, pour lui payer des réparations que Morimy a eu «la bonté de faire à la maison de Mme Guiby»...  «Il me restera à vous remer­cier tant pour moi que pour Elle (la ma­juscule est de Delgrès), des bontés que vous avez bien voulu avoir à cette occa­sion.......  «Mme Guiby, sa fille et son

fils me prient de vous faire un million de compliments, ainsi qu'à votre épouse et votre famille». Tous vivaient donc avec lui, à Tabago.

Dans ces lignes, il s'associe donc assez chaleureusement à Mme Guiby (à Elle) et à ses enfants, dans la reconnais­sance et les remerciements qu'il manifeste ainsi, presque en famille, et de ménage à ménage, à Morimy.

 

D'ailleurs, une autre lettre du 13 mars 1786, adressée à Delorme, nous con­firme que Mme Guiby vivait bien à Tabago.

Le 3 juillet 1786, il acquittait enco­re à Genty (sans doute Le Genty), de St Pierre, des dettes de Mme Guiby...

Le 7 juillet 1786, il écrivait à Mr Jégaud de Fort-Royal : «Je suis pénétré de reconnaissance de la générosité que vous exercez envers Mme Guiby et moi ; elle vous fait ses remerciements et vous assure, ainsi que ses enfants, de leurs res­pects. »

Dans les lignes précédentes, il est évident qu'il se sent concerné, personnel­lement, par la générosité du nommé Jégaud à l'endroit de la famille Guiby.

Le 7 août 1786, à Mr Deculleville, de Fort-Royal, il écrit : «Mme Guiby et ses enfants vous assurent de leurs res­pects...»

Le lecteur pardonnera cette énumération un peu fastidieuse, qui a cependant pour but de prouver que Delgrès vivait avec une dame Elisabeth Guiby, née Morin, laquelle avait 2 enfants qui vivaient avec eux ; et qu'il avait un attachement certain pour tout ce monde, rassemblé auprès de lui à Tabago.

Donnons maintenant un passage d'une autre lettre écrite le 18 août 1786, et encore adressée à Mr Deculleville, à Fort-Royal : «Ci-inclus, mon bon ami, un compte de souliers qui a été fourni par mon garçon au détachement qui était en garnison à Tabago, qui est parti sans payer ; je vous serais infiniment obligé de lui procurer le payement de tout cela ; les souliers ont été livrés sur les bons d'un nommé Dardet, je les ai en main, s'il faut vous les envoyer, mandez le moi...»

Qui pouvait être celui qu'il appelait «mon garçon» ?

A cette époque, on ne désignait pas ainsi un commis, ni un commissionnaire ; on disait : «Mon employé... mon com­mis...», et s'il s'agissait d'un homme de couleur : «Mon Nègre...»

Il reste donc fort possible que le «garçon» du Receveur fût tout simple­ment son fils, chargé par son père de livrer des chaussures à un détachement militaire, lequel serait parti sans payer le dit fils, pour cette livraison... Et le père faisait en sorte que son «garçon» fût payé... «Je vous serais infiniment obligé de lui procurer le payement de tout ce­la...»

On sait par ailleurs que Louis Del­grès qui fut l'emblème de l'insurrection de la Guadeloupe en 1802, était né lui-

même à St Pierre de la Martinique le 2 août 1766, époque où le futur Rece­veur du Roi et Mme Guiby, sa maîtresse, y vivaient aussi, et tandis que la dite Mme Guiby y donnait le jour a deux enfants, dont un garçon ; c'est à dire que, au mo­ment où le «garçon» du Receveur oubliait de se faire payer, le futur Commandant Delgrès avait près de 20 ans, et était dans les Milices depuis déjà 3 ans... Peut-être à Tabago ?

On connaît par ailleurs la propen­sion qu'ont les Blancs créoles de la Marti­nique pour donner, non seulement leur nom mais aussi leur prénom à leurs gar­çons ; on en connaît des dynasties entiè­res... Alors ?

Tout cela ne crée certes que des présomptions ; mais ces rapprochements et coïncidences sont curieuses, noms, prénoms et dates... Il est certain qu'il fau­dra encore étayer notre hypothèse par d'autres recherches d'Archives.

