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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.

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1. L’emploi en 2008.


En 2008, le marché de l’emploi devrait rester soutenu en France malgré la crise financière. En effet, les entreprises devront faire face au départ de la génération des "baby-boomers". Le secteur bancaire, touché de plein fouet par la crise du "subprime", est en première ligne pour le renouvellement des générations. Les projections d’embauches seront stoppées dans les secteurs des LBO, du crédit ou des fusions-acquisition, mais seront fortement recruteuses pour les postes de contrôle interne. Le secteur devrait être créateur de 80.000 emplois nets. Un schéma similaire s’applique à l’immobilier, où la demande des entreprises devrait rester forte. Il ne sera pas, pour autant, facile de trouver un emploi car les entreprises recherchent de plus en plus des profils d’experts qui puissent apporter une forte valeur ajoutée dans leur poste. Quelques métiers devraient être appelés à connaître une forte croissance. Ce sont les postes d’auditeur sénior, de comptable, de cadre commercial, d’ingénieur informatique, de manager logistique, d’artisan du bâtiment et d’infirmier. Mais les entreprises se montrent plus prudentes que par le passé.

2. La Société Générale ébranlée : un management responsable mais pas coupable !

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Les banquiers manquent de mots pour décrire le choc provoqué par le scandale de la Société Générale. On ne parle que de ça depuis une semaine : la deuxième banque française a révélé avoir perdu 4,9 milliards d'euros (admirez la précision !) à cause de la fraude présumée de l'un de ses traders. Une mystification d'une ampleur considérable qui vient masquer les nouvelles pertes liées à la crise des crédits "subprimes", pour deux milliards d'euros ! Rappelons qu’il y a quelques mois, le PDG voyait une perte 10 fois inférieure pour les "subprimes" ! Quand on sait que, Jérome Kerviel le trader âgé de trente et un ans, brassait plus de cinquante milliards d’euros d’avoirs virtuels : cela donne le tournis ! Et pour rester sur le plancher des vaches, au même moment, sans doute, des petits patrons étaient mis en "interdit Banque de France" pour des montants cent mille fois plus petits : un cauchemar ! La déraison du système bancaire international est à son comble. Comment peut-on laisser un homme, seul, gérer des sommes aussi importantes qui auraient pu risquer de mettre en faillite la banque et tous ses gros et petits clients. Certes on nous explique qu’il y a des alertes en tout genre. La preuve est démontrée que des failles existent. Comment peut-on laisser un collaborateur prendre de telles positions sans que son chef n’en soit au courant et ne le surveille ! Loin de moi l’idée de penser que le trader indélicat est totalement innocent. On reconnait qu’il n’y aurait pas eu d’enrichissement personnel, mais la banque et son management ont une part très importante dans la responsabilité de ce qui s’est passé. Car on rappelle, au même moment, que cette banque est un spécialiste des produits financiers haut de gamme qui lui rapportent des bénéfices substantiels, ses petits clients récoltant les miettes et tous les risques !

3. Suppression de la pub chez France Télévisions : nous paierons !

Aux 850 millions d'euros de manque à gagner, il faudra ajouter le coût de production de cinq à six heures de programmes par jour pour combler la place laissée vacante par les écrans publicitaires. Ainsi il faudrait donc trouver environ un milliard d'euros pour pallier la disparition de la publicité : une paille ! Demain, nous devrons financer France Télévision en achetant notre ordinateur, les téléphones mobiles de dernière génération, les téléviseurs, ou en payant notre abonnement à Internet. Seront également visés le hors-média comme l'affichage ou les prospectus, les revenus publicitaires des chaînes privées et des sites Internet, ainsi que le chiffre d'affaires des FAI (fournisseurs d'accès à Internet). Le Président souhaite multiplier les taxes pour pallier l'absence de publicité. Il semble inévitable que nous devrons mette la main à la poche car il est impensable d’augmenter la redevance qui serait forcément impopulaire.

4. Travailler vite pour partir tôt.


Travailler plus est souvent assimilé à travailler mieux, bien que ce ne soit pas toujours vrai : Le "culte de la présence après…" a la vie dure chez nous les Français. Il faut parfois montrer que l’on est présent au bureau après 19h pour espérer progresser dans l’entreprise ! Mais les choses changent doucement. Pour partir tôt, le cadre doit maîtriser son emploi du temps. Pour cela, il doit profiter de ses temps de trajet pour travailler, opter pour la concision dans ses emails, écourter les déjeuners qui s’éternisent ou encore éviter les pauses-cafés et autres joyeusetés. Il faudra savoir faire preuve d’une grande souplesse et ne pas hésiter à rester parfois très tard lorsque les circonstances l’exigeront puisque le cadre n’a pas d’horaires. Il faudra aussi savoir valoriser sa volonté de partir tôt au sein de son équipe car les subordonnés préfèrent travailler sous la responsabilité de quelqu’un qui se laisse des plages de temps libre. Enfin il faudra choisir un métier qui permette de partir tôt, ce qui n’est pas toujours le cas.

5. Un million de ".fr".

Selon l'Afnic, les noms de domaines en ".fr" viennent d'atteindre le million. La France, plus particulièrement ses PME et TPE, reste à la traîne des autres pays européens. Jusqu'en 2004, seules les collectivités, les entreprises et les associations pouvaient enregistrer un nom de domaine en ".fr". Depuis le 20 juin 2006, le droit au nom a été abandonné, et ".fr" a été ouvert à toutes les personnes physiques. Aujourd'hui, la moitié des nouveaux noms de domaines en ".fr" déposés le sont par des particuliers. Mais sur ce million, 70% sont des entreprises, 30% des particuliers et seulement 60% des ".fr" sont réellement actifs.


6. Peut-on sauver Windows XP?

Windows XP vit ses derniers mois. Malgré une part de marché encore conséquente, à plus de 75%, Microsoft a décidé d'arrêter la commercialisation de Windows XP à partir du 30 juin 2008. Une pétition circule pour sauver Windows XP, supportée par le magazine Infoworld. Vista, le nouveau système d'exploitation, semble toujours moins efficace que XP. Par exemple, XP peut mettre moins de 35 secondes pour achever une opération tandis que Vista boucle la procédure en 80 secondes ! Certains fabricants, comme Dell, ont fait pression sur Microsoft et ont ainsi obtenu gain de cause : La firme de Redmond a autorisé officieusement les fabricants de PC à proposer un "downgrade" ("retour") vers Windows XP. Malgré toutes ces observations et cette pétition, il semble peu probable que Microsoft revienne sur sa décision de tuer XP car le succès de Vista est stratégique pour le groupe.

Henri Pauvert.
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