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Publié par Edouard Boulogne

La Chrestomathie du Scrutateur ®, par E.Boulogne.

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R :

Race :

( 2009) : Race



(1970) : Refoulement : "La doctrine freüdienne du refoulement se comporte (....) comme s'il n'existait que des êtres trop moraux, qui répriment leur nature instinctive amorale. Si ce point de vue était vrai, l'être immoral, qui vit sans frein ni retenue ses impulsions instinctives devrait être à l'égard de la névrose dans un état de parfaite immunité. Naturellement, comme l'expérience le prouve, il n'en est rien, et un tel individu peut tout aussi bien qu'un autre être sujet d'une névrose. Si nous l'analysons, nous découvrons que chez lui c'est tout simplement la morale qui a été refoulée. Si l'être immoral, à force de refouler ses comportements de bienséance, en arrive à faire une névrose, il offre, selon l'expression frappante de Nietzsche, l'image du "criminel blême", qui n'est pas à la hauteur de son méfait".

C.G Jung.


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Relativisme :
(Pour réfléchir sur le relativisme on pourra se reporter aussi, si on le désire, à l'article "Nihilisme de la Chrestomathie).

(1965) Relativisme : "Tout est relatif, voilà le seul principe absolu".
Auguste Comte.
(Auguste Comte maniait parfois le paradoxe avec bonheur, et ....de façon significative).


(1975) : Respect pour soi :  "Est-ce facile d'avoir du respect pour soi? C'est-à-dire pour l'être dont on connaît le mieux les imperfections, les travers les plus cachés, les arrières pensées les plus secrètes, l'être chez qui l'on a surpris le plus de contradictions, de mensonges et de faiblesses? Non certes! Et pourtant il faut se respecter. Ce qu'on respecte  en soi, ce n'est pas soi-même tel qu'on se connaît; il n'y a pas de quoi; c'est l'ami de son ami, c'est l'objet de l'affection sacrée de quelqu'un que l'on respecte, c'est un fils, c'est le membre d'une société, c'est un chrétien.
Et c'est ainsi que l'homme le plus hésitant, le plus inquiet de lui-même, l'homme qui se ) demande s'il ne doit pas se mépriser, s'il possède un de ces caractères sacrés, se respecte lui-même, pour ne pas souiller l'ami d'un ami, le fils du Dieu dont il porte le signe, l'homme dont le sang du Christ a touché le front".

Hubert Lyautey.

Race :

 

L'ignorance, et, plus grave que l'épidémie de grippe A, beaucoup plus grave, celle de béotisme qui frappe le monde contemporain, particulièrement en France, oblige à se préoccuper de la prophylaxie la plus adaptée.

Dans le domaine de l'esprit, l'antiseptie passe par l'examen du langage, car c'est par la tête que le poisson pourrit.

Notre langue s'appauvrit de jour en jour, subit les outrages que ses locuteurs lui font subir, et parmi ceux-ci, ceux-là même qui devraient être les plus conscients du caractère sacré de la langue : écrivains, journalistes, « responsables politiques ».

Solécismes, impropriétés, féminisation effrénée des noms, se succèdent. Et certains noms amphiboliques perdent leur caractère et leur richesse pour ne conserver qu'un seul sens au détriment de la finesse et de la richesse de sens qui les caractérisaient, pour constituer cette caricature qu'est la novlangue dénoncée à juste titre par Georges Orwell ( dans son roman « 1984 ») comme constituant l'un des risques majeurs de l'abrutissement collectifqui nous menace.

Ainsi pour le mot « race » qui n'est plus pris qu'au sens de

« subdivision de l'espèce zoologique, constituée par des individus réunissant des caractères communs héréditaires ».

Or la « race », c'est aussi, traditionnellement la « famille, considérée dans la suite des générations et la continuité de ses caractères » : « il est de bonne race », « bon chien chasse de race »!

La méconnaissance de cette acception du mot rend incompréhensible cet extrait de l'interview accordée au journal Le Point du 20 août 2009 par l'écrivain Alain Finkielkraut.

Le Scrutateur.



« … Quand Haffner parle de race, ce n'est pas dans l'acception raciste du terme, mais au sens légué par la morale aristocratique à la civilisation moderne. La race s'atteste chez l'homme qui se tient droit car l'origine agit sur lui comme une obligation et non comme un privilège. De la même manière, M.Germain l'instituteur de Camus, dit à son ancien élève en 1945 : « Toi aussi, petit, tu t'es battu. Oh! Je savais que tu étais de la bonne race! ».

Entre ces deux significations du mot « race », l'antiracisme du devoir de mémoire refuse de faire la différence. Il est à craindre que la noblesse sombre dans l'oubli du fait de cette confusion ».


Alain Finkielkraut.


 

 





Refoulement .

 

 





Ressentiment :

(1983) : "Le ressentiment s'exprime toujours selon un schème bien arrêté : on affirme, on estime, on exalte telle chose, non en raison de ses qualités intrinsèques, mais dans le but, toujours inavoué, d'en nier, d'en déprécier, d'en ravaler telle autre. On "joue" l'une contre l'autre".
Max Scheler.

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(1983) : Ressentiment : "Chaque fois qu'une forte tendance à réaliser une valeur s'accompagne du sentiment d'imuissance où l'on est de la réaliser, la conscience cherche à résoudre cette contradiction intérieure en dépréciant le bien auquel on tend, en lui déniant toute valeur, et même dans certaines conditions, en accordant une valeur positive à un bien qui en est le contraire. C'est la fable du renard et des raisins".
Max Scheler.

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( 2009) Rue (pouvoir de la...) :  (…) « la rue » exprime une vision dynamique des choses et entérine un rapport de forces plutôt qu'une situation de droit. C'est pourquoi elle autorise toutes les dérives violentes, prompte à confondre la force spontanée avec une forme de légitimité prétendument supérieure à la loi. C'est pourquoi elle est le terrain commun à l'ultra démocratisme et au fascisme à l'état brut. La rue, comme expression d'une opinion forte mais pas nécessairement majoritaire, peut en démocratie précéder l'expression du suffrage et de la loi, à qui doit appartenir le dernier mot. Dans le cas contraire, si elle suit le suffrage et vise à le corriger, elle est nécessairement factieuse. Ce recours à l'action factieuse, quand l'opinion puis le suffrage vous ont donné tort, constitue aujourd'hui la tentation majeure de l'extrême gauche, quand bien même elle invoque des motivations sociales, et même justicialistes ».


Jacques Julliard.

(In La reine du monde, chez Flammarion).




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