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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe .




1. Ou va la retraite ?

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a entamé sa concertation sur la deuxième étape de la réforme des retraites. Le Medef insiste sur le relèvement de l'âge légal de départ et les syndicats contestent le passage à 41 ans de cotisation. Quel est le problème ? François Fillon, le Premier Ministre, avait indiqué à l'automne 2007 que le retour à l'équilibre des retraites du privé devait être visé pour 2012. Actuellement un déficit de près de 10 milliards d'euros est prévu, même en incluant l'augmentation de la durée de cotisation à 41 ans. De réelles économies ne pourraient venir que d'un relèvement de l'âge légal de la retraite, éventualité écartée par l'exécutif gouvernemental. Ce dernier aborde avec prudence le volet de la fonction publique en mettant l'accent sur l'équité intergénérationnelle. Le problème est malheureusement simple : les caisses sont déficitaires et chaque catégorie de salariés possède des avantages qu’elle ne veut pas abandonner. On appelle cela la solidarité interprofessionnelle : pas moi, les autres oui !!

2. Le déficit public en hausse de 0,3% en 2007 !

En 2007 l'Insee a précisé que le déficit public s'était élevé à 50,3 milliards d'euros, ce qui souligne que la dégradation de 7,7 milliards est due à une progression des dépenses plus marquée que celle des recettes. Les intérêts versés se sont accrus de 12,2%, en raison principalement de la remontée des taux d’intérêts qui s’est amorcée depuis la fin 2005 et qui s’est amplifiée en 2007. De plus, la dette publique s'est accrue de 5,2% l'an dernier, après +0,4% en 2006. Elle atteignait 1.209,5 milliards d'euros au 31 décembre 2007, soit 64,2% du PIB ! L’opposition a beau jeu de dénoncer ce déficit qu’elle a largement aidé à creuser. N’oublions pas que depuis plus de 30 ans, nous vivons à crédit grâce à tous les avantages que nous ont offert généreusement nos dirigeants, qu’ils soient de droite ou, plus souvent de gauche. Le dernier plan de restriction remonte au Premier ministre Raymond Barre dans les années 1977 sous la présidence de Valérie Giscard d’Estaing ! Depuis, la gauche a creusé le trou des déficits avec les nationalisations, les 39 heures, les 35 heures, le RMI, la CMU et toutes les autres mesures non financées. Il est donc malvenu pour messieurs Fabius, Emmanuelli, Hollande, mesdames Aubry, Royal et Cie de parler des déficits crées par la droite : ils ont la mémoire sélective et courte !

3. Le moral des ménages est au plus bas depuis 1987.

Les ménages français broient du noir. L'indicateur résumé de leur opinion pour mars recule d'un point à -36, au plus bas depuis que la série a commencé en janvier 1987. Le moral des ménages français vient donc de toucher un nouveau plus bas historique. Cette baisse suit un léger répit qui avait été constaté en février. Les opinions sont néanmoins contrastées selon les sujets pour lesquels on les interroge. Leur opinion reste dégradée sur les perspectives d'évolution du chômage, la hausse des prix, le pouvoir d’achat et leur situation financière personnelle actuelle alors qu’ils pensent que leur situation financière future reste inchangée donc meilleure.

4. Le nombre de chômeurs baisse.

L'évolution du nombre des demandeurs d'emploi au mois le mois semble positif et l'Insee table sur une stabilisation du chômage jusqu'à l'été prochain. Le nombre de demandeurs d'emploi s'est réduit de 13.700 en février, revenant à son niveau du début d'année. Cette baisse fait repasser le nombre de chômeurs sous la barre des 1,9 million. Toutes les catégories profitent de cette embellie, y compris les seniors. Cette baisse conforte le gouvernement dans l'idée que les réformes structurelles doivent désormais venir en renfort de la croissance pour atteindre le plein-emploi qui se situe autour de moins de 5% de chômage.

5. Rebond du déficit : le gouvernement réaffirme le bien-fondé de sa politique économique.

Face à un flot de mauvaises nouvelles, rebond du déficit et baisse de la croissance, Christine Lagarde, le ministre de l’Économie s'efforce de faire bonne figure. Entourée, de ses secrétaires d'État, elle a réaffirmé le bien-fondé de la stratégie économique suivie depuis dix mois. Mais le rebond du déficit 2007 n'est pas seulement du à la gestion gouvernementale. Celui-ci tient aussi, en bonne partie, au dérapage des dépenses des collectivités locales, principalement gérées par l’opposition socialiste. Rappelons que ces deniers dirigent la plus part des régions. Globalement le déficit se situe à plus de 1.200 milliards d’euros, soit environ une année de salaire par français !

Henri Pauvert.
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