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Publié par Edouard Boulogne

Drapeau-francais-en-berne.jpg  ( Drapeau français en berne ). 

 





 

Par conscience civique, j'ai consacré deux heures au spectacle du défilé du 14 juillet sur les Champs.

Par conscience, plus que par enthousiasme. Et pourtant, pour une fois, je ne suis pas d'accord avec Georges Brassens chantant : «  au jour du 14 juillet, je reste dans mon lit douillet ».

Pour un Français, nullement cocardier, mais conscient de ce qu'a été, de ce que demeure encore la France dans l'histoire universelle, pour peu qu'on la rappelle à elle-même, les jours que nous vivons ont le rythme et la saveur amère de la marche funèbre de Frédéric Chopin ( http://www.youtube.com/watch?v=28sdV_DXSrU ).

Comment n'éprouver point de tristesse, ou pire, de la honte, en contemplant le spectacle tout en faux-semblants, qui nous était offert à la télévision ( j'étais sur TF1 ).

Faux-semblants, mensonges avérés, tromperies délibérées, organisés par ce que sans doute nous avons connu de pire en France, comme classe dirigeante, depuis la troisième République des années 1920 et 1930. Des gens sans foi ni loi, petits bedeaux de loges FM, coalisés pour faire valoir leurs petits « mois » et leurs gros intérêts, au détriment du patrimoine national, de l'héritage spirituel, moral, matériel de ce qui fut la France, la fille aînée de l'Eglise, encore symbolisé, au coeur de Paris par la grande cathédrale Notre Dame de Paris.

L'on faisait défiler les armées, avec leur prestige hérité de ce que de Gaulle appelait en août 44, à l'Hôtel de ville de Paris ( aujourd'hui aux mains de... qui l'on sait ) : « la France éternelle ».

( http://www.youtube.com/watch?v=PpKVtyZISfQ ).

Elle défilait certes devant le peuple de Paris, dont ces messieurs ont bien raison de se méfier, car il a ses jours de colère. Et alors !!!

Mais qui avait commandé le défilé? Hollande et ses spadassins de la nuit française.

Il fallait voir les visages de ces petits messieurs et « dames ». Pendant l'exécution de la Marseillaise dans l'orchestration transcendante de Berlioz, Moscovici, le visage bouffi par les parties fines ne pouvait dissimuler son ennui; Vincent Peillon, sourire arrogant et supérieur, comme d'habitude, consentait un effort sur lui-même, l'air de dire «  il faut bien un petit sacrifice ( républicain ) pour mener en bateau ce petit peuple de franchouillards rassis; la Taubira lorgnait, un "je ne sais qui / je ne sais quoi", sur sa gauche, que je n'ai pu identifier. Pourtant Domota n'était pas du petit club des élus ( pas encore ); la Duflot, les yeux dans le vague s'emmerdait, dans un petit songe à sa mesure, que lui procurait, peut-être, la saveur d'une de ces consommations naguère exigées par le parti des verts, sous le nom , tellement spirituel « d'Appel du 18 joint ».

Hollande-niais-.jpg  ( Une insondable tristesse, emportait M. Prudhomme ). 

Hollande lui, était comme emporté par une vague de tristesse sans nom ( et sans commune mesure avec le mot de Napoléon sur « la vérité triste, peut-être, comme la grandeur ». Pour lui, vérité et grandeur sont des mots vides de sens.

Etait-ce l'absence à la tribune officielle de Valoche, retenue en Afrique par d'ardentes obligations?

Peut-être, car aux petites âmes conviennent les petites satisfactions.

PHO08827a10-ea3f-11e2-a4f6-ec6710e508f8-805x453  ( Valoche retenue en Afrique par d'importantes occupations ). 

Plus probablement ruminait-il les offenses faites à son petit « moi » par une part importante du public des Champs pendant la descente du calvaire que fut pour lui le chemin de la tribune officielle.

Europe I, m'avait réveillé en fanfare, et d'un coup, pour une fois le dimanche, en indiquant que le président avait été sifflé, longuement, tout au long du parcours, par des dizaines de groupes, rassemblant des milliers de voix, sous les couleurs du « mariage pour tous ».

