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Publié par Edouard Boulogne

La menace du chlordeconne.
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Il faut prendre au sérieux cette affaire du chlordeconne qui fait, à juste titre grand bruit ces jours-ci.
Par suite de la légèreté, et de l’imprudence de certains, l’Etat, et certains planteurs, ce pesticide, utilisé contre les parasites de la banane pourrait nuire davantage à l’homme qu’à ces derniers, en multipliant les risques cancérigènes, et pourrait être la cause d’une baisse de la fécondité humaine, et de la baisse de la natalité observée ces dernières années en Guadeloupe et en Martinique.
Tels sont les conclusions d’un rapport publié par le professeur de médecine,  Belpomme, et qui fait débat.
Il va de soi que tous les moyens doivent être utilisé pour combattre la lourde  pollution ainsi constatée.
Notons que dès le mois de juin 2007, selon un article de Gaëlle Dupont, publié dans le journal Le Monde, un plan interministériel « de réduction des risques liés aux pesticides » a été présenté en conseil des ministres, par les ministres de l'écologie Nelly Olin et de l'agriculture Dominique Bussereau. L'objectif affiché par le gouvernement est de réduire de moitié d'ici à 2009 la vente des substances « les plus dangereuses », ce qui représente 10 % de la quantité totale de produits phytosanitaires vendus en France chaque année. Ces produits « concentrent 50 % des risques pour l'environnement et la santé », a affirmé Pascal Berteaud, directeur de l'eau au ministère de l'écologie, en présentant le plan.
Le Scrutateur restera vigilant sur la suite des opérations.
Toutefois, il faudra rester vigilant sur un autre plan, celui de l’utilisation du drame à des fins politiciennes, étrangères à celles de la santé publique.
Certains ne manqueront pas de tenter de se faire valoir sans autre considération que leur intérêt personnel, ou idéologique. D’autres, qui ne reculent devant aucune ineptie, aucune ignominie ont déjà dénoncé une volonté délibérée de procéder insidieusement à une extermination par des procédés chimiques à l’extermination « des nègres » !
Et quand le professeur Belpomme parle de la baisse de la fécondité il est permis de se demander s’il faut l’attribuer au chlordeconne ou à la politique de prévention des naissances lancée il y a plus de quarante ans par feue madame Simet-Lutin et poursuivie depuis avec une belle constance.
La même question se pose pour la baisse de la natalité. Est-elle attribuable au chlordeconne, cette « bête a man Hibê » d’où viendrait tout le mal, ou à une autre cause ?
Un autre rapport, publié il y a quelques années, mais sur lequel on a plutôt fait le silence, faisait état du pourcentage excessivement élevé d’avortements en Guadeloupe et en Martinique, notamment chez un très grand nombre de toutes jeunes filles, nombre  incomparablement plus élevé (en Guadeloupe encore plus qu’en Martinique, triste record !) qu’en métropole. Il était question du dégoût des praticiens chargés de l’abattage des fœtus, indépendamment de toute considération idéologique ou religieuse. Simplement, il en avaient, disaient-ils assez de cette tâche débilitante ? « Ce n’est pas pour cela que nous avons choisi ce métier" disait un ces jeunes médecins ».
Cette catastrophe là, d’une autre nature que celle engendrée par l’utilisation du fameux pesticide, mériterait qu’on s’intéresse à ses causes, et qu’on cherche à la réduire. Car la lutte pour le respect de la vie humaine ne doit pas se soumettre aux oukases du politiquement correct.
Un paramètre qu’on pourrait suggérer au professeur Belpomme d’introduire dans ses paramètres.

Edouard Boulogne.
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