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Publié par Edouard Boulogne


Un semaine à la loupe.
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1. Le stress favorise l’obésité
.


Quelle relation existe-t-il entre le stress et l’obésité ? Des chercheurs américains ont montré sur des souris que le stress favorise la prise de poids. En effet, le travail des chercheurs a montré comment une petite protéine, le neuropeptide, qui régit le comportement alimentaire et la prise de poids est libéré par le système nerveux central en cas de stress chronique. Il va se fixer sur les cellules graisseuses entraînant le développement de l’obésité abdominale avec un risque de diabète et/ou de maladie cardi
ovasculaire. Cette découverte devrait entraîner une modification des recherches dans l’industrie pharmaceutique qui misait, jusqu’à présent, sur des médicaments réduisant l’appétit. L’espoir est la mise au point de molécules qui entraîneraient la réduction des cellules adipeuses par blocage du neuropeptide. Il serait ainsi possible de traiter les personnes qui souffrent d’obésité ou de surpoids. A l’inverse l’ajout de graisses grâce au neuropeptide serait un atout en chirurgie esthétique et reconstructrice pour le visage, les lèvres, les seins et les fesses !

2. Le chômage peut-il continuer à baisser ?


Le chômage est repassé sous la barre symbolique des deux millions à fin mai avec un nombre de demandeurs d’emploi qui se situe à 1.987.200 personnes selon le BIT (Bureau International du Travail). C’est le retour au niveau de juin 1982. Cette tendance à la baisse devrait se poursuivre mais des mesures structurelles restent nécessaires. Au-delà des polémiques sur la méthode de calcul du chômage, la décrue est indéniable. Elle s’explique par une réduction du nombre de licenciements, l’accélération des créations d’emplois et les départs en retraites des
papy-boomeurs. Une dynamique favorable s’est installée dans l’environnement économique avec le développement de la confiance des ménages. La croissance économique française déçoit un peu mais le climat des affaires reste positif en France comme en Europe. Cependant ce scénario reste un peu limité car les entreprises manquent de rentabilité et de compétitivité par rapport à leurs voisins européens. Des réformes de structure sont donc indispensables pour permettre une meilleure fluidité du marché de l’emploi, le développement des pôles de compétitivité, la création d’entreprises à plus forte valeur ajoutée et la croissance des PME pour atteindre une taille critique qui leur permette d’exporter. Bien entendu, la réduction les déficits publics reste un objectif indispensable à atteindre.

3. Le dégraissage du mammouth !

L’annonce pour 2008 de dix mille suppressions de postes à l’éducation nationale inquiète les enseignants. S’il est encore trop tôt pour dire quelles catégories de personnel seront concernés, le ministère fait valoir que ces réductions s’inscrivent dans l’évolution démographique du secondaire. Bien évidemment il faut s’attendre à des grèves des ense
ignants qui comme à l’accoutumée "prendront en otage" les élèves. Si l’on peut comprendre que certaines décisions prises sans concertations entraînent un mécontentement des intéressés, il est tout à fait anormal de rester sur des standards d’un autre temps ou ne pas vouloir prendre en compte l’évolution de notre société et des besoins en formation. Le métier de professeur est très noble mais les grèves à répétition,, avec "prise d’otages", ne sont pas à l’honneur de ceux qui doivent former les jeunes au respect des autres, de notre société et de ses fondements.

4. La croissance par l’environnement.


L’énergie verte serait une chance pour les économies européennes. Le premier ministre François Fillon s’est voulu convaincant lors de la cinquième édition de la Conférence mondiale de l’investissement de la Baule qui était consacrée à l’environnement. Pour lui, "le développement durable n’est pas une option. C’est une nécessité vitale. Les exigences écologiques ne sont pas incompatibles avec le progrès économique". Il estime que ce secteur économique représente la possibilité de créer dix mille emplois par an en France et trente cinq milliards d’€uros de recettes. La France
et l’Europe seront-elles les initiatrices de la "révolution verte" ou l’Asie et les Etats-Unis seront-elles les régions ou elle se produira ? La France est en avance avec la création du ministère, très large et très complet, de l’écologie. Reste à savoir si cette création entraînera des décisions positives pour l’écologie et notre planète ou si Jean-Louis Borloo se contentera de "ronds de jambes". A suivre...

