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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.




1. Les Français vivent plus longtemps.

15.000 personnes sont mortes lors de la canicule d’août 2006. Ceci a eu des répercussions inattendues sur l’espérance de vie des Français. Grâce aux progrès de la médecine et à une plus grande attention portée aux personnes âgées isolées, l’espérance de vie a progressé de quatre mois en 2007 par rapport à 2006. Elle se situe à plus de 81 ans en moyenne, les femmes arrivant en tête et devenant ainsi les championnes d’Europe avec plus de 84,5 ans de longévité. La France, qui avait 3.700 centenaires en 1970 compte environ 20.000 aujourd’hui, nombre qui devrait passer à plus de 60.000 au milieu du siècle. Vive la médecine !

2. Vive l’allongement du temps de travail !

La réforme des retraites est une chance énorme ! Quels veinards que toutes ces générations qui vont devoir travailler pendant 41 ans pour toucher leur pension, sans doute plus faible ! Selon l’Institut national des études démographiques, les Français sont de plus en plus nombreux à vivre de plus en plus longtemps. Pourquoi pas des cent-cinquantenaires d’ici la fin du demi siècle ! Alors que représentent les 41 petites années de cotisations : rien par rapport à la durée de vie des hommes et femmes de demain. Les futures générations travailleront proportionnellement beaucoup moins qu’aujourd’hui. Et si on prend en compte les études, alors elles coûteront plus à la société que nous ne lui rapporterons. Comment faire perdurer notre bonne vieille retraite par répartition ? La solution : augmenter la vitesse sur les routes, relancer la vente de cigarettes et d’alcool, supprimer les antibiotiques, en un mot, développer la mortalité ! ! (Grrrr ! !).

3. Le taux de chômage baisse en février.

En février, le nombre de demandeurs d’emplois a diminué de 13.700 personnes et a compensé quasiment la hausse enregistrée en janvier. Le nombre de chômeurs en France est repassé sous la barre des 1,9 millions, notamment pour les chômeurs de longue durée. Ceci démontre que le pays s’attaque maintenant au noyau dur du chômage, à savoir les personnes inscrites à l’ANPE depuis plus d’un an. Le gouvernement reste persuadé que les réformes structurelles, telles que la modification du contrat de travail et la formation professionnelle devraient venir en complément de la croissance pour permettre d’atteindre le plein emploi. Laurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’emploi fraichement nommé, convient que bien que la situation économique internationale reste difficile, la France résiste bien. Souhaitons que les réformes de structure envisagées permettent de faire mieux.

4. Rigueur : vous ne pouvez pas dire rigueur !

Selon le Petit Larousse, la rigueur se définit comme "le refus de tout laxisme dans le respect des impératifs économiques et budgétaires". Mais le mot rigueur est tabou et ne peut être utilisé car il fait peur. Or, en toute bonne logique, tout gouvernement, de droite comme de gauche, devrait être rigoureux dans la gestion des deniers qui lui sont confiés par les électeurs et donc refuser tout laxisme. Mais on constate qu’aucun dirigeant ne veut entendre parler de ce mot "barbare". La France vit au dessus de ses moyens depuis 1973, dernière année ou le budget présenté était positif : C’était alors la fin des 30 glorieuses ! Depuis cette date "nous n’avons pas de pétrole mais nous avons des idées" comme le disait une pub qui est restée dans toutes les mémoires ! Le gouvernement se propose de faire 7 milliards d’euros d’économies. Maigre effort comparé aux 1.200 milliards d’euros de dette accumulée en 35 ans. Le déficit envisagé pour 2008 est d’environ 40 milliards d’euros. Le remboursement des intérêts de la dette s’élève à 40 milliards d’euros. Donc à fin 2008 notre dette globale devrait être voisine de 1.300 milliards d’euros. Les 7 milliards d’économies prévues représentent moins de 1% de notre dette. Il faudrait environ 20 milliards d’euros pour faire décroitre la dette. 17 milliards serait le minimum ! Alors comment pouvons-nous croire que nous serons en dessous des 3% demandés par la Commission européenne à fin 2012, et accepté par nous! Petit rappel, ces 3% ont été définis à l’époque en fonction de critères proposés par la France et l’Allemagne. Quand les Français et leurs dirigeants accepteront-ils de comprendre que nous devons être plus rigoureux dans notre gestion. Cela implique quelques sacrifices pour permettre aux générations futures de pouvoir vivre correctement. Je me répète, mais nous sommes égoïstes et nos dirigeants sont inconscients, surtout à gauche. N’est-il pas utile que tous, à droite et à gauche se retrouvent "consensuellement" pour nous aider à comprendre qu’il est impossible de poursuivre cette fuite en avant !

5. François Bayrou doit digérer son échec.

"Il faut fixer le cap pour les prochains mois" et donner la possibilité aux adhérents de s’exprimer. La stratégie électorale du président du MoDem reste une énigme pour ses partisans. Beaucoup pensent qu’il roule pour lui et prépare ses élections présidentielles de 2012. Le Centre tantôt à droite ou à gauche suivant les nécessités de sa politique passe mal et entraine des tensions importantes. Le MoDem se retrouve actuellement avec de moins en moins d’élus. Certains, comme le sénateur Jean Arthuis, souhaitent prendre leur distance avec François Bayrou en évitant une balkanisation des élus centristes. La stratégie "Bayrouiste" est mal perçue et beaucoup se posent la question d’un ralliement à l’UMP ou au Nouveau Centre. De plus le président d’un MoDem réduit à la portion congrue doit digérer son propre échec à Pau.

6. Christine Lagarde tente de rassurer sur la croissance française en 2008.

De combien sera la croissance française cette année ? Christine Lagarde tente de tordre le coup aux pronostics les plus négatifs. Elle cite notamment comme réformes en cours la Revue générale des politiques publiques (RGPP) dont le Président de la République a présenté plus de 100 mesures. Quant à l'avenir du Revenu de solidarité active (RSA), mécanisme de soutien aux bas revenus pour encourager le retour à l'emploi et déjà en expérimentation dans 34 départements, Christine Lagarde considère "totalement prématuré et irresponsable" d'estimer qu'il pourrait être abandonné en raison de son coût. Mais comment le financer : les caisses sont vides.

7. Évolution du contrat de travail.

Le Conseil des ministres a examiné dernièrement le projet de loi de modernisation du marché du travail, qui comprend en l’état actuel 10 articles, dont certains sont majeurs. Pour la première fois, le texte inscrit des durées maximales pour les périodes d’essai de 2 à 4 mois selon les postes. Les licenciements devraient par ailleurs être motivés et un nouveau mode de rupture de contrat ferait son apparition : la rupture dite conventionnelle, qui ferait l’objet d’un accord entre l’employeur et le salarié. Une petite avancée pour les entreprises à suivre…

Henri Pauvert.
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