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Publié par Edouard Boulogne

Après les municipales.




1. En métropole. it-s-1.jpeg


Le deuxième tour des municipales en France métropolitaine a confirmé ce que l ‘on pouvait présager en donnant l’avantage aux partis des gauches (qui, en dehors du « tout sauf Sarkozy », ne sont d’accord sur rien et se déchire sur presque tout).
Leur malhonnêteté consiste a vouloir contraindre le président de la République a changer une politique, qu’il a commencé à mettre en œuvre, et pour laquelle il a été élu il y a moins de 10 mois, ainsi que la majorité parlementaire.
En réalité ce que les Français ont voulu signifier à N.Sarkozy, c’est qu’il n’était pas d’accord avec sa manière de faire, son style de gouvernance. Trop d’accent mis sur sa vie privée, trop d’ouverture en toc à des personnalités aussi discutables que Jacques Attali sur lequel le Scrutateur reviendra très bientôt.
Il y a ainsi, chez certains présidents, un goût pour le toc, et les paillettes ; Giscard commit aussi les mêmes erreurs à ses débuts avec les suites les plus fâcheuses pour la France. Souhaitons que Sarkozy tienne compte de l’avertissement qui lui a été lancé (et non de la sanction). Beaucoup l’en croient capable.
Il faut quand même relativiser ; le revers électoral d’hier soir n’est pas une catastrophe, et « la droite » battue n’est pas écrasée.

2. En Guadeloupe.

En Guadeloupe, aux élections cantonales, la gauche reste majoritaire et conforte légèrement sa position antérieure. A une ou deux exceptions près, il s’agit d’une « gauche » plutôt responsable et gestionnaire, pas très idéologique.
Il n’y a donc pas, même si nous sommes en période de fin de carême, de quoi se couvrir la tête de cendres.

Aux municipales, on enregistre quelques surprises. Celle de la défaite à Trois-Rivières d’Albert Dorville au profit de madame Hélène Vainqueur, encore neuve en politique. Dorville est une personnalité atypique, plutôt sympathique. Dure est la loi des urnes.

Une très heureuse surprise à Saint François où le maire sortant Ernest Moutoussami est sévèrement battu par Laurent Bernier, le petit fils de l’ancien maire Lucien, très grosse pointure de la politique guadeloupéenne de 1939 à 1989,
et personnalité « historique ». Ainsi se referme une parenthèse de 19 ans. Souhaitons à Laurent d'être à la hauteur de « l'ancêtre" ».

A Petit-Bourg, le maire sortant indépendantiste, Ary Broussillon est « sorti » par Guy Losbar. Mais un indépendantiste chasse l’autre, et à Bouillante c’est Jean-Claude Malo, (ex Tino Marik sur radio Tambour) qui profite des divisions de « la droite » pour enfin revêtir l’écharpe de maire après moult tentatives infructueuses.
Il est vrai que sa campagne ne fut pas idéologique. Ces messieurs auraient-ils tiré les leçons du referendum de 2003 ? Restons prudent. « Wait and see ».

A Basse Terre, le maire sortant Guy Georges est battu par son prédécesseur, Lucette Michaux Chevry, ( animal politique, et surtout un mythe), à laquelle il a opposé une magnifique résistance) . La chère Lucette interrogée par les médias a montré qu’elle n’avait pas changé : toujours aussi  sûre d’elle-même et dominatrice, distribuant blâmes et félicitations en fonction du degré d’allégeance à sa personne dont elle a fait don à la Guadeloupe, pour atténuer ses « malheurs ». Elle annonce qu’elle reprendra le conseil régional aux futures élections, en 2010.
Attention Lucette, « l’avenir n’est a personne, l’avenir est à Dieu » !
Vanit-s-2.jpeg

