Le Scrutateurest une tribuned'expression de citoyens Français,
d'origine créole, de sensibilité chrétienne, qui se veulentlibres à l'égard des modes, notamment idéologiques. Il se propose de commenter l'actualité sous tous ses
aspects, politiques, philosophiques, religieux, etc. Rédigé en Guadeloupe, sous la direction d'Edouard BOULOGNE, professeur de philosophie, il fait sienne, face aux multiples tentatives de
rabaissement de l'homme, la devise du chevalier de Charette : "Battant souvent, battu parfois, abattu jamais".
"J'ai toujours, devant les yeux, l'image de ma première nuit de vol en Argentine, une nuit sombre où scintllaient seules, comme des étoiles, les rares lumières
éparses dans la plaine.
Chacune signalait, dans cet océan de ténèbres, le miracle d'une conscience. Dans ce foyer, on lisait, on réfléchissait, on poursuivait des confidences. Dans cet autre, peut-être, on cherchait
à sonder l'espace, on s'usait en calculs sur la nébuleuse d'Andromède. Là, on aimait. De loin en loin luisaient ces feux dans la campagne qui réclamaient leur nourriture. Jusqu'aux plus
discrets, celui du poète, de l'instituteur, du charpentier. Mais parmi ces étoiles vivantes, combien, combien de fenêtres fermées, combien d'étoiles éteintes, combien d'hommes endormis...
Il faut bien tenter de se rejoindre. Il faut bien essayer de communiquer avec quelques-uns de ces feux qui brûlent de loin en loin dans la campagne".
Antoine de saint-Exupéry.
" Le philosophe est celui qui ayant scruté la profonde détresse de la conscience humaine, s'efforce, de la
panser, d'une main lente et douce".
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Blog destiné à commenter l'actualité, politique, économique, culturelle, sportive, etc, dans un esprit de critique philosophique, d'esprit chrétien et français.La collaboration des lecteurs est souhaitée, de même que la courtoisie, et l'esprit de tolérance.
Massacre des pauvres en République démocratique du
Congo.
Les médias français tout occupés à nous rebattre les oreilles des disputes internes dérisoires à l'intérieur...
Nicolas s'adapte!!!
L'hebdomadaire Marianne, se fend cette semaine d'un numéro qui donne la part belle à l'élection américaine de Barack Obama, le premier métis élu à...
Obama n'est ni Martiniquais, ni
Guadeloupéen.
( Un ami de la Martinique, monsieur Yves-Léopld Monthieux, adresse au Scrutateur, deux articles, destinés à deux
médias...
Tribune
L'Afrique eut été heureuse si de gaulle avait voulu.
( Mon ami Louis Dessout me communique un article de l'écrivain Alexandre Gerbi, paru récemment sur le site Rue...
Chacun de ceux qui nous survivront nous traitera à sa façon, avec désinvolture, rapidité, âpreté ou recueillement, nostalgie, tendresse ou fidélité…. Hélène (Edith Scob) sait que sa mort marquera la fin d’un temps qu’elle avait réussi à suspendre dans le grand parc ensoleillé, un temps où sa maison et les objets d’art précieux et
vénérés qu’elle abrite, l’ont nourrie et protégée. Maison, parc et œuvres seront dispersés et abandonnés, comme trahis par ceux qui ne veulent pas « s’y laisser prendre » et malgré ceux qui
voudraient tout préserver. Une journée d’été dédiée aux randonnées dans les prairies puis à un déjeuner d’anniversaire sous les ombrages, une journée d’été rare où les trois enfants et petits enfants d’Hélène
se retrouvent, Jérémie venant de Chine, (Jéremie Régnier) Adrienne, des Etats-Unis (Juliette Binoche) et le troisième, Frédéric, l’ainé et le plus proche de cœur, de Paris (Charles
Berling). Puis, tout à la hâte de retourner à leur vie, ils quittent leur mère dont la silhouette se confond avec les arbres. Nous apprenons qu’Hélène est morte. Pour Frédéric, la question ne se pose même pas : tout restera intact, la maison recevra les générations à venir et les œuvres d’art y resteront.
Pourtant Jérémie et Adrienne demandent la dispersion de l’héritage. On sent qu’ils ont déjà lâché le ruban ténu des fidélités et des amours familiales, on comprend que ce n’est pas eux qui
transmettront….Nous assistons alors au viol de la maison : les experts ouvrent les placards, décrochent les tableaux, empilent les objets … et Adrienne participe activement à la curée,
alors que Frédéric est gauche et perdu. Une note de tendresse et de respect arrive enfin, avec le bouquet d’asters apporté par Eloïse (Isabelle Sadoyan), la gouvernante qui a partagé trente
ans de vie avec Hélène. Olivier Assayas choisit Frédéric et sa femme Lisa (admirable Dominique Reymond) comme fil d’Ariane, nous menant à la génération suivante : leur fille. Le film se termine sur une fête, la dernière, qui emplit la maison de cris et de musique, la charmante Eloïse passe, une dernière fois, en gardienne tutélaire et douce au milieu des
adolescents cependant que la petite fille d’Hélène court dans les prés avec son ami. On a l’impression que le passé ne veut plus rien dire, qu’il n’en restera rien, quand, au milieu d’un rai de lumière, la petite fille goutte les baies sauvages qu’Hélène lui avait montrées, et se place « comme dans le tableau » qui a habité son enfance, dans la grande
maison….. Assayas confie deux rôles attachants au couple Dominique Reymond et Charles Berling déjà réunis dans « Les Destinées sentimentales » film où il commençait d’explorer la transmission
familiale. Juliette Binoche en contre-emploi est étonnante, quant à Edith Scob, comédienne rare et fine, elle se montre fragile et pourtant affirmée. Le sujet est traité par touches et en pointillés, d’une façon subtilement implicite. Etait-il besoin d’aller plus fort et plus clair dans l’univers si intime de l’attachement, de ce
fil éthéré nous reliant aux êtres et aux choses aimées ? Il me semble que ce parti-pris d’effleurer et non de décrypter sied bien à ce moment incertain et passager qu’est une heure d’été ou la
départ d’un être aimé…..
Marie Deval.
L’Heure d’été Film : Français Réalisateur : Olivier Assayas Sortie : 5 mars 2008 Genre : comédie dramatique Durée : 1h40 Avec : Edith Scob, Juliette Binoche, Charles Berling, Dominique Reymond, Jérémie Régnier, Valérie Bonneton…
"Vide est le discours de ce philosophe par qui aucun mal n'est soigné
chez l'homme. En effet, de même que la médecine n'est d'aucune utilité si elle ne chasse les maladies du corps, de même la philosophie n'est pas non plus utile, si elle ne chasse pas le mal de
l'âme".
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