Il y a quelques jours, je déjeunais, Place de la Victoire, à Pointe-à-Pitre avec mon vieux compagnon Athos, qui voudrait rédiger ses Mémoires, sous le titre à mon avis
tout à fait ringard de "Quarante ans avant". Je m'efforçais de l'en dissuader (je suis pour ma part bien moins entiché de mémoires que de prospective) quand pétarada, tout soudain,
une crépitante mitraillade de mousquets.
Nous nous levions déjà flamberge au vent; mais ce n'était qu'un vulgaire tapage de pétards, engendré par le trop plein d'énergie d'une escouade de gaminets, sans même de poil au menton,
sortant du collège Michelet tout proche.
Toujours est-il que le vacarme qui dura dix minutes au moins était assourdissant, et , -c'est cela qui me frappa- , salué seulement par les aboiements des chiens du voisinage, seuls
protestataires.
Jeudi 21 décembre, c'est semble-t-il , une semblable démonstration juvénile de vacuité tonnante, qui a engendré l'incendie de la rue Sadi Carnot, qui n'a pas seulement détruit un
magasin chinois de farces et attrapes, mais occasionné la mort de sept personnes, au moins, à l'heure où j'écris.
Des adolescents, furieux d'avoir été refoulés dudit commerce, se seraient vengés en projetant à l'intérieur les pétards à l'origine du drame. Petites causes, effets
incalculables.
Cette fois, l'autorité publique semble vouloir réagir. Que ne l'a t-elle fait avant? Car il existe un décret préfectoral interdisant la vente de pétards, fusées, explosifs divers aux
mineurs. Décret non respecté? Un déclaration du jeune Bangou, adjoint au maire de Pointe-à-Pitre, laisse rêveur. "Ce sont les parents qui viennent acheter la marchandise pour la distribuer ensuite à leur progéniture".
Toujours cette démission des parents, et plus généralement de l'autorité devant le "JEUNE" sacralisé de l'idéologie jeuniste, et devant les délinquants qu'un Sarkozy n'a pas
pu nommer par leur nom de voyous et de racailles sans soulever aussitôt un tonnerre de protestations des "bien pensants".
Il faut toujours payer le prix de la lâcheté. Comme le dit l'Ecclésiaste "malheur à la ville dont le prince est un enfant".
(II) Yannick contre Nicolas.
C'est contre monsieur Sarkozy que se dresse ce week end, l'une des personnalités éminentes de la royalitude : Yannick Noah lui-même. Yannick reproche à notre président, l'étalage de son "luxe", de ses "amours", la décontraction excessive, selon lui, qui serait la sienne dans l'exercice de la fonction
présidentielle. Je pense il est vrai, avec La Bruyère, que le caractère du Français exige du sérieux et de la gravité dans le Souverain. A cet égard, je ne cache pas ma préférence pour le style Louisquatorzien, ou même celui, naguère du général de Gaulle; et la démarche du locataire actuel de l'Elysée, non sans analogie ,
parfois, avec celle du regretté de Funès, m'agace un peu, pourquoi le cacher. Mais le cher Nicolas, qui est quand même un sacré garnement, plutôt intelligent, et fûté (au grand dam de ses détracteurs, n'est-ce pas Yannick?) est, je le pense, parfaitement capable de
jouer "les pères nobles" et de "faire grand style", si cela est nécessaire. Mais le président sait que nous sommes désormais en démocratie. Et que là où l'opinion est reine, il faut en rabattre de toute aspiration à la grandeur; ou du moins de tâcher
d'y parvenir, sans en avoir l'air, et en quelque sorte contre toute apparence. (Yannick,....j't'emm.....!)
La musique, au temps de feu le cardinal, ou de Louis XIV, c'était celle de Lully. Aujourd'hui les Français chantent la "Saga Africa". On voit la pente descendue. Et l'on comprend, à défaut de toujours les approuver, les démarches ondoyante du président.
Sans rancune Yannick!
(III) Yannick a plus de chance que Laure.
