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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.






1.         Un moral dégradé en avril pour les

industriels.

 

Les industriels français du secteur manufacturier sont entrain de broyer du noir. Leur moral s'est dégradé au mois d'avril car la conjoncture du secteur s'est détériorée, comme l’indique une enquête mensuelle publiée par l'Insee (Institut National de la Statistique et des Études Économiques). L'indicateur synthétique du climat des affaires est ressorti à 106 contre 108 en mars, alors que les économistes tablaient en moyenne sur un indicateur à 108. Dans son communiqué l'Insee écrit : "Les entrepreneurs de l'industrie manufacturière estiment que leur activité a sensiblement ralenti, notamment dans la branche des biens intermédiaires". L'Insee poursuit :"Les perspectives générales, qui représentent l'opinion des industriels sur l'activité de l'ensemble de l'industrie, se replient à nouveau". Les chefs d'entreprises prévoient d'augmenter leurs prix, mauvais signe pour l’inflation.

 

2.         Le gouvernement veut mieux contrôler les chômeurs.

 

L’obsession du gouvernent est de pourvoir les 500.000 offres d’emploi qui sont structurellement vacantes. Il a entamé des discussions avec les partenaires sociaux pour réformer l’assurance chômage et mettre en place de nouvelles sanctions applicables en cas de deux refus d’emplois dits "raisonnables", sous peine de suspension des droits voire de la radiation des demandeurs d’emploi de sur les listes. Selon Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’Emploi, c’est une offre "qui est dans le prolongement de ce que vous avez fait avant, de votre formation, dans le bastion géographique qui vous permet de vous déplacer pour aller à votre job et avec un niveau de rémunération qui est à peu près dans la fourchette". Christine Lagarde, le ministre de l’économie dans un entretien au Républicain Lorrain, a affiné la stratégie adoptée : elle évoque un "processus graduel" de recherche d’emploi "où il faudra peut-être viser un peu plus large" au fil du parcours professionnel. Et elle a ajouté : "Celui qui a été dans une profession très étroite, il lui faudra s’ouvrir un peu. Celui qui a travaillé tout près de chez lui, il faudra qu’il envisage d’aller un peu plus loin". Les négociations concernent les sanctions mais aussi l’indemnisation du chômage, de même que l’amélioration de l’accompagnement et de la formation des demandeurs d’emploi. Nous devons cesser de penser que nous n’avons pas à bouger du lieu ou nous sommes installés ou rechercher un travail dans la seule expérience que nous avons. Les américains, par exemple, n’hésitent pas à faire des milliers de kilomètres pour s’installer dans une région ou se développent des offres : Évidemment, ils n’ont pas le bénéfice des Assedic ! Loin de moi l’idée de mettre en cause les indemnités Assedic, mais tout de même, certains n’utilisent-ils pas ce "soutien" pour ne pas suffisamment rechercher un nouvel emploi. Trop d’aide financière tue la recherche. L’idée de la CGPME qui souhaiterait une indemnisation "plus élevée qu’aujourd’hui durant les premiers mois de chômage, mais qui baisserait au bout de 6 mois pour inciter les gens à reprendre un emploi" ne serait-il pas un bon moyen pour inciter à une recherche immédiate ! La France reste un des rares pays d’Europe ou le niveau de chômage reste encore aussi élevé et le seul pays où les demandeurs d’emploi sont si peu incités à rechercher un emploi : cherchez l’erreur !!

 

3.         Nicolas Sarkozy : maintient du cap, défense des réformes.

 

Le président a reconnu porter une part de responsabilité dans la morosité des Français et l'effondrement de sa popularité mais il a assuré avoir tiré les leçons de ses "erreurs". Il a réaffirmé sa volonté d'engager les réformes nécessaires pour que la France "puisse compter dans les grandes puissances du monde, pour qu'il y ait le plein emploi, pour qu'il y ait davantage de croissance et pour que les Français soient de nouveau fiers de leur pays." Le chef de l'État a défendu ses "55 réformes" car, pour lui, la crise économique est une "raison de plus pour les accélérer." Faire les réformes, malgré une conjoncture plus difficile que prévu, c’est ce que veut Nicolas Sarkozy parce que la France a besoin d'être remise en mouvement. Il a indiqué qu’il fallait les mener toutes de front avec pour seul horizon la fin de son quinquennat. Il a demandé aux Français d’être patient et les a incité, par des exemples concrets, à voir le côté positif des réformes. Personnellement, je l’ai trouvé plus calme, plus posé, courageux et soucieux de faire ce qui aurait dû être fait par ses prédécesseurs, François Mitterrand et Jacques Chirac. Les réactions politiques ou syndicales à son propos sont comme d’habitude démagogiques, inconsistantes et inconscientes car, en tout état de cause, nul responsable ne peut ignorer que la France a besoin des réformes pour continuer à faire partie du concert des nation au XXIème siècle. Certes cela fait beaucoup de réformes à faire et cela va être difficile à faire passer car les Français sont égoïstes, manipulateurs et inconscients. Un an après son élection, notre président semble avoir compris que l'action ne va pas toujours aussi vite que le verbe. Bien que pas toujours d’accord avec la manière dont il gère sa communication et celle du gouvernement, je suis en parfaite harmonie avec lui dans son engagement à poursuivre la politique pour laquelle il a été élu. Il n’y en a pas d’autre alternative et nous devons la soutenir dans ses grandes lignes. Sinon, comme je l’ai déjà dit, nous pourrions devenir le premier pays en voie de paupérisation !

 

4.         Les entreprises réduisent leur budget

formation.

Selon le ministère de l’Emploi, depuis le début des années 2000, la contribution des entreprises à la formation professionnelle ne cesse de diminuer. Les secteurs traditionnellement peu enclins à former leurs salariés tendent à rattraper leur retard. Par contre, depuis cinq ans, les secteurs plus sophistiqués, comme ceux des hautes technologies, ne cessent de réduire leur budget formation. Mais reconnaissons que la formation est devenue le deuxième thème de négociations après les salaires.

5.         Les métiers de la finance s’ouvrent à d’autres profils.

Les banques n’hésitent pas à proposer des salaires importants et des bonus équivalents à trois fois la rémunération de base pour engager les meilleurs diplômés. HEC, Polytechnique, Centrale, Supelec, ou les meilleures écoles d’ingénieurs constituent un véritable vivier pour les métiers de la finance. Ils attirent également des profils plus divers et moins prestigieux. Des diplômés universitaires Bac+4 ou Bac+ 5, de même que des jeunes issus d’écoles de commerce, peuvent prétendre à des postes de "middle office", en attendant d’évoluer vers des fonctions plus rémunératrices. Par contre, certaines fonctions ne trouvent pas de candidats pour des postes de contrôleur de gestion. Les banques, après les avoir formés, recourent alors à la promotion interne de salariés car un millier de postes restent actuellement vacants. Peut-être que certains demandeurs d’emploi pourraient aussi être formés au contrôle de gestion ce qui réduirait le nombre de chômeurs !

Henri Pauvert.

 

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