Pour terminer cette petite étude du dossier «C. 10. Ë. (1) Tabago» (1), ajou­tons les renseignements donnés sur Louis Delgrès, Receveur du Roi (et père possi­ble du Chef de Bataillon) à Mr Delorme, Sous-Commissaire des Colonies, par Mr Lequoy de Mongiraud, Ordonnateur de Tabago : «Cette partie du Service (Direc­tion du Domaine) est réglé par Mr Louis Delgrès ; la bonté, la franchise de son ca­ractère, lui ont concilié l'estime générale des Français et des Anglais. D'ailleurs, comptable très exact, on vient d'envoyer en Martinique les comptes de ce Trésorier pour les années 1781-82-83.»

De cette dernière ligne, Tabago ayant été prise par les Français le 2.6.1781, et de ce que nous avons vu plus haut, on peut affirmer que Delgrès arriva dans cette île au courant du 2ème semes­tre 1781 ; nous savons qu'il y mourut en 1789 dans les bras d'une Mme Guiby éplorée, sa «gouvernante»... dit l'acte de décès, sa gouvernante qui l'a servi toute sa vie et entouré de ses attentions ; et à laquelle, répétons-le, il laissa son héritage.

 


(Signature autographe de Louis Delgrès).


La lecture de l'ensemble des lettres du Receveur du Roi montre un homme instruit, s'exprimant dans un style alerte, avec quelque élégance, et sans cette affec­tation qui était trop souvent la règle en cette fin du XVIIIè siècle. Et l'on vient de nous tracer de l'homme et du compta­ble un tableau très flatteur ; admettons qu'il fût le père du Chef de Bataillon : comme tout ce que nous sommes, nous le devons au patrimoine génétique (en bon­ne partie) légué par nos ancêtres, nous ne devons pas être surpris de trouver dans le comportement de ce dernier, quelques-unes des caractéristiques de ce père putatif . Quant à Mme Guiby, qui fut la compagne fidèle et attentionnée du Rece­veur, pendant «toute sa vie», cela devait être une bien bonne femme, assez riche­ment dotée en qualités ?

Revenons au Commandant Louis Delgrès, le héros de la rébellion guadeloupéenne. Avait-il été esclave ? C'est possi­ble, surtout s'il n'était pas le fils du Rece­veur ; il était entré dans les Milices le 1 novembre 1783, âgé de 17 ans ; et l'on peut se demander s'il n'avait pas pris cette orientation pour acquérir justement sa liberté, puisque les esclaves qui servaient dans les Milices, en qualité de fusilliers étaient affranchis au bout de 8 ans. Mais s'il était le fils du Receveur, était-il esclave ? Avait-il besoin d'être affranchi

Pourquoi cet élan inattendu, après 8 années d'indolence apparente ?

Si l'on admet qu'il était le fils du Receveur, on peut tenter d'expliquer ce long stage comme 2è classe, suivi d'un démarrage en 1791 : il serait entré dans les Milices... se sachant fils d'un fonctionnai­re important... et ne se serait pas bousculé pour les corvées de quartier... d'autant plus que l'on n'était pas en guerre... Mais le père meurt en 1789 ! Il faut qu'il se secoue et s'intéresse d'un peu plus près à sa carrière, d'autant que, maintenant, la guerre s'y prête...

Cela n'est qu'une modeste supposition.

Si l'on n'admet pas que le Commandant Louis Delgrès soit le fils de Louis Delgrès, Receveur du Roi, il faut alors ad mettre que, naquirent à St Pierre de Martinique, à peu près à la même époque d'une part un garçon étranger à la famille du Receveur, mais qui fut tout de même appelé Louis Delgrès, comme le Receveur, d'autre part un fils naturel du dit Receveur, qui aurait été baptisé sous d'autre désignations. C'est évidemment possible mais cela n'explique pas aussi bien qui ait pris un essor subit après une si longue stagnation...

Après avoir ainsi laissé vagabonder la «folle du logis»... revenons à notre militaire : il fut donc proclamé Lieutenant par ses concitoyens, ce qui n'était qu'une nomination provisoire, à faire confirmer par les seules autorités habilitées à ce faire ; mais il est intéressant de noter que cela avait été à bord de la frégate « Félicité » que commandait alors un certain lieutenant  de Vaisseau La Crosse... dont, en 1801, il sera l'Aide de Camp, avant de combattre. Curieuses coïncidences...

