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Publié par Edouard Boulogne


Une semaine à la loupe (06/08/07).

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1. Le chômage au plus bas depuis 25 ans.

Le taux de chômage au sens du BIT a été ramené à 8% de la population active c’est-à-dire 2.200.000 de demandeurs d'emplois à fin juin, soit le chiffre le plus bas depuis 1982. Il y a un an, ce taux était de 9%. La baisse concerne toutes les catégories d’actifs y compris les chômeurs de longue durée et les jeunes. Les PME contribuent fortement à cette diminution et envisagent de recruter dans les 6 prochains mois, ce qui est un élément très positif. La polémique a été relancée il y a deux semaines par le constat dressé par plusieurs associations de chômeurs, la CGT-chômeurs et le MNCP, d'une augmentation des radiations "abusives" par l'ANPE. Afin de dissiper le flou autour des chiffres du chômage, le gouvernement a commandé un rapport à l'Inspection générale des finances et à l'Inspection générale des affaires sociales. La bagarre va donc se poursuivre et faire rage sur le nombre réel des demandeurs d’emplois et sur la méthode utilisée pour évaluer le chômage. Toute méthode est contestable surtout quand on est dans l’opposition. Mais ce qui est important, c’est la nécessité d’être cohérent et de prendre en compte les tendances. Or elles vont dans le sens d’une baisse et l’on doit s’en réjouir même si on est dans l’opposition. Il est important aussi de noter que comme partout en Europe, le chômage en France poursuit sa décrue ce qui est excellent pour le moral futur des Français.

2. Dégradation du moral des Français depuis sept mois.

Après l'amélioration constatée depuis les élections, les Français ont le moral dans les "chaussettes". L'indicateur de l'Insee a reculé de trois points en juillet. La baisse la plus forte concerne les perspectives d'évolution du niveau de vie. Les ménages se montrent aussi plus pessimistes sur leur situation financière future et ils sont moins nombreux à penser qu'il est opportun d'épargner. De même leur sentiment concernant l'inflation se détériore. Heureusement l'opinion des ménages concernant l'opportunité de faire des achats importants s'améliore et montre ainsi que malgré cette baisse d'humeur, les Français devraient continuer de consommer et de soutenir la croissance.

3. Le scoutisme a 100 ans.

Depuis le 27 juillet et jusqu’au 8 août, 40.000 scouts venus de 150 pays du monde se retrouvent pour célébrer les 100 ans du Scoutisme dans un grand "Jamboree" à Schelmsford au Royaume Uni, pays ou le général Baden Powell avait organisé le premier camp scout. Entre les 29 juillet et 9 août 1907 il avait réuni 22 adolescents des quartiers ouvriers de Londres dans l’île de Brownsea en Angleterre. Tout avait commencé sept ans plus tôt à l’occasion du siège de Mafeking, en Afrique du Sud, pendant la Guerre des Boërs. Baden Powell avait utilisé des garçons de 12 à 17 ans comme éclaireurs, "scouts" en anglais, pour observer les troupes adverses et porter des messages à travers les lignes. Rentré en Angleterre, il avait eu l’idée de proposer à des jeunes des milieux populaires de vivre eux aussi des aventures dans la nature, en s’engageant à servir les autres et à se dépasser pour être "toujours prêts". En quelques mois, les scouts étaient des milliers, regroupés dans un mouvement structuré. Les plus jeunes demandaient à vivre eux aussi ces aventures, ainsi se créèrent les Louveteaux (8-11 ans), puis les Routiers pour les plus âgés (18-21 ans). La sœur de Baden Powell créa en 1910 un mouvement parallèle pour les filles, les "Girl guides". En 1914, il y avait déjà plus d’un million de scouts dans le monde, dont quelques milliers en France. En 2007, l’ensemble des mouvements scouts actifs en France regrouperait plus de 110.000 jeunes et 25.000 animateurs bénévoles, une grande majorité dépendant de l’église catholique. Quelle que soit l’association à laquelle ils appartiennent, les scouts de France comme ceux du monde entier se reconnaissent encore dans les mêmes valeurs éducatives d’autonomie, de service, de respect de la nature, de respect des autres et de vie spirituelle ouverte et engagée. Ils pratiquent toujours les mêmes activités dans la nature, les mêmes jeux, accordent la même importance au camp, à "l’exploration", aux veillées. Le 1er août à l’aube, tous les scouts et anciens scouts présents à Schelmsford ont renouvelé leur promesse, un siècle après les premières promesses de l’île de Brownsea. Tout un symbole et un souvenir ému pour tous ceux qui, comme moi, sont passés par cette école de vie.

