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Publié par Edouard Boulogne

Le journal d’ Aramis.


( 02/10/07) : Du bonheur.

    Avec le temps, oh! Aramis.jpgoui, avec le temps, je dois bien le constater, je suis de plus en plus sensible au plaisir de la lecture, en ma « librairie » comme disait le vieux Montaigne, de l’écriture aussi, à l’ordinateur, certes, soyons franc, mais à la plume également, c'est bien plus romantique, et même à la plume « sergent major », dont j’ai retrouvé, lors d’un déménagement récent, tout un stock oublié, dans la vieille demeure familiale.
Oh! ce n’est pas que je renâclerais, si l’honneur d’une grande cause me requérait, à enfourcher, une fois encore, quelque fringant coursier, et à charger, avec mes vieux compagnons mousquetaires,  qu’on ne nomme plus, pour Dieu, pour le Roy, pour la France, dans le fracas mêlé d’étincelles  des entrechocs d’épées, dans le vent chargé de pluie piquante et glacée, dans l’odeur de poudre des lourds canons de ce temps là, les claquements pétants des mousquets, les clameurs de fierté ou de rage , de douleur ou de joie, de tous, mêlés, amis ou adversaires, unis, par le harcèlement du danger et l'imminence d'une   mort possible, dans cette fraternité des combattants, telle qu’elle existait en ce temps, celui du grand cardinal.
Et puis, c’était le temps ….de Marie Michon !


Oh non ! Je ne me déroberais pas, qu’on se le tienne pour dit.

Se guérit-on de sa jeunesse ?
img133.jpg  (En ma bibliothèque - "librairie" - disait Montaigne).
A cette minute, pourtant je médite sur…le bonheur, dont certains, que je crois fort hypocrites, disent que c’est un simulacre d’idées, une illusion vaine. Même le vieux Virgile à prêté au père Anchise ce propos adressé à son fils : « Fils, je te lègue la vertu, la peine qui ne ment pas ; d’autres t’enseigneront le bonheur ».
Fort bien ! Mais me voici penché sur un ancien livre de sapience : les œuvres choisies de Fontenelle – vieux libertin polisson, et penseur estimable – dans une édition de 1909, dont j’aime les pages jaunies, l’odeur d’encre vieillie et de moisi, les annotations crayonnées des lecteurs qui m'ont précédé, qui ont dialogué avec Fontenelle, l’ont peut-être apostrophé, interpellé et revivifié par la même occasion.

Notre  philosophe  s’est fendu d’un chapitre sur le bonheur, « ce sourire de la raison » comme écrivit un poète –moi peut-être… au temps de Marie Michon !). Muguet.jpg  (Muguet, bonheur).

J’y lis qu’il vaut mieux, plutôt que de poursuivre mille chimères inaccessibles, de geindre et pleurnicher après tout ce que nous n’avons pas, qu'il convient mieux donc de réfléchir à « une infinité de choses que nous avons et que nous ne sentons pas, (et qui) feraient chacune le suprême bonheur de quelqu’un ».
Voici, évidemment, une pensée toute simple, mais pleine d’enseignements, qui sera méprisée par trop de petits maîtres, dont les propos abracadabrantesques , tentent de faire passer pour profondeur, ce qui n’est que l’abysse de leur néant.

Le vieux Fontenelle, dans la splendide simplicité d’une langue à son apogée, - et qui n’a donc pas besoin de prendre la pose - , offre un programme d’action pour un bonheur qu’il montre à portée de main.

Ce qui    me  laisse songeur, sous l’œil de plus en plus amusé d’Athos, depuis que je « philosophe ».

Aramis.
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