Noah donc, s'engage sur le terrain, pas toujours sans écueils de la moraline. Il vieillit. Et, en un sens, aux yeux de ses amis, c'est tout bénéfice, car l'ex finaliste de Rolland Garros eut une jeunesse plutôt tapageuse. Ce qui le distingue, en ce sens, de Laure Manaudou, c'est l'inexistence en ses vingt ans, à lui, d'internet. On voit ce que je veux dire, et l'on me saura gré, je l'espère, d'avancer, sur
ce terrain, à pas de colombes. Deux mots cependant sur les mésaventures de la grande (sportive) Laure Manaudou.
On sait que des photographies pornographiques de la championne circulent ces jours-ci sur internet. Cela semble en relation avec sa rupture, encore récente, avec son ancien "petit ami" Lucas, le nageur italien. Je ne me permettrai pas de juger du comportement sexuel de la jeune championne qui relève de sa vie privée; Laure aura pourtant appris, à ses dépens, qu'il ne faut pas confondre les émois de la sensibilité, et ce qu'on appelle l'amour, ou l'amitié. Plus mûre, elle n'eut pas permis la prise d'images par lesquelles on essaie aujourd'hui de la détruire. Le temps est un grand maître. Ce qui me paraît le plus notable dans toute cette histoire, c'est la ruée goulue de tant de pseudos mâles, et vrais voyeurs, sur leurs claviers d'ordinateurs, pour satisfaire leurs
médiocres fantasmes. Et plus encore la minable collection de commentaires graveleux, émanant même, semble-t-il, de jeunes gens, c'est-à-dire des contemporains de Laure, c'est-à-dire de ceux qui
auraient pu se solidariser avec elle pour l'aider à ne pas crouler sous "la honte". Sans les voyeurs, pas de campagnes destabilisatrices de ce genre. C'est pourquoi, comme je crois tout homme d'honneur, j'ai systématiquement écarté de ma recherche (malgré une curiosité
tout humaine) les images de Laure.
(IV) Et maintenant Valérie Bègue.
Il n'en est pas de même pour Valérie Bègue, miss France, originaire de la Réunion, et qui est sommée de démissionner par madame de Fontenay, pour avoir manqué aux termes du contrat qui
lie les miss, d'avoir à ne pas donner dans le registre des photos pornographiques ou suggestives. Or, Valérie a laissé publier des photos d'elles faites, semble-t-il, avant le concours de miss France. Celles-là, je les ai regardées, car elles m'ont été envoyées par un jeune ancien collègue, assez indigné. Et me semble-t-il à juste titre. Car ces photos ne sont en rien pornographiques ( Le Scrutateur en publie une ci-contre).
(Valérie Bègue, miss France).
Sont-elles "osées"? Les avis, certes, en ce domaine peuvent diverger. Comme elles sont du même accabit que celle que l'on peut contempler ci-dessus, il me semble qu'il ne faut pas, tout de même
pas exagérer. Le moyen-âge, la Renaisance, le 18ème siècle n'étaient pas si pudiques! Et le 19è siècle puritain, n'est pas un modèle, à mes yeux, en matière de bonnes moeurs!
Il y en a une qui m'agace, je l'avoue. Où Valérie flotte à la surface d'une piscine, les bras écartés, sur une croix. Je n'aime guère qu'on se serve de l'image du Christ à des fins commerciales et futiles. Il ne faut pas banaliser les choses importantes. Valérie, est d'une génération qui a peut-être
perdu le sens du sacré. Il faut le lui apprendre. Nous autres aux antilles et dans l'outre mer français, jusqu'à une date récente nous avons conservé le sens de la vraie pudeur. Mais ce n'est pas par des déclarations tapageuses comme celles de madame de Fontenay qu'on lui enseignera le sens de la mesure.
Probablement, y a t-il autre chose dans la mauvaise querelle intentée à la miss réunionaise. Peut-être en coulisses s'est-elle livrée à quelque facétie (douteuse), cet âge est sans pitié. Par exemple, une photo de madame de Fontenay, en coulisses (et en string) se préparant pour le grand show. Il y a des choses qui, entre femmes, ne se pardonnent pas.
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