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Publié par Edouard Boulogne

 

 

COMMISSION ATTALI : LE GRAND ECARTmichel_de_poncins-1.jpeg

 

Parmi les innombrables parlottes organisé par le pouvoir quasi socialiste en France,  avec les fêtes traditionnelles attenantes, se trouve la commission  Attali, dénommée « Commission pour la libération de la croissance française ». 

 

Monsieur Jacques Attali, socialiste pur et dûr, en travaillant avec  Mitterand a largement freiné la croissance et contribué à la paupérisation de la France, sans oublier de mettre en péril une  banque publique internationale en se livrant à  des dépenses extravagantes. Ces hauts  faits justifient probablement son choix par le pouvoir  aujourd’hui en vigueur.

 

S’est-il reconverti à la liberté économique ? Certaines des premières conclusions remises dans un rapport d'étape au président de la république pourraient le faire croire,  ce qui serait finalement une nouvelle étonnante.

 

Le rapport, en effet, préconise la suppression du principe de précaution inscrit d'une façon dangereuse dans la constitution.

 

L'article cinq de la charte de l'environnement, elle-même nommément citée dans le préambule de la constitution, stipule : « lorsque la réalisation d'un dommage, bien qu'incertaine en l'état des connaissances scientifiques, pourrait affecter de manière grave et irréversible l'environnement, les autorités publiques veillent, par application du principe de précaution et dans leurs domaines d'attribution, à la mise en oeuvre de procédures d'évaluation des risques et à l'adoption de mesures provisoires et proportionnées afin de parer à la réalisation des dommages ».

 

Il n'est pas nécessaire d'être juriste pour constater qu'un tel charabia  est de nature à  empêcher toute innovation technique quelle qu'elle soit ne serait-ce que par l'incertitude des termes et l'impossibilité de les définir de façon claire. Pouvant tuer toute innovation technique, le charabia  fait de toutes façons planer un usage d'incertitude sur toutes les actions humaines, car,  dès lors que l'homme agit, il  modifie l'environnement quelque part. Chacun sait que les écolos, champions et défenseurs de ce faux principe de précaution, sont, en fait, les ennemis de l'homme qui, pour certains d’entre eux, est de trop dans la nature.

 

Les hommes peu après leur création ont découvert le feu ; le principe de précaution aurait pu les conduire à le mettre hors la loi au lieu de le gérer comme ils sont parvenus à le faire. Au surplus, générant la pauvreté, le fallacieux principe réduit les efforts de tous pour  prendre les mesures permettant précisément de gérer les divers dangers éventuels.

 

Il existerait un autre signe d'une reconversion éventuelle de Jacques Attali, à savoir la proposition de supprimer complètement certaines lois. Pour faciliter la concurrence dans la grande distribution, la commission préconise de supprimer la loi Galland sur  les relations industrie-commerce ainsi que  les lois Royer et Raffarin sur l'urbanisme commercial. Ce pourrait être un signe de conversion à la liberté économique, laquelle implique justement  la suppression d’un grand nombre de  lois et non pas leur aménagement : la paupérisation croissante et visible de la France repose très largement sur la prolifération des lois.

 

Malheureusement d'autres passages du rapport montrent que le même Jacques Attali n'est pas du tout sur le chemin de Damas et n’a rien perdu de ces convictions d’origine.

 

Il propose en effet la création de dix  villes appelées « ecopolis ».  Ce serait des villes nouvelles qualifiées de « propres ». Cette proposition  est extrèmement dangereuse et  ne pourrait que nuire à l'économie par les formidables dépenses publiques nécessaires, les expropriations et le déferlement  du totalitarisme par l’invention de normes nouvelles. A elle seule, c’est une véritable bombe à fragmentation dont les effets dévastateurs se feraient sentir pendant des générations et annuleraient les mesures libératrices évoquées plus haut.

 

Il faut répéter, sans se lasser, que la seule vraie façon de supprimer les freins à la croissance serait de libérer l'économie dans tous les domaines par suppression non seulement d’un grand paquet de lois, mais, en outre, d'un grand nombre de tâches étatiques avec  la suppression des impôts correspondants.

 

En définitive nous ne saurons jamais si ces idées contradictoires sont celles de Jacques Attali lui-même ou simplement un magma résultant de la parlotte elle-même, car celle-ci ne peut aboutir qu’à des moyennes de moyennes.

 

Et puis, ce n’est qu’un rapport d’étape. D’autres étapes gourmandes sont prévues, sans que les « zenbas », qui font tourner la machine tels des soutiers, soient conviés à fréquenter les buffets bien garnis !

 

Michel de Poncins

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                     micheldeponcins@easyconnect.fr


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