On attendait les résultats de Pointe-à-pitre, où pour la première fois depuis près de cinquante ans, Henri Bangou  ne se représentait pas.
La division de l’équipe sortante donnait des espoirs à ceux qui espéraient (j’en étais) un changement à la municipalité de l’ex capitale économique de la Guadeloupe. On sait que Jacques Bangou fils d’Henri se heurtait à Georges Brédent, son beau frère. Trois autres candidats tentaient de tirer les marrons du feu à leur profit (celui de la ville disaient-ils tous).
Les résultats du premier tour donnaient à croire un tel résultat possible. Mais la réunion des listes d’opposition à Jacques Bangou n’a pas été possible. Harry Durimel s’y étant opposé.
En définitive Jacques Bangou est élu avec quelques centaines de voix d’avance seulement.
Mais Pointe-à-Pitre est désormais prenable par une opposition au PPDG (de mentalité marxiste Léniniste) si les concurrents réussissent à s’unir, en arrachant quelques plumes de leurs egos et en sacrifiant leurs prétentions  personnelles à la première place.
Evidemment c’est le plus difficile.

Je ne voudrais pas terminer cette petite (et incomplète) synthèse, sans dire mon désarroi à propos des résultats à Sainte-Rose où « l’ ENVOYE », celui que l’on attendait, n’a pas été reçu.
Je veux parler d’Alain Lesueur, dont j’ai déjà dit tout le bien que je pensais, (voir l’article sur Municipales : humeurs et « humour »), a été battu et même écrasé par Richard Yacou, maire sortant, réélu, et même par Louis-Daniel Justine. Vieux-clown.jpeg
Pire, nul ne porte le crêpe à Sainte Rose après cette injustice. Nul prophète ne s’y lamente, vêtu de jute, et le chef couvert de cendres.
Et même ce serait plutôt la bonne humeur qui déferlait par les rues dimanche soir.
C’est, me dit-on, que les Saintes-Rosiens, par delà carême finissant, anticipent dans la joie de Pâques.

De là à prendre Richard Yacou pour le petit Jésus, il y a un pas, que pour ma part je ne franchirai pas !

Edouard Boulogne.

