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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.


1. Que faire si on n’a pas le bac ?a_la_loupe-1.jpeg


Après la découverte des résultats de l’écrit et avoir participé aux oraux pour les repêchés, voici le temps du choix pour tous mais surtout pour les recalés. Ce n’est pas parce qu’on a raté son bac que l’on ne peut pas poursuivre des études. On peut atteindre l’enseignement supérieur par d’autres voies que le bac. Il ne faut surtout pas négliger la formation en alternance qui offre de nombreuses opportunités et qui est proposée par les chambres de commerce. Les écoles privées offrent aussi des marchés importants. On peut aussi entreprendre une carrière dans l’armée et y obtenir des qualifications. Il est aussi possible de rentrer dans la vie active par la « petite » porte notamment dans les services à la personne. Si on a moins de vingt ans et après deux ans il est possible de passer un "diplôme d’accès aux études supérieures" qui constitue un sésame pour l’inscription en première année de licence. Le jeune qui a moins de vingt ans peut aussi redoubler pour repasser le bac, quitte à opter pour une série plus facile, mieux adaptée à ses compétences et si possible changer d’établissement. Bref, il ne faut pas se décourager car la vie permet toujours de rebondir.

2. L’intérim bénéficie de la reprise de l’emploi.


L’intérim a progressé de près de 5% en 2006. C’est un tremplin vers l’emploi, comme le proclame les professionnels du secteur. Depuis 2005, les agences d’intérim peuvent proposer des CDD et des CDI qui leur permettent de réaliser des recrutements plus nombreux. En effet de plus en plus d’entreprises font appel à l’intérim pour sélectionner des candidats. Ceux-ci sont placés par les agences d’intérim, testés par les employeurs qui, au bout d’une période plus ou moins longue, transforment le contrat en CDI avec l’accord de l’agence. C’est une constante, quand le marché de l’emploi se libère, les entreprises commencent par recruter en contrat temporaire ou en intérim. En 2006, les emplois intérimaires ont concerné 33% du tertiaire, 46% de l’industrie et 21% du bâtiment. La profession qui se veut pionnière en terme de sécurisation des parcours professionnels, lance des opérations pour aider les salariés intérimaires dans leur vie de tous les jours. C’est ainsi qu’en 2006 elle a proposé d’aider les salariés à passer leur permis de conduire et à rechercher un logement toutes deux avec un soutien financier. L’intérim n’est plus un mal nécessaire mais devient un acteur important et significatif dans la recherche d’un emploi.

3. Des Français à l’assaut de la Silicon Valley !

La Californie est l’Etat américain qui compte la plus forte concentration de Français. 30.000 Français, incluant leurs familles, travaillent dans la région principalement dans les technologies de l’information et de la communication. Beaucoup sont membres du DBF, "Doing Business in French" (faire des affaires en français), club qui se réunit tous les mois à Redwood City pour écouter un conférencier, profiter du buffet arrosé de vins français et enrichir de façon informelle leur carnet d’adresses. Les Français sont appréciés dans la Silicon Valley pour leur créativité et leurs compétences en ingénierie et en sciences. Beaucoup travaillent dans le secteur des jeux vidéo, des biotechnologies, des télécoms ou du logiciel. Le mythe de l’eldorado américain est toujours très vivace et les Français croient encore que l’aventure est facile avec la fortune à portée de main. Des opportunités existent à condition d’obtenir le fameux visa de travail H1-B et en justifiant la capacité à vivre une année sur place avec une garantie financière. Attention cependant, car la connaissance de l’anglais ne suffit pas pour comprendre la culture et s’intégrer.

4. La synthèse des droites.

L’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République marque un tournant important dans l’histoire des droites françaises. Pendant tout le XXème siècle des tentatives d’union des droites se sont produites sans succès. L’élection de 2007 met en valeur deux ruptures importantes : le coup d’arrêt donné au développement du Front National avec le "siphonage" des électeurs de Jean-Marie Le Pen par Nicolas Sarkozy et le changement générationnel avec le passage de la génération des 70 ans à celle des quinquas. Cette génération n’est pas marquée par la guerre ni par le gaullisme et ses barons qu’elle n’a connu que par l’histoire. Il se situe dans la lignée des conquérants qui ont connu 10 ans d’opposition. La nouvelle génération qui arrive au pouvoir réussit la synthèse entre le libéralisme et le néo-gaullisme de même que la neutralisation de l’extrême droite. Nicolas Sarkozy tente de faire la synthèse entre la droite bourgeoise des années 90 et la droite populaire qui a fait parti de l’héritage gaulliste.

