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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.



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1.   Ecclésia 2007 : les 26, 27 et 28 octobre à Lourdes.



Ce fut un rassemblement d’Église unique depuis près de quarante ans. Ce fut la rencontre de 7000 participants venant de tous les diocèses de France métropolitaine, des Dom-Tom et de tous les horizons d’action pastorale rejoint par des délégations étrangères. Deux ans après le vote du Texte National pour l’orientation de la catéchèse en France, les évêques de la Commission Épiscopale de la Catéchèse et du Catéchuménat (CECC) ont voulu un événement d’importance qui puisse soutenir, amplifier et accompagner l’élan que ce texte insuffle dans chaque diocèse. Un moyen inespéré pour chacun de réfléchir sur son propre lieu de mission ecclésiale où la responsabilité catéchétique s’exerce, dans un contexte de crise de la transmission de la foi à tous les âges de la vie. Lors de ces 3 jours, nous avons approfondi, au regard du Texte National, les enjeux de la catéchèse dans la mission d’évangélisation de l’Église. Trois clés ont été développées : 1- Une conviction que la catéchèse est une responsabilité qui incombe à l’Église mais aussi à la vie de toute la communauté chrétienne et n’est pas l’activité des seuls catéchistes. 2- des personnes qui cherchent un chemin possible frappent à la porte de l’Église. Dans ce contexte, les évêques souhaitent pour la catéchèse "une pédagogie qui soit vraiment au service de l’initiation". 3- Jusqu’ici, la catéchèse existait dans une modalité unique dont la catéchèse des enfants était l’organisation de référence. A présent, pour respecter davantage la diversité de parcours et d’histoire des personnes qui demandent à l’Église de les aider à vivre en croyant, plusieurs principes d’organisation de la catéchèse sont nécessaires. Dans le Texte national pour l’orientation de la catéchèse, les évêques proposent "de considérer la responsabilité catéchétique de l’Église à partir de quatre points de vue. Chacun d’entre eux caractérise une composante de l’offre catéchétique particulière qui sera proposée par un diocèse. Ensemble ils décrivent les divers processus de catéchèse qui ne doivent pas être organisés séparément, comme il s’agissait de domaines étanches et sans communication". Des conférences nous ont apportés des réponses théologiques, ecclésiologiques et pédagogiques à ces réflexions. Nous avons aussi vécu des temps de forums et de partage qui s’appuyaient sur les quatre organisations de catéchèse décrites dans le Texte national pour l’orientation de la catéchèse en France : 1- des propositions structurées de catéchèse à chaque étape de la vie ; 2- un appel à faire exister la première annonce dans les lieux et regroupements de vie ; 3- des temps de catéchèse communautaire dans le cadre du rassemblement dominical ; 4- des itinéraires de type "catéchuménal" pour conduire aux sacrements. Ce congrès s’est inscrit dans une démarche de pèlerinage. Il a été une invitation à vivre une démarche spirituelle, personnelle et communautaire, dans l’alternance de temps de prière, de célébrations liturgiques, de temps personnel. Que nous soyons aînés dans la foi ou néophyte, notre vie en Église est toujours en devenir. Nous avons été nourris de nos rencontres et de notre relation à Dieu, grâce au Christ initiateur, qui est le premier catéchiste.

2. La détaxation des heures supplémentaires.


Depuis le 1er octobre, on peut "travailler plus pour gagner plus". Le texte est sensé profiter aux salariés et aux employeurs. Il prévoit que les heures supplémentaires ne seront plus soumises à l’impôt sur le revenu et seront détaxées en grande partie des charges sociales. Tous les salariés de toutes les entreprises des secteurs privé et public peuvent bénéficier de cette mesure. Cependant le code du travail n’est pas modifié, l’employeur est le seul qui décide d’octroyer ou pas des heures supplémentaires. Cette mesure va coûter 1,5 milliard d’euros à l’Etat pour l’impôt sur le revenu et 5,1 milliards d’euros à la Sécurité sociale Les risques de fraude restent présents, même si le gouvernement à prévu des contrôle stricts, car des éléments de rémunération peuvent facilement être transformés en heures supplémentaires à moindre coût. Ce dispositif va aussi occasionner des difficultés pour les gestionnaires de paie.

3. L'assurance-vieillesse pourrait approcher les 8 milliards d’€uros en 2010 !


Le déficit de l'assurance-vieillesse devrait atteindre 4,7 milliards d'euros en 2007, après 1,9 milliard en 2006. De plus aucun "palier" n'est escompté. L'augmentation du nombre de départs va continuer, avec l'arrivée des générations du baby-boom à l'âge de la retraite. De plus rien n'indique que les salariés, qui ont encore des carrières relativement complètes, accepteraient de retarder leur départ à la retraite. Le COR (Conseil d'orientation des retraites), doit consacrer un rapport d’activité début 2008 aux besoins de financement court terme. Le gouvernement et les partenaires sociaux devront chercher des solutions, forcément impopulaires, dans le cadre de la deuxième étape de la réforme Fillon.

4. Racheter ses trimestres de retraite n’est souvent pas rentable.



Il est proposé d’acheter pour augmenter sa pension. Si l'idée semble séduisante, la réalité de l'opération est rarement avantageuse... Depuis 2006, toute personne âgée de 20 à 59 ans qui n'a pas encore liquidé sa retraite peut racheter quelques trimestres de cotisation qui lui manquent. L'objectif est de compenser l'allongement de la durée des études mais aussi de compenser l'extension progressive de la durée de cotisation prévue par la réforme Fillon de 2003. Le rachat de trimestres est très rarement intéressant. Compte tenu du prix, le rachat ne s'adresse qu'aux personnes qui ont des revenus importants. Certains actifs peuvent être tentés de racheter leurs trimestres dès aujourd'hui afin de profiter des tarifs avantageux qui leur sont réservés. C’est une grave erreur car le prix à payer est exorbitant. Le coût d'un trimestre de cotisation varie en fonction de trois paramètres : l'âge de l'assuré au moment du rachat, ses revenus, l'option de rachat choisie. Pour les spécialistes, il est absurde de parier aujourd'hui sur la durée de cotisation exigée dans dix ans.  Alors Il faut s'intéresser au rachat trois ou quatre ans avant le départ à la retraite quand on sait ce qu'on peut faire et surtout après avoir bien étudié sa situation !

Henri Pauvert.
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