5. La lutte contre les attentats doit être européenne.

Les pays d’Europe sont conscients de ne pas être à l’abri d’attentats. Certains pays comme l’Allemagne, l’Espagne ou la France consacrent d’importants moyens à la lutte antiterroristes. La France inscrit sa politique dans un contexte de rapprochement entre les différents services de sécurité afin de réduire l’éparpillement des données et éviter les doublons. L’Espagne, qui vit depuis des décennies sous les menaces de l’ETA, pratique une politique de collaboration excellente avec la France. L’Allemagne, qui semble être devenu l’un des pays cible du terrorisme international, a considérablement renforcé son arsenal juridique et répressif. Cependant, la collaboration avec la France reste à développer. Quand aux
autres pays européens, la coopération reste encore virtuelle.

6. La pub antitabac est néfaste pour les jeunes fumeurs.

Depuis que les fumeurs ne peuvent plus se livrer à leur « vice » au bureau, les ventes de traitements de substitution à la nicotine se sont envolées. Les spots publicitaires pour ces substituts se sont multipliés mais leur effet sur les jeunes aboutit à inverse du but recherché. Selon une étude américaine du "National Bureau of Economic Research", les publicités pour les produits anti-nicotine n’incitent pas les jeunes à fumer mais incite les jeunes fumeurs à fumer davantage car ils pensent qu’ils pourront toujours s’arrêter plus facilement ! Les auteurs de cette étude indiquent qu’une hausse de 10% de la publicité accroît le nombre de cigarettes fumées d’environ 1%. Peut-être serait-il souhaitable de suggérer aux fabricants de communiquer sur tout sauf sur l’efficacité de leurs produits !

7. Fin programmée d’une profession ou modification de la mission des caissières !

Officiellement la disparition des caissières n’est pas programmée. Cependant, la généralisation progressive des caisses automatiques dans les grandes surfaces sonne le glas d’une profession qui ne nécessitait pas une qualification importante mais où les coûts salariaux étaient significatifs. La perte de clientèle due aux délais d’attente aux caisses semble plus importante pour les résultats des magasins. Les besoins des clients varient durant chaque période de la journée. Le client qui s’achète un plat pour son déjeuner n’est pas prêt à attendre une demi-heure avant de payer à la caisse derrière des gens qui font leurs courses de la semaine avec un chariot plein. L’installation de caisses automatiques permet de résoudre ce problème et semble plus rationnelle pour la modification de la gestion des caisses. L’expérimentation actuelle des magasins Auchan avec caisses automatiques montre le souhait des dirigeants de s’adapter aux évolutions technologiques et de s’affranchir du poids de la dette économique. Fin d’une profession ? non mais choix pour le client d’optimiser ses besoins de gagner du temps.

8. Un 14 juillet vraiment différent.

Le rituel du 14 juillet n’avait pas changé depuis vingt-six ans lorsque François Mitterrand en avait défini les contours : le défilé sur les Champs-Élysées, la garden-party dans le parc du palais présidentiel, l’interview télévisée sur TF1 et la télévision publique et enfin le feu d’artifice du Trocadéro. Nicolas Sarkozy a totalement désacralisé la "grand-messe" du 14 juillet en lui donnant un air plus décontracté de fête populaire. Le défilé est resté sur les Champs-Élysées mais a consacré le retour de la France en Europe avec un défilé des détachements de militaires des vingt-sept pays d’Europe. Le grand rendez-vous mondain de l’année qu’était devenu la garden-partie s’est ouvert, selon les vœux du président, aux anonymes héros ou victimes de la vie quotidienne. La "voix du maître" a disparu pour laisser la place aux petits chanteurs à la croix de bois et à un grand concert musical de la fraternité avant le feu d’artifice de la nuit. Mais à y réfléchir si Nicolas Sarkozy n’a pas sacrifié à la traditionnelle interview du 14 juillet, on n’aura vu ou entendu que lui tout au long du week-end. Ce premier 14 juillet lui aura permis de peaufiner son image d’homme du changement.

Henri Pauvert.
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