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Publié par Edouard Boulogne

Petite exégèse astrologique de nos poètes amis.

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Mon cher Edouard, 

Je te remercie d'avoir mis à la disposition de tes nombreux lecteurs ma petite polésie (comme dirait Desproges ). À côté ce celle de Joël Surpin, où tout est clairement et très bien dit,  elle a,  peut-être, de quoi surprendre le béotien, surtout en sa partie finale !  Aussi, sans faire injure à ta grande perspicacité, voici un précis sans prétention de commentaires exégétiques (et astrologiques) à l'usage du béotien que tu n'es pas :

Le 26 décembre (solstice d'hiver), le soleil termine sa révolution circumstellaire et inverse sa course vers le Nord. C'est la fin calendaire de l'hivernage en latitude subtropicale. (Pour nous le Tropique du Cancer) 

Un nouveau cycle planétaire se met en mouvement autour de la constellation du Bouvier, axe du système astral dans l'hémisphère boréal. 

La lumière solaire (le fameux carcel) s'amplifie progressivement. L'homme s'apprête à de nouvelles aventures sans possibilité de remonter le fil du temps. (Point de retour).

C'est le moment pour lui de s'alléger de ses vieux souvenirs,  (que nos besaces soient de plumes), de tenter d'infléchir le destin en sa faveur et de résoudre l'énigme du futur.

Mais peut-on circonscrire l'inéluctable en l'épinglant comme un insecte sur la toile de sa vie ?  C'est la triple signification de la référence au sphinx, à la fois papillon de nuit ( papillon ka volé,  comme le dit  très subtilement notre ami Surpin), mystère et nécessité... 

Fin de "l'explication".

Une (ou plusieurs) questions se posent néanmoins : 

L'explication prosaïque du poème fait-elle partie du poème ?  Est-elle un autre poème ou simplement un paratexte superfétatoire visant, sous prétexte d'éclairage,  à stériliser l'imagination, la sensibilité et l'émotion spontanée du lecteur ?  Ou pire, à anéantir l'expression poétique première  qui se veut d'abord et définitivement quintessence du verbe dans sa projection lapidaire et sémantique ? 

 En un mot, a-t-on jamais réduit un tableau ou une symphonie à leur simple et seule analyse formelle ?

Amitiés : R. J.

PS :  À propos de symphonie, la chaîne TV 188 diffuse de la très belle musique classique. Je me suis  régalé en écoutant hier après midi tout un récital de piano, en particulier du Chopin... Mais tu dois le savoir. À bientôt.
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wanomed 07/01/2008 17:25

En ce début de siècle intellectuellement dévastateur et par conséquent destructeur pour la plupart des hommes et des femmes que nous sommes ici en Guadeloupe, un peu de réflexion,  de culture,  d'intelligence, en un mot de pensée,  fait vraiment beaucoup de bien. Merci et meilleurs voeux.