C'est donc en cette qualité de Lieutenant à titre temporaire qu'il servit à Martinique, sous les ordres du Général Rochambeau, en 1793. Il y fut fait Capitaine, toujours à titre provisoire, au combat du Morne Rouge, puis capturé par Anglais lors de la prise de la Martinique par Albion, le 2.2.1794.

Déporté en Angleterre le 30 mars suivant,   peut-être   y   connut-il,  dans la promiscuité des camps, le Capitaine Pélage, lui aussi prisonnier ? Rapatrié à Saint-Malo en mai 1794 il reçut là son brevet de Lieutenant à la formation d'un batail­lon des Antilles, à Brest, le 6 vendémiaire an III (27.9.1794). Nomination définitive cette fois-ci.

Il partit ensuite avec l'expédition de la Guadeloupe le 27 Brumaîre an III (17.11.1794) ; il y arriva 1 mois plus tard,

c'est à dire en décembre.

De la Guadeloupe, il fut désigné pour faire partie du «commando» chargé de reconquérir Sle Lucie : il embarqua à cet effet le 10 germinal an III (30.3.1795) à h tête d'un détachement de 110 hom­mes,

11 s'y distingua tout particulièrement puisqu'il enleva à l'assaut la posi­tion clé de l'île, le poste Rabot ; poste sur lequel il fil hisser le drapeau français. Mais il fut grièvement blessé le 3 floréal an III (22,4.1 795), et fut nommé Capitai­ne, à titre définitif cette fois-ci encore, par brevet du Représentant Goyrand le 7 messidor an III (25,6.1795).

Le lendemain, 8 messidor (26  juin), il embarquait de nouveau pour participer à la campagne de St Vincent. Là, il prit part à peu près à tous les combats, mais fut fait de nouveau prisonnier le 18 prairial an IV (6.631796). Conduit dans les geôles d'Angleterre, il y fut «échangé» le 5è jour (1.10.1799), par le Directoire exécutif. sur proposition de Goyrand ; puis il fut affecté au Bataillon des Antilles, qui était alors en garnison aux Casernes de Martinville, à Rouen.

Enfin, avec le Colonel Pelage, Aide de Camp de l'Agent du Directoire Jeannet, il embarqua à Rocheforl sur le con­voi qui, le 18 vendémiaire an VIII (10.10.1799), emmenait aussi les Agents du Directoire en Guadeloupe ;et le Com­mandant Delprès était là l'Aide de Camp de l'Agent Baco.

Voilà le Delgrès qu'allait trouver Lacrosse quelques mois plus tard. Lacrosse sur la frégate duquel, on s'en sou­vient, en 1792. on l'avait proclamé Lieu­tenant par acclamations ; Lacrosse dont il allait être l'Aide de Camp pendant plu­sieurs mois... voilà l'homme qui allait, à lui seul, donner une certaine grandeur a une rébellion qui. pour si justifiée qu'elle fût, n'en serait pas moins restée, sans Del­grès. une banale insurrection, marquée de plus de crimes que de noblesse ou de hauteur.

Bien que brillant soldat, nous avons déjà dit qu’ il n'avait pas eu un avance­ment aussi rapide que celui de Pelage ;ce dernier Colonel à 33 ans, pouvait espérer une progression enviable, sur les champs de bataille que l'Empire .allait immortali­ser en Europe , au même âge, Delgrès ne paraissait pas être promis aux mêmes des­tinées. Nous avons essayé, un peu plus haut, d'expliquer ce retard, pris par Delgrès, sur Pelage. Ses Etats de Services étaient moins brillants et, la suite nous le prouvera, il ne relevait pas du même fana­tisme militaire qui avait amené Pelage à reléguer au second plan tout ce qui n'était pas le «devoir » du soldat ; tandis que Pe­lage avait refoulé l'idée de communauté raciale bien loin derrière son orgueil d'être un Officier français, un Officier de la meilleure armée du monde, Delgrès n'avait pas du tout la même conception du «devoir» militaire qui, alors comme de tous les temps, en France comme en Russie soviétique ou ailleurs, fait tout sa­crifier : la race, la famille, père, enfants etc... à la notion de Patrie.

complémentaire de  l'an V (21.9.1797)... et il débarqua au port du Havre-de-Grâce.

Il fut alors fait Chef de Bataillon par brevet - c'est-à-dire à titre définitif -le 9 vendémiaire an VIII

 à suivre.


(à suivre).

 

 André NEGRE

 

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