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Publié par Edouard Boulogne

Entre nous.

Saint Georges sur RFO
.



  •  Hier soir sur RFO, une heure d’émission, à la télévision sur le Chevalier de St-Georges.
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On le sait Joseph Boulogne ou Bologne (deux orthographes ; j’incline, sans trop savoir pourquoi, pour la première), fut un personnage peu ordinaire, né en Guadeloupe sur la commune actuelle du Baillif, d’un père noble et d’une mère, Nanon, esclave créole originaire du Sénégal.
L’enfant élevé très jeune en métropole, par la volonté d’un père très attentif à son rejeton, fut béni par les dieux et doté de qualités exceptionnelles, pour la danse, l’escrime, notamment, et par dessus t
out la musique.
Bien introduit à la cour de Louis XV, puis de Louis XVI, il fut à la fois gendarme du roi, Don Juan des plus belles dames, chef d’orchestre émérite, violoniste hors pair, et compositeur de premier ordre, certaines de ses compositions ayant pu, dit-on, influencer le divin Mozart lui-même.
Il fut un temps, intime, sur le plan artistique, de la reine Marie-Antoinette, et Louis XVI en voulut faire un directeur de l’opéra de Paris, non sans soulever, pour des raisons raciales, une vive opposition.
Si bien en cour, Joseph ,n’en rallia pas moins la Révolution française, qui pourtant faillit lui coûter la tête, qu’il sauva peut-être grâce à son appartenance à la Franc Maçonnerie.

C’est sur ce personnage hors série que, grâce aux initiatives de Marcel-An
dré Clément et de Jean-Claude Halley, la télévision nous présentait, pendant une heure trop courte, un spectacle bien séduisant.
L’émission a été tournée à Cuba, et l’essentiel des aspects de la vie du Chevalier a été montré, par le discours, et surtout la musique et la danse.
Foule de passionnés de musique, des deux côtés de la scène, et parmi les exécutants du spectacle, pléiade de beaux jeunes artistes, danseurs et metteurs en scène.

Félicitations à tout ce monde, à RFO pour avoir donné à voir et entendre, cet aspect de la culture créole qui se confond, simplement, avec la culture tout court, la culture universelle. Félicitations aux intervenants, à monsieur Buffon, à Marcel-André Clément, et peut-être surtout à Jean-Clau
de Halley, passionné du Chevalier, et qui joue avec tant de constance et d’ardeur un rôle majeur dans la redécouverte de notre éminent compatriote.


2) Visite officielle de Nicolas Sarkozy en Algérie.
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(Photo : Abdelaziz Bouteflika, un grand admirateur de la Suisse).
  •  Ce 11 juillet, à peine rentré de Bruxelles, notre inlassable président de la République est en visite officielle en Algérie.
Un bon point pour lui : il se refuse à toute sorte de repentance sur le passé colonial de la France, ainsi que le préconisent certains français, anciens porteurs de valises du FLN algérien, et leurs fils spirituels (si l’on ose, ici,  ce qualificatif) et même en Guadeloupe, hélas !
On ne vit pas dans le passé dit Sarkozy, et s’il fallait le faire, il n’y aurait pas matière à repentance d’un seul côté. Qu’on se le tienne pour dit.


Nicolas Sarkozy aura sûrement un entretien en tête à tête selon la formule consacrée, avec le premier ministre algérien Abdelaziz Bouteflika.
Peut-être alors aura-t-il en tête sur ce dernier les renseignements bien utiles que je découvre, pour ma part, dans l’ouvrage récemment publié de Jean Mauriac « L’après de Gaulle, Notes confidentielles, éditions Fayard). Mauriac dans ce journal
politique, note en date du 9 janvier 1974, cette confidence qui lui fut faite (il était alors journaliste à l’AFP) par Jean de Lipkowski : « Tout est difficile avec les algériens, me dit-il. Toutes les conversations sont compliquées et pénibles. Après dix ans d’indépendance, ils n’ont pas encore pu se débarrasser de leurs complexes de colonisés, pire, de « départementalisés ». Les Français, ils les haïssent et les adorent en même temps. Nous devons donc nous efforcer de les comprendre plus que n’importe quelle autre nation. Bouteflika (alors ministre algérien des affaires étrangères, note du Scrutateur) va voir Pompidou. Il fait dire à Jobert qu’il ne lui parlera pas des problèmes des Algériens en France, parce qu’il a vidé son sac à ce sujet avec lui lors de leur dernière entrevue. Ce que veut M.Bouteflika, c’est avoir avec Pompidou une conversation « planétaire ». Evidemment, cela ne fait pas très plaisir à Pompidou de se prêter à une conférence planétaire avec le ministre algérien des affaires étrangères. Mais que voulez-vous qu’il fasse ? Il pianotera…. Ce Bouteflika est verbeux, il n’en finit pas de se prendre au sérieux, de s’écouter. Il parle,  parle indéfiniment, jusqu’au moment où il disparaît en Suisse pendant huit jours avec des filles ! ».Touche-toi-mon-pote-copie-1.jpg

Bon courage Nicolas !

Gérard Vergé-Lauriat.

(Photographie d'une icone rapportée de Suisse. Collection particulière : Alger).
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