5. L’America’s Cup et les grèves françaises !


Quelle relation y a-t-il entre les grèves françaises et l’America’s Cup ? Rien apparemment mais un peu tout de même : Faisons un peu d’histoire. Depuis des décennies la région de Marseille est connue pour ses grèves à répétition dans les ports. Cet élément est connu de tous et ne donne pas une bonne image de la région. En 2003 Alinghi, le bateau d’Ernesto Bertarelli, fondateur de Serono, le groupe suisse de biotechnologies, a remporté une victoire exceptionnelle à l’America’s Cup après plus de cent cinquante ans de domination américaine, australienne et néo-zélandaise. La coupe revenait en Europe mais en Suisse pays continental. Il fallait donc trouver une baie pour s’entraîner et réaliser la coupe 2007. Marseille et Valence étaient en compétition pour le choix de la ville qui allait accompagner Alinghi. Bien évidemment, Valence a été retenu pour cette opération car moins polluée par les problèmes sociaux. Le defender Alinghi vient de gagner l’America’s Cup 2007 et Valence se voit fêter et couronner : Une nouvelle conquête pour la ville espagnole et une péripétie supplémentaire pour la région de Marseille. Encore une fois "la grève" aura desservi une région...

6. Au secours, vlà les touristes !

La France s’inquiète de son industrie qui "fout le camp" mais ne se préoccupe pas de son tourisme qui fait parti de ses atouts économiques. Près de 80 millions de visiteurs étrangers ont dépensé 35 milliards d’€uros en 2006 ce qui représente un boulot pour deux millions de personnes avec un potentiel de croissance non négligeable. Les "envahisseurs" arrivent avec leur short, leurs sandales, leur dégaine insolite et leurs appareils photo ! Nos voisins Belges, Allemands, Anglais, Espagnols, mais aussi des Américains, des Japonais et des Chinois occupent nos plages et nos terrasses. Le tourisme est le premier contributeur à la balance des paiements français avec 11 milliards d’€uros. Les touristes : "encore eux" ! Défaut d’accueil qui fait que, bien souvent, nos visiteurs sont tentés d’écourter leur séjour. Dans nos îles des Antilles, ou le tourisme pourrait représenter une manne importante pour l’économie locale, on constate un accueil irrespectueux, un manque de courtoisie important et des grèves (tiens encore elles !) suicidaires. Il est plus que temps que la France reprenne en main ce secteur et le considère de manière plus professionnelle en développant des formations, en créant des plans d’actions qui favorisent les investissements touristiques. Et pour nos îles, il faut apprendre aux salariés du tourisme que l’on ne "sert" pas un client mais on le "reçoit", c’est toute la différence !

7. L’Eglise ose parler d’argent.


Le mythe d’une Eglise catholique riche reste profondément ancré dans l’esprit des Français. La plu part des diocèses connaissent des difficultés financières : les ressources stagnent alors que les charges galopent. L’érosion inexorable du nombre de prêtres impose un recours massif aux laïcs pour assurer la pastorale et aussi pour gérer les biens. Le coût des activités pastorales dépasse les revenus des diocèses et creuse le déficit de fonctionnement pour lequel les legs ne suffisent plus pour combler les trous. Les diocèses doivent vendre des biens pour combler leurs déficits et sans retournement de situation ils pourraient avoir des difficultés dans un avenir plus ou moins proche. La collecte du denier, qui fête ses 100 ans, baisse car le nombre de donateurs ne cesse de décroître. Alors pour la première fois les diocèses de la Province d’Ile de France ont décidé de réaliser une campagne publicitaire commune pour rappeler aux fidèles mais aussi aux Français la nécessité de donner. Un contrat a été signé avec une agence de communication pour la mise en place d’une affiche dont le slogan rappelle qu’"il y a une église dans ma vie !". L’Eglise se donne donc de nouveaux moyens pour affronter l’avenir et il est nécessaire de rappeler que, pour tout catholique, pratiquant ou pas, donner au dernier est indispensable.

Henri Pauvert.
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