4. La recette de la semaine : La "Ratatouille".

Un rat dans la cuisine d’un grand restaurant français : il fallait oser, surtout pour des américains ! Brad Bird l’a fait et cette merveilleuse reconstitution est drôle, inventive et fait saliver du début à la fin. Le public, plongé au cœur du quartier des Halles dans un Paris merveilleusement reconstitué, goûtera avec délectation les cuisines, plus vraies que nature, du rat Rémy. Les studios Pixar ont réalisé un petit chef d’œuvre de "gastronomie" avec un savant dosage d’épices en tout genre qu’un public de tout âge, jeunes et moins jeunes, appréciera avec délectation. Les équipes du film sont venues dans les cuisines d’un restaurant parisien pour enregistrer les bruits d’ambiance et donner vie à leur cuisine virtuelle. De plus des noms célèbres ont donné leurs voix pour le doublage des personnages ce qui ne gâche en rien notre plaisir. Ce film devrait susciter des vocations culinaires. Quel pied de nez fait à McDo par nos amis américains !

5. Nouvelle génération & bonne mine !

Hâle subtil, teint naturel, effet progressif, fini les autobronzants couleur carotte. Une nouvelle génération "light" s’impose et profite aussi aux hommes. L'autobronzant faisait peur aux hommes. Ils craignaient de se retrouver oranges, avec un teint visiblement artificiel. Mais dans le même temps, avoir bonne mine, c'est une demande intergénérationnelle au-delà des modes, presque incontournable. De nouvelles marques de cosmétiques masculines, plus tendance, se développent. Pour satisfaire la clientèle, des produits novateurs, faciles d'utilisation ont été lancés en juin. Des "Fluides revitalisant autobronzant quotidiens", promettent un résultat hâlé ultra naturel. L'effet est insoupçonnable et les ratages impossibles, "qu’ils disent" ! La clé de la réussite : l'effet progressif. Des produits à utiliser avec précaution cependant car une fois entamés, le risque d'oxydation est très grand et le pouvoir colorant s'amenuise.

6. Vers un péage urbain à la française ?

Pour lutter contre la pollution et l’engorgement de la circulation automobile, de nombreuses métropoles dans le monde se sont dotées de péage urbain. En France, les élections passées, le débat devrait refaire surface. Un projet de péage à Paris est déjà prêt. L'idée est de faire payer l'accès en voiture d'une zone définie aux heures de pointe, sans barrières physiques, sans arrêter les conducteurs. Ces derniers effectueraient leur paiement dans différents points de vente, par prépaiement, par SMS ou par Internet, jusqu'à minuit après le franchissement de la zone définie. Sa mise en place n’est pas encore réalisée parce qu’elle ne fait pas l'unanimité. En effet, sa mise en place suppose notamment de renforcer la géolocalisation des véhicules. Le péage urbain est-il discriminatoire ? La remise en question de la liberté de circuler et de juguler la diffusion de l'automobile individuelle par l'instauration de taxe pose de nombreuses questions. En dépit de la prise de conscience très marquée des Français pour les risques environnementaux, le péage urbain est jugé socialement régressif. De plus l’efficacité de tels systèmes, comme pour l'exemple londonien, restent relatifs. Le péage urbain n’est pas la seule réponse possible à l'engorgement des villes. Pour le réduire, d'autres axes doivent être envisagés, comme une politique accrue en faveur des transports collectifs, dont on sait que l'offre demeure insuffisante, souvent mal adaptée et toujours trop chère.

7. Le bouffon ou le culbuto !

L’attaque des socialistes contre "l'ouverture" de Nicolas Sarkozy n’avait pas pris dans l'opinion. L'affaire des infirmières bulgares leur a donné une fenêtre de tir avec l’absence de Bernard Kouchner dans le dossier. A la suite de l’audition de ce dernier devant la commission des Affaires étrangères, François Hollande a indiqué que Bernard Kouchner n’était pas un acteur mais un spectateur. Ce dernier, sur RTL, s’est demandé pourquoi François Hollande faisait semblant d'être méchant et il a parlé de bouffonnerie quand à l’attitude des socialistes à son égard. Il est plus facile d’attaquer plutôt que de faire des propositions. Les socialistes n’ont pas encore digéré leurs défaites de 1995, 2002 et 2007. Il leur manque un chef et ce n’est certainement pas les éléphants ou la gazelle qui leur permettront de sortir de l’ornière dans laquelle ils se trouvent. Il est grand temps qu’ils sachent se remettre en question.

Henri Pauvert.
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