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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.



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1. 10 milliards d’euros libérés !


Le déblocage exceptionnel de la participation, promis début décembre par Nicolas Sarkozy, est désormais possible. Jusqu'au 30 juin 2008 inclus, tout salarié qui reçoit de la participation de son entreprise peut, sur simple demande écrite auprès de son gestionnaire de fonds, demander le déblocage, dans la limite de 10.000 € maximum, des sommes versées au titre de la participation jusqu'au 31 décembre 2007. Cette demande doit intervenir en une seule fois. Cette année, on estime que 10 à 12 milliards d’euros seront débloqués, ce qui laisse espérer un soutien à la consommation de l'ordre de 2 à 2,5 milliards d’€. Les gestionnaires de fonds pensent que la chute des cours de Bourse, qui réduit la valeur des portefeuilles d'actions, pourrait limiter l’impact de cette mesure et inciter les salariés à renoncer à libérer leur épargne. Par ailleurs pour les PME de moins de 50 salariés qui ne distribuent pas de participation, la loi sur le pouvoir d'achat prévoit la possibilité de verser, le 30 juin au plus tard, une prime exceptionnelle défiscalisée de 1.000 euros maximum exonérée de charges (hors CSG & CRDS) sous réserve d’un accord de branche ou d'entreprise.

2. Croissance 2007 à 1,9% freinée par le déficit commercial de la France.

Le gouvernement avait bâti son budget 2007 sur une prévision de croissance comprise entre 2 et 2,5%. Celle-ci s'est élevée à 1,9% en 2007 après 2,2% en 2006. Cette croissance s'explique principalement par sa très faible valeur au quatrième trimestre à 0,3% ! Les effets du déficit commercial record et de la crise financière ont largement contribué à la décélération de l'économie française. La dégradation du commerce extérieur inquiète les économistes et devrait continuer à freiner la croissance en 2008. L'investissement et la consommation des ménages ont constitué les deux principaux moteurs de la croissance française en 2007 avec une progression respectivement de 4,9% et de 2,1%.

3. Réchauffement climatique : un cri d’alarme !

Le réchauffement climatique va nécessiter une réorientation massive des investissements et des capitaux en transformant la vie de chaque individu. Pour les américains, nous courons à la catastrophe si nous ne mettons pas en route immédiatement pour empêcher que les émissions de carbone atteignent 500 ppm (parts par million). Une fois ce niveau atteint, ce qui devrait prendre 10 ans maximum pour le dégel de la toundra libèrera des quantités massives de CO2 et plus rien n’arrêtera la spirale des risques. Ils pensent qu’une politique nationale des émissions de carbone est indispensable pour clarifier les règles du marché. De manière très pragmatique, les spécialistes renvoient chaque consommateur à ses responsabilités car nous devons agir tous ensemble. Il est nécessaire et indispensable pour nous de changer nos habitudes.

4. La cohésion sociale passe-t-elle par une équité salariale ?

Certes, il y a des patrons qui ont obtenus de leur conseil d’administration des augmentations de 30 à 40%, alors que leurs salariés ne se partageront que quelques miettes : 2% de hausse en moyenne. Une habitude et une exception qui ne concernent que les quelques 40 patrons du CAC. Mais un autre fossé est en train de se creuser qui pourrait diviser les salariés eux-mêmes. D’un côté on trouve des rémunérations extrêmement élevées comme dans le secteur de la finance, et de l’autre coté, des salariés payés au SMIC+, qui n’arrivent pas à trouver leur place sur le marché du travail. De même, les experts s’interrogent sur les disparités qui existent entre les salaires des embauchés de longue date et ceux des jeunes recrutés, qui à compétences équivalentes, sont beaucoup moins bien traités. On constate aussi le recours à la création de petites filiales pour le développement d’un nouveau produit qui permet de s’affranchir de la grille de salaires en vigueur au sein de la maison-mère. Les dégâts collatéraux de ces différences paraissent souvent minimes à des patrons qui gravitent à des niveaux de rémunérations sans commune mesure avec celles de leurs salariés. Ces différences sont palpables au quotidien par les managers qui partagent la vie de leurs salariés. Alors ne peut-on penser que la cohésion sociale passe par une certaine équité salariale ?

5. Faiblesse du dollar et nouveau sommet pour la devise européenne !

Le billet vert est victime d'un nouvel accès de faiblesse et n'en finit plus de sombrer. Son accès de faiblesse généralisé propulse l’euro au-delà de 1,50 dollar à des nouveaux records. Les perspectives d'évolution des taux d'intérêt ne sont guère favorables au billet vert et devraient constituer un facteur d'appréciation de l'euro. Le marché américain anticipe une baisse de ½ point des taux d'intérêt par la Réserve fédérale alors que la Banque centrale européenne ne prévoit pas de baisse des taux directeurs de la zone euro dans les mois à venir, car elle estime que les risques inflationnistes sont très présents.

6. Entraide féminine chez les cadres supérieures !


Plusieurs femmes qui occupent des postes élevés dans les entreprises françaises se sont réunies pour créer une association, "Forces Femmes", qui vise à aider leurs consœurs de plus de 45 ans à retrouver un emploi. Elles soulignent les difficultés qu’elles rencontrent pour convaincre les dirigeants d’entreprises que ces femmes ne sont pas trop vieilles, ni plus assez dynamiques mais seulement des femmes en milieu de carrière. N’est-ce pas le même problème que rencontrent les hommes que l’on appelle les seniors...

7. Au secours, l’inflation resurgit-elle ?

En France, la hausse des prix à la consommation a atteint 2,8% sur un an en décembre. Les prix de l'alimentation affichent une progression de 4,2%. C’est dans le secteur énergétique que les produits affichent les prix les plus dynamiques. Bien évidemment les prix des produits pétroliers sont ceux qui ont enregistré un bond très important à 19,1%. Parmi les éléments explicatifs de ces évolutions, il faut noter la flambée des cours du baril et, de manière moins importante, la réévaluation de 4,3% des prix du gaz de ville en janvier.

8. Le candidat idéal des DRH.

Les DRH ont tous un profil idéal de salarié à recruter. Ils veulent des profils originaux mais vilipendent les universités, qui ne proposent pas de stages. De plus, s’ils approuvent les cursus de formation qui précèdent l’arrivée dans l’entreprise, ils sont souvent déconcertés par l’inaptitude des salariés à partager la vie de bureau, de leur maladresse dans leurs relations avec les autres ou de leur méconnaissance des notions financières. Les DRH veulent des gens compétents, ayant une vraie expertise et qui disposent de qualités au travail, comme l’ouverture, la disponibilité ou la résistance au stress. Les profils les plus inhabituels ne se trouvent pas dans les grandes écoles qui ont tendance à formater leurs étudiants dans un même moule.

Henri Pauvert.
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