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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.

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1. Va-t-on vers un désengagement des cadres dans l’entreprise
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On parle actuellement d’un manque d’engagement des cadres dans leur entreprise. Dans l’environnement plus incertain dans lequel nous vivons, ils doivent faire face à des revirements stratégiques fréquents, et à un relatif effritement de leurs responsabilités de même qu’à une opacité importante sur leur évolution de carrière. Ils souhaitent réaliser au mieux leur travail, mais l’entreprise n’est plus le moteur de leur propre satisfaction. L’engagement se suscite et ne se décrète pas. De nombreux observateurs sonnent l’alerte face à de nouveaux comportements tels que le refus d’accepter des promotions car les cadres ne veulent plus subir des pressions supplémentaires. Le problème se pose aujourd’hui de manière très aigüe et les DRH (Direction des Ressources Humaines) doivent trouver des solutions pour y répondre. Une méthode peut consister à mettre en place des baromètres sociaux, mais ils sont sujets à cautions. Ils permettent néanmoins d’anticiper les crises de confiance au sein des personnels cadres. Au quotidien, les directions pourraient obtenir de meilleurs résultats en adoptant un discours plus sincère à l’égard de leurs cadres. Mais souvent, on constate que cette réaction apparaît après un "sur-engagement" des salariés. Des objectifs trop tendus peuvent à terme mettre le cadre en situation d’échec ou de perte de confiance, qui le conduit à la défiance vis-à-vis de sa propre entreprise. Plutôt que "désengagés", les cadres semblent être de plus en plus souvent "désabusés" : Un challenge à relever pour les DRH.

2. Le Medef veut un nouveau CDI.


Dans le cadre des discussions sur la réforme du marché du travail, le Medef a transmis un document de trois pages aux organisations syndicales afin de présenter le projet patronal pour "faciliter l’entrée dans l’emploi". Ce document aborde principalement la question de la reforme du contrat de travail. Le Medef propose un allongement de la période d’essai du CDI. La durée actuelle de un à six mois, pourrait passer de six mois à un an. À la fin de cette période, une seconde "période de validation économique" prendrait le relai. Cette nouvelle période permettrait à l’entreprise de mieux intégrer l’évolution de sa conjoncture avant de valider ou de rejeter l’embauche. De même, le Medef souhaite offrir une plus grande souplesse aux entreprises avec la création d’un "CDI de projet" conclu pour la réalisation d’un projet précis. Le motif de la rupture du contrat, à la fin du projet, serait inscrit dès la rédaction du contrat, sans que la date de fin de contrat ne soit indiquée. Il offrirait ainsi une plus grande souplesse et garantirait une certaine sécurité juridique à l’employeur. Qu’en serait-il alors pour le salarié ? Dans un monde qui bouge très vite, et sans vouloir remettre en cause le CDI, ne serait-il pas utile, voire nécessaire, de revoir des conditions de travail qui sclérosent le recrutement.

3. Ces râleurs professionnels !

Les salariés français ne sont jamais contents. L'institut britannique FDS leur a attribué "le trophée du râleur" en mai 2007. La multiplication des révélations sur les salaires des patrons contribue au "mauvais climat national". Seuls 37 % des Français considèrent que leurs efforts sont récompensés. Ils constatent la baisse de leur pouvoir d'achat et contestent le management à la française. Les salariés ne sont pas hostiles au passage d'une rémunération à l'ancienneté indexée sur des grilles à une rémunération individualisée au mérite. Leur problème est de savoir comment évaluer leurs efforts et leur performance pour rendre acceptable le jugement qui porte sur des facteurs personnels. Un des points qui distinguent le plus les salariés français est leur sentiment d’une distance entre la direction et les salariés. Seuls 47% des cadres intermédiaires se déclarent impliqués dans leur travail, soit à peine plus que les salariés ce qui est plus de 20% de moins qu’aux États-Unis. Les Français ont peut être une tendance naturelle à râler cependant quand on les trempe dans le bain managérial d'une entreprise étrangère, ils se plaignent beaucoup moins, alors mesdames et messieurs les dirigeants d’entreprises françaises, posez vous les bonnes questions.

4. La retraite à ...

Depuis la Seconde Guerre mondiale l'espérance de vie des Français a progressé et s'établit autour de 80 ans. La moitié des enfants qui naissent aujourd'hui seront donc centenaires. L'espérance de vie devrait continuer à croître de 3 mois chaque année. Donc, il est alors évident que l'âge moyen du départ à la retraite ne pourra que progresser dans les années futures. Aujourd’hui, les conditions de vie et de travail à 60 ans ne sont plus les mêmes qu'il y a quelques décennies ! Pourtant, alors que la durée de vie augmente chaque année, la proportion d'hommes et de femmes au travail âgés de 55 à 64 ans ne cesse de diminuer dans des proportions alarmantes depuis 1995. Tous les pays nordiques sont confrontés à cette même équation et tous engagent les mêmes politiques de réforme de leur système de retraite. Il sera impossible de financer, à pension identique, la progression de la durée de service des pensions au regard du nombre croissant de pensionné et de la diminution des cotisants. Au Royaume-Uni comme aux États-Unis on voit des gens de plus de 70 ans qui travaillent pour arrondir leur retraite ou parce qu’ils n’acceptent pas de ne rien faire. Pourtant le débat sur l'âge de la retraite persiste en France, comme s'il était encore possible d'envisager de maintenir la règle d’un départ en retraite à 60 ans. La durée de cotisation devrait obligatoirement varier en fonction des conditions de travail et des choix de tous. Il faudra aussi se poser la question de l'élargissement du financement des retraites et ne pas se limiter aux seuls revenus du travail.

5. Pub !

Venez vous installer en France, le pays le plus accueillant par excellence. Venez, vous connaitrez le monopole des transports publics qui vous impose ses grèves ! Vous pourrez travailler à la SNCF, vous faire recruter comme conducteur de TGV et toucher une "prime de charbon"(c’est quoi ça le charbon !). Si vous n’avez pas la chance de pouvoir être un "tégéviste", vous pourrez toujours prétendre à un poste de sédentaire et comme vous n’aurez droit à aucune prime particulière vous pourrez toucher la "prime d’absence de prime" ! Vous travaillerez MOINS de 35 heures, vous aurez la garantie de l’emploi, de la grève et vous pourrez prétendre à la retraite à 50 ans payée par tous     les salariés. Vous pouvez aussi choisir de travailler à la RATP, EDF, GDF, La Poste, tout autre service public ou dans les entreprises publiques ou parapubliques, les avantages y sont équivalents. Si vous n’arrivez pas à vous "infiltrer" dans ces entreprises et y rejoindre les heureux bénéficiaires, vous pourrez toujours intégrer les entreprises du privé mais vous y travaillerez PLUS de 35 heures, vous cotisez pendant plus de 40 années, vous aurez la "chance" de connaître le chômage et de vous faire virer à 50 ans ! Mais ce sera toujours mieux que de vivre dans votre pays d’origine !

Henri Pauvert.
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