Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Pages

Archives

Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.



1. Bientôt des cartes bancaires à l’effigie de qui vous voulea_la_loupe-1.jpegz !


Neuf mois après la décision du Groupement des cartes bancaires de lever l'interdiction du "co-branding" (co-marquage), c’en est fini des cartes standardisées qui se ressemblent toutes. Les cartes bancaires seront bientôt avec votre photo, ou avec le logo de grandes marques. Les banques françaises misent aujourd'hui sur ce marketing personnalisé tout comme leurs homologues européens. Il vous sera possible de faire encarter votre animal de compagnie, votre club de Foot ou de Rugby, ou pourquoi pas votre bijou préféré. Au passage, votre carte personnalisée vous coûtera entre 50 et 800 euros : Que voulez vous, il n’y a pas de petit profit ! Reste à savoir si les clients français accepteront de changer leurs habitudes et de mordre à l'hameçon commercial.

2. Les jeunes diplômés ont le vent en poupe…

L’Apec (Association pour l’Emploi des Cadres) a publié fin septembre une étude qui montre que 75% des jeunes diplômés obtiennent un emploi moins d’un an après avoir passé leur examen. De même les entreprises qui recrutent de jeunes diplômés font une part importante de leur chiffre d’affaires hors de l’Hexagone. Les secteurs les plus porteurs sont l’informatique, la santé et l’action sociale. Il est cependant important de constater la persistance d’inégalités entre les universités et les grandes écoles : 6 étudiants sur 10 trouvent un débouché contre 8 sur 10 parmi les grandes écoles et le salaire moyen d’un universitaire est inférieur de 25% à celui d’un diplômé d’une grande école.

3. Il faut montrer son Curriculum Vitae sur Facebook.

Il est désormais possible de montrer son CV sur Facebook, le site communautaire le plus en vogue du moment. Ce réseau social offre en effet aux entreprises ou aux particuliers l'hébergement gratuit de leurs applications et donc de leur CV. "MonCV.com" a développé une application qui est hébergée gratuitement sur Facebook. Selon une enquête, l'usage d'un site de mise en relation est devenu un réflexe. 71 % des personnes interrogées se servent de Facebook pour développer leur visibilité en ligne, et 53 % d’entre-elles recherchent une opportunité d'emploi ou un stage par l'intermédiaire de sites tels que Facebook. En un coup d'œil, un recruteur ou un ami peut faire passer votre CV à quelqu'un par mail (courriel).

4. Le moral des cadres…

Une petite majorité des cadres se sent parfaitement bien dans son poste et dans son entreprise. 64 % avouent être assez fiers de travailler pour l’entreprise qui les emploie. Enfin 57 % d’entre eux considèrent que les rivalités entre collègues sont un pur fantasme. Alors où est le problème : le pouvoir d’achat qui stagne, bien entendu !

5. L’écologie : un gisement riche d’emplois dans l’avenir.

Le syndicat des énergies renouvelables estime que la filière écologique pourrait créer 75.000 emplois en France d’ici à 2010, les secteurs les plus porteurs étant la biomasse et l’éolien. La Commission européenne semble plus optimiste en estimant que le potentiel serait de 168.000 à 243.000 postes créés en France d’ici à 2010, à condition que l’Europe parvienne à son objectif de 22 % d’énergie renouvelable dans sa consommation. Des emplois à prendre en compte pour réduire le chômage…

6. La CGT juge inacceptable la réforme des régimes spéciaux de retraite.

Le gouvernement fait du passage de 37,5 à 40 années de cotisation d'ici à 2012 un "principe non négociable" de même que l'introduction d'une décote en cas de départ avant 65 ans avec un nombre d'annuités insuffisant. La CGT, pour sa part, veut une forte mobilisation pour obliger le gouvernement à négocier. Comment se terminera ce bras de fer ? Une chose est sûre, si le gouvernement capitule, aucune réforme ne pourra jamais plus être acceptée et la France sera la première nation d’un nouveau genre : un pays en voie d’appauvrissement !

7. Français : nous sommes des égoïstes !

Les Français, les syndicats et les politiciens de gauche sont inconscients. Nos grands parents ont connu deux guerres. Nous parents ont connu une guerre. Nous n’avons pas connu de guerre car nous avons eu la chance de vivre dans un pays ou elle n’a été qu’à nos portes. Nous sommes les enfants gâtés du "baby boom", les fils et filles du plan Marshal et des trente glorieuses. Nous avons vécu une jeunesse dorée avec des salaires qui ne cessaient de croître, une inflation à deux chiffres qui nous a permis de doubler notre rémunération en 20 ans, des syndicats pas plus représentatifs qu’aujourd’hui mais très puissants car le développement économique leur permettait de demander et d’obtenir toujours plus de la part de "mauvais patrons". Aujourd’hui, la donne a changé. L’économie occidentale vit dans un milieu ou la majorité des besoins de première nécessité ont été assouvis et où nous sommes entrés, depuis plusieurs décennies, dans une économie de renouvellement. A coté de cela une frange non négligeable de la population a des difficultés à vivre car nos couts salariaux sont trop élevés si on les compare aux pays émergeants ou aux nations en voie de développement. Nos syndicats et nos politiciens de gauche n’ont rien compris au "film" qui se déroule sous leur yeux et cela depuis les années 80 ! La gauche a distribué, à crédit, les fruits d’une croissance virtuelle. Les Français, soutenus par des syndicats d’un autre siècle, pensent toujours que nous vivons toujours dans les années 60 et qu’ils peuvent s’arcbouter sur des droits acquis et des avantages indécents. Nous vivons, avec la gauche et les syndicats, des combats d’arrière-garde : nous nous cachons derrière notre petit doigt en gardant, jalousement, nos avantages au risque de détruire l’économie et d’entrainer la chute inexorable de notre pays vers la pauvreté pour nos petits-enfants et nos enfants. A continuer ainsi, la France sera le premier pays occidental en voie de paupérisation !


8. La grève imbécile avec des syndicats archaïques…


L’heure du bras de fer entre le gouvernement et les syndicats sonne creux ! Une majorité de français est favorable à la réforme mais une minorité agissante est enfermée dans son camp retranchée d’"avantanges acquix" ! Malheureusement nos braves "syndicalix" n’ont pas de potion magique pour leur permettre de battre le gouvernement. Ce dernier aura-t-il le courage de garder le cap de sa politique de changement. Nous le saurons lors du prochain épisode de la saga des "grévix contre l’opinion publix" !

Henri Pauvert.
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article