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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.

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1. 2007 : l’année du grand désir de chambardement.


L’année 2007 s’est achevée. L’année politique écoulée peut se résumer par un mot : La « rupture ». Elle a été incarnée par Ségolène Royal en passant par une rupture accomplie développée par François Bayrou pour aboutir à une rupture "tranquille" proposée par Nicolas Sarkozy. Cette année de campagne présidentielle a été dominée par une forte demande de changement. Mais qu’en est-il vraiment de ce changement ? La promesse ou l’avènement de ruptures a été déjouée par l’économie et les pronostics de tous les observateurs se sont avérés inconsistants. Après un démarrage en trombe, avec de bonnes idées, Nicolas Sarkozy donne l’impression d’être plus préoccupé par son bonheur personnel que par celui des Français. Le désir des Français de changer de têtes, changer de discours, changer de politique, changer de méthode, changer de générations est mis à mal par une politique spectacle qui met en valeur les "frasques" du Président : "amour, gloire et beauté" ; la France n’est pas un "soap opera" ou le rocher de Monaco ! Le Président devraient se retrouver dans les journaux et magazines sérieux et non pas dans People, Paris Match, Voici ou autre Glamour. Souhaitons qu’en 2008 notre Président descende de son petit nuage et prenne, à bras le corps, la gestion des problèmes auxquels la France est confrontée. C’est un "must" et il nous l’avait promis !

2. Les certitudes technologiques et incertitudes économiques de 2008.

Qu'il s'agisse de la mise en ligne des applications informatiques, de la généralisation du protocole IP ou de la "virtualisation" générale, les ruptures technologiques sont à l'œuvre et il faudra les digérer. Dans ce secteur, l'année 2008 pourrait atteindre voire dépasser 2007 en termes de recrutements. On estime que les SSII, qui ont créé environ 20.000 emplois en 2007 et continuent de s'arracher certains profils, pourraient créer plus d’emplois en 2008, sauf si…. La seule incertitude tient dans la conjoncture économique. Les oracles anticipent un ralentissement de la croissance dans les pays développés. L'impact de la crise des "subprimes" (crédits hypothécaires) qui est née aux États-Unis pourrait affecter par contrecoup la dépense informatique. Nous savons maintenant que la crise affectera les secteurs bancaire et financier en France et dans le reste du monde avec, en plus, le risque d’un krach boursier. Tout cela ne va pas faciliter la tache du gouvernement français qui doit remettre notre pays sur des rails "TGVesque". D’où l’importance pour notre Président de se concentrer sur la gestion du pays !

3. Pouvoir vivre de sa passion.

Pourquoi ne pas transformer son rêve en réalité en s’impliquant dans des événements médiatico-planétaires ou participer à de grandes causes humanitaires au sein d’ONG. Chaque année, des jeunes cadres rejoignent plus de 5.000 bénévoles, volontaires et salariés, qui partent pour des missions d'aide humanitaire. L’expérience permet à ces cadres de prendre une responsabilité de chef de mission comme patron d’un programme. Cette fonction permet de gérer jusqu'à 10 projets par pays. Le travail consiste à garantir le bon fonctionnement des missions et de surveiller la gestion. Ce chef est l'ambassadeur de son organisation auprès des autorités locales, réalise des études pour orienter la stratégie et peut être amené à négocier des financements pour l’ONG. C’est une mission, certes mal payée, mais exaltante et intense qui est un engagement intellectuel et physique qui apporte une formation complète à un jeune qui peut ainsi "monnayer", cette expérience pour la suite de sa vie professionnelle.

