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Publié par Edouard Boulogne

De Guizot en Sarkozy.

 

 (François Guizot).

 

Je n’ai jamais été, ceci dès les années 1990, un très fervent sarkoziste.

En 2007, toutefois, au deuxième tour de l’élection présidentielle, placé devant le cruel dilemme du choix entre un mal et un pire, j’ai voté, pour le « cher Nicolas ».

Certains éléments de son programme, l’intention de rompre avec le socialisme rampant qui paralyse la société française depuis plus de trente ans, la référence aux valeurs d’une France qui n’a pas commencé en 1789, le désir de réguler une immigration trop massive et dangereuse à terme pour l’identité nationale, par exemple, m’ont conduit à faire, sans trop d’hésitation le choix que j’ai dit.

Elu, monsieur. Sarkozy a d’abord été l’objet d’un culte quelque peu ridicule, d’une sarkomania indigeste.

Depuis quelques mois, l’on assiste à un renversement de l’opinion, grossièrement orchestrée par des médias littéralement possédés par la gauche. Nous sommes actuellement dans une phase de très minable sarkophobie.

J’ai dit, à plusieurs reprises, ici même, mon agacement devant la façon de gouverner du président de la République, désacralisante pour la fonction politique capitale qu’il exerce.

Mais il semble avoir pris conscience des effets fâcheux de la sorte d’ivresse du pouvoir qui s’est, un temps, emparée de lui.  Reprendra-t-il la main ? Je le souhaite pour la France. Il dispose encore du temps nécessaire ( quatre ans ) à la mise en route du programme, à certains égards séduisants, qui avait convaincu une majorité assez conséquente d’électeurs.

D’autant plus que l’opposition n’a rien à proposer de valable aux Français, s’occupant essentiellement de savoir qui sera le candidat de gauche aux présidentielles de 2012 !! Et il y a pléthore de candidats.

Le niveau, plutôt bas, de sa popularité n’est pas pour l’instant particulièrement inquiétant quand on connaît la versatilité des foules, particulièrement en France, pays ingouvernable, disait de Gaulle.

Dans un livre qui vient de paraître sur François Guizot, (François Guizot, par Laurent Theis, éditions Fayard) qui fut un grand premier ministre sous la monarchie de juillet, entre 1830 et 1848, l’auteur cite Guizot qui fut, en son temps, un « modèle d’impopularité » : « Les gouvernements ne sont pas institués pour plaire. On a vu des gouvernements despotiques et populaires. Dans les pays libres, le meilleur gouvernement n’est presque jamais populaire. Il a toujours contre lui le parti des espérances et celui des mécomptes. Le parti des illusions déçues est précisément la portion de la société la plus remuante ; c’est assez pour rendre le pouvoir impopulaire même au moment où il rend le plus de services au pays ».


J’écris ces lignes en observateur libre, non soumis à quelque faction que ce soit, mais en citoyen qui refuse la politique du pire, l’opposition bornée et sans nuances, parfois même le dandysme du « n’yaka ».

Il faut souhaiter que l’on fasse lire au président de la République les propos de l’illustre Guizot.

Il pourra ainsi relativiser, les cris d’orfraies qui ponctuent sa politique .

 

Edouard Boulogne.

 

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