Sur TF1 la mise en scène soignée, le quadrillage des lieux, le choix des journalistes ( la voix de leur maître ), tout fut fait pour maquiller la réalité.

Et l'on eut même droit à quelques cocasseries.

Les sifflets du peuple de Paris, parvenaient, atténués par tous les artifices, mais malgré tout, aux oreilles des scrutateurs. Une journaliste, un peu facétieuse risqua cette imprudente impertinence à son collègue mâle, qui 20 années auparavant avait en simple troufion fait le trajet, pedibus cum jambis. «  Qu'entend-on, dit-elle, du public, quand on est du défilé »?

Le préposé à l'information du bon peuple vit à temps le péril que lui faisait courir l'innocente pécore. «  Oh, dit-il, on est si concentré qu'on n'entend rien. Tout juste de temps à autre, un nom de soldat qui défile, dont les parents sont dans la foule ».

Bravo! L'artiste, vous irez loin dans le métier d'informateur sous le régime de Big-Brother que nous subissons.

La même, et dangereuse petite peste de consoeur, se laissa aller à un modeste constat : «  beaucoup de monde, dit-elle, on dirait même qu'il y a des pancartes! ».

Oh oui, riposta du tac au tac le préposé à « l'Officiel de la République », ce sont des gens qui participent à l'allégresse de ce beau jour ».

Et pourtant, ce que n'importe qui d'un peu attentif avait vu, et bien vu, c'étaient des pancartes de la Manif pour tous,. Et leurs porteurs, pacifiquement n'en manifestaient pas moins leur opposition radicale à la politique de destruction de la nation menée par ceux qui se réclament du Hollande.

Mais le petit père François, lui, avait vu, bien vu et bien entendu.

LUI PRESIDENT n'arrivait pas à s'en remettre. Et pourtant il va lui falloir augmenter sa capacité d'encaissement, car, la France est en train de s'éveiller, et notamment sa jeunesse.

Cette année 2013 assiste au début d'un renouveau de la pensée de la France, de la seule France, de la France éternelle.

Il faut lire, à cet égard le dernier numéro de Valeurs Actuelles, le meilleur hebdomadaire de France en ce moment, consacré à la « jeunesse rebelle ».

Val-Actu-Generation-rebelle.jpg

 

Les soixante-huitards qui polluent l'atmosphère et pourrissent la nation sont peut-être enfin, avec Hollande et sa bande de saboteurs en train de jeter leurs derniers feux. Une jeunesse nouvelle est en train de naître à la politique.

Nous les avons vu à la tâche, par centaines de milliers, en décembre, en mars, en juin, dans les rues de Paris et de toute la France. Ce ne sont pas seulement des batteurs de pavés. Ils s'appuient sur des aînés dont la pensée, s'aiguisent, depuis des années, sur les problèmes fondamentaux, spirituels et religieux, méprisés par nos actuels bateleurs d'estrade, et dont la solution est requise pour nous sortir de l'ornière où nous sommes enlisés. De cela Le Scrutateur s'entretiendra, avec ses lecteurs, tout au long de l'année à partir du mois de septembre.

Les-chenes-qu-on-abat.jpg

Dans ce livre remarquable, qu'il faut lire ou relire qu'est le dialogue entre le général de Gaulle et André Malraux, Les chênes qu'on abat, ( p. 204 ) de Gaulle dit, en 1970, quelques mois avant sa mort « Le drame de la jeunesse me semble la conséquence de celui qu'on a appelé la défaillance de l'âme. Peut-être y a-t-il eu quelque chose de semblable, à la fin de l'empire romain. Aucune civilisation ne peut vivre sans valeur suprême. Ni peut-être sans transcendance ».

Un jour peut-être les cavaliers d'Allah viendront-ils boire dans les eaux de la Seine. Mais rien n'est écrit d'avance.

« Un grand peuple ne peut mourir que de lui-même. Tu tournes toi-même la roue du destin ».

Et, à l'évidence, tous les Français n'ont pas encore envie de mourir en tant que Français.

 

 

INTERIM. 

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