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M
Bonjour, je serai tenté d'intituler mon commentaire "pauvre France" et par ricochet "pauvre Guadeloupe" tant elle sont l'une et l'autre meurtries par une trentaine d'année de politiques contradictoires et inefficaces qui semble nous amener au chaos. Mais comment en sommes nous arriver là? Noublions pas, cela n'est pas si éloignés dans le temps.De la gauche à la droite,depuis Giscard le père de l'europe destructeur des nations et le champion des droits de l'homme tous azimuts dont seule la Fance porte aujourd'hui les stigmates de la lourde charge de "la misère du monde",en passant par Mitterrand le fondateur de la France rmiste et le concepteur de l'anti croissance que Sarkosy va aujourd'hui rechercher ailleurs,notamment en chine, en passant par les jeux de machoires de chirac(voyez ce que je veux dire!) qui n'apparaissait qu'au 14 juillet et au 1er de l'an,pour formuler des voeux pieux aux français anesthésiés par ses brillantes absences de la vie nationale. On l'oublierait presque celui là, si il n'y avait pas bon nombres d'affaires douteuses et obscures qui l'intéresseraient et sur lesquelles toute la lumière paraît- il sera faîte.France,pauvre France,que reste t-il de ton glorieux passé ou ceux qui nous ont précédé avaient sû fonder une civilisation bienfaîtrice pour l'humanité toute entière.La civilisation, le mot est jeté,ce concept qui est piétiné par ceux qui déteste la France,notre France,dans le seul but de détruire ce vieux continent qui nous a vu naître et tisser des liens historiques avec notre Guadeloupe. nier et condamner cette France, serait pour beaucoup d'entre nous,nier une partie de nous même, nous comdamner sans appel.En tout cas n'oublions jamais que la civilisation, (ce formidable progrès qui s'étale sur des millions d'années et dont nous sommes aujourd'hui les heureux bénéficaires) nous à fait passer du pithécantrope que nous étions, à l'humain.Heureusement que cette civilisation,fût t-elle hélas coloniale, est passée aussi par la guadeloupe,faisant de nous d'heureux citadins bénéficiant de toutes les techniques modernes et une qualité de vie enviée, plutôt que des nomades sans cesse à la recherche d'un nouvel oasis plus sécurisant pour leur survie.Malheureusement pour nous les civilisations comme les hommes sont aussi mortelles. Elles sont à l'image de la dimension de l'homme grande si nous sommes grands et inexistentes si nous sommes médiocres. Est ce que les guadeloupéens du 21 ème siècle sont prêt à gagner en spiritualité à se rapprocher de leur créateur qui nous à donné gratuitement et d'une chiquenaude, la vie, la santé, l'intelligence le courage la force l'entraide et... le bonheur, qui il n'y a pas si longtemps, était encore "une idée neuve" en Europe
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R
les raisons de la "déculotée" de sarkozy aux municipales ne sont pas uniquement celles que vous évoquez  sa vulgarité et l'anénatissemnt de l'aspect sacré, monarchique de la fonction choquent énormément chirac, un jour qu'il se faisait traiter de connard avait été serrer la main de l'insulteur en lui disant enchanté, moi c'est chirac le nabot hongrois n'a pas ce sens de la répartie les volte face continuelles lassant également les français il y a quelques mois sarko disait que les municipales seraient un test national pour se contreditre peu après dès que les sondages lui furent défavorables bregf c'est un démagogue et rien de plus !
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E
Je ne sais pas s'il y a eu "déculottée", mais force est de constater, si tel est le cas, qu'elle est celle de la majorité mise au pouvoir il y a dix mois, dans  des conditions de parfaite légalité institutionnelle. Il s'agit donc d'un problème politique, cette politique qui ne doit pas céder à "l'humeur", ( "lhumeur, âme de la Révolution" écrivait Maurras), mais relever de l'analyse la plus rationnelle. Pour l'instant face à la dynamique politique dirigée par Sarkozy il y a celles des "gauches", divisées, non seulement sur les personnes (les appêtits sont grands et aiguisés chez les détenteurs disent-ils de la vérité et de la justice) mais aussi sur les programmes. Peut-être donc faut-il un peu plus, dans la conjoncture actuelle, et dans 'intérêt de la France, réfléchir, plutôt que "réagir"."Nabot", dites-vous. (homme de petite taille dit le dictionnaire). Voici qui ne vous fera pas que des amis parmi les Français "moyens". Et puis mieux vaut , au pouvoir, un nabot homme d' Etat, qu'un grand imbécile."Hongrois, dites-vous! Puis-je vous rappeler puisque vous évoquez l'ancienne monarchie, que nos rois furent tous des "métis" culturels, par leurs mères Espagnoles, Autrichiennes, etc.Vous évoquez Chirac. Sa réplique à l'individu qui le traitait de "connard" (l'humeur, toujours l'humeur) était inspirée de Cyrano de Bergerac, d'Edmont Rostand, encore fallait-il la connaître, c'est vrai. Puis-je me permettre de citer le célèbre distique? -"Le Vicomte :Maraud, faquin, butor de pied plat ridicule! (l'humeur encore. La didascalie est du Scrutateur).-Cyrano : Ah? Et moi, Cyrano Savinien-HerculeDe Bergerac".J'ai moi-même à plusieurs reprises reproché à M.Sarkozy son comportement relâché durant ses débuts présidentiels. Beaucoup d'autres l'ont fait, sur divers tons. Je pense qu'il faut être parmi ceux qui l'avertissent pour l'aider à corriger cette façade regrettable. J'abandonne les autres à leurs différentes formes d' hystérie.Vous lui reprochez d'être un démagogue. Et peut-être avec raison. La démagogie, qui flatte les humeurs plus que la partie raisonnable de notre être, est aussi ancienne que la politique. Vous vous y attaquez? Fort bien! Mais soyez équitable, et "panoramiquez" votre regard, si j'ose dire. Et n'oubliez pas que ce que disait de Gaulle à propos d'une croisade lancée par quelques-uns contre la connerie : "Vaste programme"!Sans rancune;Edouard Boulogne.