4. Les petites phrases humoristiques de nos politiques !

En 2005 Nicolas Sarkozy avait gagné le trophée "Press club, humour et politique" pour sa petite phrase : "Je ne suis candidat à rien." On sait ce qu’il en est résulté ! Un an plus tard, Ségolène Royal avait remporté le prix pour avoir déclaré : "Même quand je ne dis rien, cela fait du bruit". D’autres petites phrases ont fait le bonheur de nos oreilles. C’est Jean-Marie Le Pen, qui répondant à la question : "Si vous êtes élu Président, quel sera votre premier voyage à l'étranger" avait indiqué "Montfermeil". François Hollande, quelques temps avant la campagne présidentielle, avait indiqué : "Jack Lang avait toutes les qualités pour briguer la Présidence de la République. C'est pour cela que je l'ai chaudement encouragé à se retirer". François Bayrou a-t-il été, pour une fois, vraiment honnête en ayant dit : "J'ai été longtemps un jeune conformiste, et sans doute formiste était-il de trop". Michèle Alliot-Marie, lors d’un débat s’était allée à affirmer que "la France, c'est la Tour Eiffel et Jacques Chirac". Enfin Pascal Clément, ancien Garde des Sceaux, avait expliqué : "Je suis peut-être nul, mais le ministre, c'est moi". Il n’y a pas que les perles du bac qui puisse nous amuser !

5. Les propositions "choc" pour libérer la croissance de la Commission Attali.

La Commission pour la libération de la croissance française présidée par Jacques Attali, a identifié 8 ambitions déclinées en 20 décisions fondamentales et plus de 300 mesures concrètes. Un rapport de quelques 300 pages qui a été remis au Président de la République et qui se veut, pour la durée du quinquennat, un ensemble cohérent dont toutes les parties sont articulées les unes avec les autres, et ou chaque élément constitue la clé de la réussite de l’ensemble. Le Président en a déjà éliminé trois, souhaitons que toutes les autres ne finissent pas dans un tiroir de bureau ou en classement vertical. Un certain nombre de ces mesures sont, évidemment, indispensables pour permettre à la France de sortir du marasme dans lequel elle se complait. D’autres, quelque peu iconoclastes, sont à la mesure du talent de cet intellectuel qui n’a jamais, à ma connaissance, obtenu de résultats concrets sur le terrain. La France est sur la pente du "déclin". Elle est aujourd'hui la 6ème puissance mondiale en termes de PIB et 19ème en termes de PIB par habitant, alors qu’elle était 4ème pour le PIB et 8ème pour le PIB par habitant en 1980. Il y a donc, bien évidemment, des mesures importantes à implémenter. Le travail de cette commission reste important car il comportait des personnalités ayant du talent et une expérience concrète de l’action.

6. Encore et toujours une grève !

Les professeurs ont donc été une nouvelle fois en grève. Le ministre de l’Éducation nationale qui voulait installer un "service minimum" n’a pas réussi à faire passer cette mesure pour des questions de politique politicienne : C’est bientôt les élections municipales ! Rappelons que le budget de l’Éducation nationale est le premier budget de l’État avec plus de 60 milliards d’euros mais que le niveau des écoliers français est en revanche loin d’être le meilleur en Europe et donc inversement proportionnel à ce budget. Quel exemple nos professeurs donnent-ils à leurs élèves du civisme et du respect des autres ! Mesdames et messieurs les professeurs vous formez des grévistes et des chômeurs potentiels : Beau travail ! Alors ne pensez vous pas qu’il est souhaitable d’arrêter de vous mettre si souvent en grève et d’assurer correctement votre mission. Certes, vous avez des problèmes de pouvoir d’achat, de charge de travail, etc. Mais qui n’en a pas ! Peut-on continuer à créer un niveau intellectuel si mauvais pour nos jeunes ? Doit-on accepter d’avoir tous les ans 80% de bacheliers qui sont incapables de lire, d’écrire et de s’exprimer correctement ? Peut-on continuer à reporter la sélection dans l’université et de fabriquer des chômeurs et des aigris ? Vous qui avez le savoir, utilisez-le pour former au mieux les générations futures et soyez un modèle pour inculquer la solidarité générationnelle !

Henri Pauvert.
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