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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.


" L’€uro s’envole…a_la_loupe-1.jpeg


La monnaie européenne est au plus haut sur les marchés des changes qui sont de plus en plus nerveux. L’€uro se rapproche des 1,40 dollars. Face à une économie américaine très ralentie et une probable baisse des taux d’intérêt de la Fed, les marchés manifestent une grande nervosité et se tournent de plus en plus vers l’€uro, attirés par la perspective d’une hausse du taux directeur de la Banque centrale européenne. Cette flambée de la devise européenne est une bonne nouvelle pour les consommateurs qui ne peuvent que se réjouir du fait que leur facture énergétique en ressort allégée et que le pouvoir d’achat augmente pour les produits importés. Mais la situation est plus préoccupante pour les entreprises qui exportent car à contrario, leurs produits sont de plus en plus chers. Ainsi l’industrie française va très vraisemblablement en souffrir. Cependant il est difficile de mesurer l’impact d’un €uro fort sur la croissance à long terme.

1. La high-tech se stylise…


Dans les grands magasins, l’animation mode du moment n’est pas le bijou mais le téléphone portable  habillé par des grands noms de la mode. C’est ainsi que LG s’est associé à Prada, Nokia à une créatrice de bijoux Irina Volkonskii et Motorola au styliste Giambattista Valli pour créer des mini collections de téléphones mode ! Les constructeurs rivalisent pour sortir des modèles portant la signature de griffes d’habillement haut de gamme en guise de caution. Il s’agit de créer des objets de désir inscrits dans les tendances du moment. La question du coût n’est pas négligeable puisque ces petits bijoux ne se vendent plus seulement dans les magasins spécialisés mais aussi dans les boutiques de luxe à des prix qui avoisinent les 800 à 1.000 €uros ! Le clin d’œil mode dépasse largement l’univers du téléphone. Les industriels du high-tech vont de plus en plus piocher chez les fournisseurs de la couture ou des accessoires pour chercher d’autres produits à rendre plus "glamour". C’est ainsi que l’on voit se développer des clefs USB, des écouteurs ou des baladeurs constellés de petits cristaux ou diamants.  La tendance à voir la high-tech être traitée comme un accessoire n’est pas prête de s’arrêter. A quand le blackberry en pendentif !

2. … et les bijoux pour portables « fleurent bon » la Tagada !

 Et oui, il fallait y penser : Nos jeunes n’ont pas les moyens de s’offrir des bijoux à plusieurs centaines d’€uros. Alors des fabricants ont eu l’idée de créer des bijoux pour mobiles qui sentent la fraise Tagada, le chamallow, le bonbon Haribo ou la banane Bams ! Il s’agit de porte-clés colorés avec grelot qui se fixent sur le téléphone. A quand le téléphone que l’on pourra sucer comme une glace !

3. Les DOM en zones franches globales.

Le gouvernement veut mettre en place le dispositif des zones franches globales dès 2008 dans les quatre départements ultramarins. Cette promesse du candidat Sarkozy serait une mission prioritaire du secrétaire d’Etat à l’Outre-mer, Christian Estrosi. L’objectif de cette réforme serait de relancer l’activité de production plutôt que de soutenir la consommation des ménages. Il sera intéressant de voir le détail de ce dispositif qui devra passer sous les fourches caudines de la Commission européenne et éviter les doublons avec la loi programme pour l’outre-mer, dite loi Girardin, qui prévoit déjà des exonérations sociales et fiscales accordées à certains secteurs exposés à la concurrence ou en difficulté.

4. St-Martin & St-Barth gagnent leur autonomie.

Depuis le 16 juillet les deux îles au nord de la Guadeloupe sont devenues des collectivités autonomes. Les îles du nord passent d’un statut de commune d’un DOM à un statut de COM (Collectivité d’Outre-Mer) à part entière. Ce nouveau statut les rapproche de territoires tels que Saint-Pierre-et-Miquelon, Mayotte, Wallis-et-Futuna et la Polynésie française. Elles seront dirigées par un conseil territorial élu pour cinq ans avec des compétences communales, départementales et régionales mais aussi de statut d’exception fiscale spécifiquement pour St-Barth. Globalement ce nouveau statut ne permet aux deux îles d’envisager l’avenir de la même façon car leur PIB est très différent. St-Barth a peu de soucis à se faire alors que St-Martin doit prendre en compte la concurrence de la partie hollandaise et un déficit budgétaire récurrent depuis de nombreuses années !

5. Le BCG n’est pas mort !


Le vaccin contre la tuberculose n’est plus obligatoire car il n’est plus justifié sauf pour les bébés considérés "à risque". La France était un des dernier pays européen à avoir continué à administrer ce vaccin. Ceci entraînera une économie voisine de 115 millions d’€uros par an pour la sécurité sociale. Ceci n’implique pas l’arrêt total de la vaccination mais le ciblage plus précis des nourrissons à risque. Elle sera très fortement recommandée pour certains sujets à risque tels que les bébés d’origine asiatique, africaine, d’Amérique du Sud ou encore de régions bien précises telles que l’Ile-de-France. Quand on sait que les migrations régionales sont de plus en plus fréquentes, il sera demandé aux parents et aux "médecins référents" une plus grande vigilance quant au suivi des nourrissons. Il est urgent que cette levée de l’obligation vaccinale s’accompagne d’une mise à plat du plan de lutte antituberculeuse avec une amélioration du dépistage et des traitements et de la surveillance de la maladie. N’aurait-il pas fallu maintenir cette vaccination quant on sait que la tuberculose reste une maladie mortelle et qui peut refaire surface ! Seul l’avenir nous le dira, mais on réagira alors plutôt que d’avoir anticipé.

6. Bientôt la rentrée : c’est déjà parti pour les achats scolaires.

Le panier de la ménagère va s’alourdir et son portefeuille s’alléger. Les vitrines des magasins sont prêtes et les rayons de matériels scolaires envahissent les grandes surfaces. A coté des fournitures habituelles, les écoliers n’auront d’yeux que pour les cartables ou les trousses Harry Potter. L’objectif des magasins est de donner la possibilité aux consommateurs d’étaler leurs dépenses et ainsi de choisir les marques sous licence plutôt que les produits habituels. Pour ceux qui préfèrent rester chez eux, quelques clics de souris suffiront pour faire les achats sur Internet. Au final, les bourses seront "percées" en septembre et chacun trouvera que "les prix ont augmentés"... sans prendre en compte le fait qu’ils auront craqués pour satisfaire les désirs de leur chères têtes blondes ou brunes !

7. Le biocarburant démarre petit, petit !

 Le biocarburant ne remplit pas ses objectifs. A peine 1.000 véhicules flex-fuel ont été vendus à ce jour et seulement 80 pompes ont été installées sur les 400 promises en France métropolitaine. Les automobilistes ne sont pas séduits par le prix du litre de biocarburant largement subventionné. La raison est simple : un automobiliste qui voyage risque de tomber en panne car le nombre de pompes est inférieur au nombre de départements ! De plus les économies ne sont pas substantielles quand on les compare à l’essence et inexistantes face au diesel. Alors pourquoi passer au biocarburant si ce n’est limiter les rejets de CO2 dans l’atmosphère et lutter ainsi contre le réchauffement climatique. Mais ceci reste encore à prouver car selon des spécialistes, la production mondiale de biocarburants entraînerait une surconsommation d’eau et d’engrais pour faire pousser les céréales dont les prix sont déjà en train de flamber. On a surtout fait de la communication autour du biocarburant : des images importantes pour un investissement réduit. Alors nécessité ou pub ! Seul l’avenir nous le dira.

Henri Pauvert.
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