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Publié par Edouard Boulogne

Une semaine à la loupe.
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1. Des diplômes à l’américaine.


L’université de Jussieu, Paris VI, est passée outre ce qui était devenu ringard depuis mai 68 et a organisé une remise solennelle des diplômes à l’américaine pour ses thésards de l’année avec petits-fours, champagne, cadeaux et photos le tout sous l’œil goguenard des professeurs qui ont revêtus pour l’occasion leurs "robes académiques"! Chaque étudiant a été appelé sur l’estrade pour se voir remettre son diplôme et une écharpe blanche sous les applaudissements attendris de leurs parents et amis. Ce type de cérémonie, impensable il y a encore quelques années, se développe progressivement sur les campus de notre pays. Ce tournant avait déjà été pris dans les grandes écoles depuis une dizaine d’années. Beaucoup d’entre nous se souviennent avoir reçu leur diplôme par courrier sous forme d’un vulgaire récépissé, quand il ne fallait pas aller le chercher aux services administratifs de la fac ! De nombreux présidents d’université y voient une parade au défaitisme ambiant qui ronge les facultés et qui se traduit trop souvent par une méconnaissance totale de la valeur des diplômes. Quand verra-t-on les étudiants recevoir leurs diplômes en toges ?

2. Demain l’ordinateur sera asiatique.

La question se pose de savoir si l’ordinateur, produit de haute technologie, sera toujours fabriqué aux Etats-Unis. Il y a quelques années la question ne se posait pas puisque les quatre premiers constructeurs mondiaux était américains et représentaient plus de 40% du marché mondial. Aujourd’hui, Compaq a été racheté par Hewlett-Packard et IBM a vendu sa division PC à Lenovo, société chinoise. Aujourd’hui ne restent en piste que Dell et Hewlett-Packard talonnés par Lenovo, Acer et Toshiba, tous les trois asiatiques, et qui progressent plus rapidement que les deux rivaux américains. Les déboires actuels de Dell s’inscrivent dans une évolution profonde du marché des micro-ordinateurs. Les constructeurs asiatiques ont su anticiper beaucoup mieux l’évolution du goût des consommateurs pour les PC portables. Ce phénomène est dû à la baisse constante des prix des composants miniaturisés qui réduisent l’écart de prix et à la généralisation des connexions sans fil. Grâce au Wifi, l’utilisateur peut bénéficier de toutes les fonctionnalités d’un PC traditionnel tout en restant connecté partout où il se déplace. Les américains n’ont pas dit leur dernier mot car ils possèdent des atouts non négligeables en terme de ressources financières et techniques. Cette bataille se fera pour le grand bénéfice du consommateur qui verra les prix se réduire encore....
Eh oui, et il y a bien longtemps que le PC français a disparu !

3. Les Français aiment l’économie.

Tout comme l’écologie, les Français ont commencé à s’intéresser à l’économie lorsque les thèmes abordés ont été rattachés à leur vie quotidienne. La plupart des journaux, papiers ou audio-visuels, parlent d’économie. Les Français prennent très au sérieux leur rôle de consommateur, n’hésitent pas à comparer les prix des produits avant d’acheter ou à évaluer leur rémunération par rapport à celle du marché. Il en est de même pour la bourse pour laquelle la moitié des Français portent un jugement positif, et d’ailleurs, nombre d’entre eux n’hésitent pas à souscrire des actions lors des privatisations. Ils semblent avoir compris que le travail crée de la richesse et que les 35 heures sont une hérésie. Beaucoup reste encore à faire pour permettre aux Français de comprendre que rien n’est gratuit et que l’état ne peut que redistribuer ce qu’il nous ponctionne par l’intermédiaire des impôts, des charges sociales, de la CSG, de la CRDS, de la TVA et j’en passe... Ainsi s’explique, en partie, la victoire de Nicolas Sarkozy qui a su mettre en avant le travail comme source de bonheur.

4. Pourquoi tant d’illettrés ?

Au seuil du XXIème siècle, plus de trois millions de Français âgées de 18 à 65 ans, majoritairement des hommes, sont en situation d’illettrisme ! Les illettrés ne vivent pas tous dans des quartiers dits "sensibles". Beaucoup viennent de zones rurales ou de petites villes de la province profonde. Certaines régions sont plus touchées que d’autres. C’est ainsi que le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie sont les plus touchées par ce phénomène. Aussi les PME commencent à développer des programmes gratuits de remise à niveau dans le cadre de la formation continue. La journée d’appel et de préparation à la défense (JAPD), obligatoire pour tous les jeunes de 17 ans, montre que près de 5% des jeunes souffrent d’illettrisme. Il est navrant de constater que nos écoles, dès le CP, ne sont pas capables d’amener les enfants à parler correctement le Français avec un minimum de vocabulaire.

5. Un président patron !

L’expérience de la direction d’une entreprise m’amène à faire le parallèle entre un patron d’entreprise et Nicolas Sarkozy. Le patron, entre autre, préside son comité de direction, délègue une partie de son pouvoir à son Directeur Général, s’adresse à ses cadres, motive ses salariés, définit la stratégie de développement du groupe et délègue à ses cadres dirigeants les objectifs à atteindre. Il rend compte de son action auprès de ses actionnaires. La France peut être considérée comme une "très grande" société, certes différente d’une entreprise, mais qui peut être dirigée comme une multinationale. Nicolas Sarkozy définit sa stratégie, préside le Conseil des ministres, s’appuie sur son Premier ministre pour coordonner l’action des ministres. Il s’adresse aux Français quand c’est nécessaire et leur rend compte de son action quand il le souhaite. Il est élu par les "actionnaires" que nous sommes. Il prend ses responsabilités et monte en première ligne. Toute fois, attention qu’il ne se brûle pas les ailes au feu des "lobbies" en tout genre.

6. Fragilité des finances de la France.

La Cour des comptes a publié un rapport mitigé sur l’exercice 2006. Philippe Seguin, premier président de la Cour de comptes a fait passer le message suivant : "c’est mieux cette année mais peut encore mieux faire" ! La principale amélioration concerne le déficit public qui a été ramené à 2,5% du PIB (Produit Intérieur Brut), soit une amélioration de 0,5% par rapport à la barre des 3% fixé par l’Union européenne. Mais cette amélioration reste fragile car elle est liée à des artifices comptables et à des mesures exceptionnelles prises ces deux dernières années. L’autre critère fixé par le pacte de stabilité n’est pas atteint puisqu’il reste supérieur aux 60% du PIB. Pour pérenniser cette diminution du déficit public, Philippe Seguin suggère "une meilleure maîtrise et une meilleure efficacité des dépenses". Il propose de revoir les aides aux ménages et aux entreprises.

7. L’Eglise de France est-elle riche ?

En 2004, les revenus des diocèses représentait 451 millions d’€uros, soit l’équivalent du budget moyen d’un département de 500.000 mille habitants ! C’est avec cette enveloppe que l’Eglise de France forme et rémunère ses 20.000 prêtres actifs et retraités, paye ses 5.000 laïcs salariés, entretient ses bâtiments, assume ses charges de fonctionnement et finance ses investissements que sont la réhabilitation, les achats ou la construction d’immeubles selon ses besoins pastoraux. Très souvent les dépenses sont plus importantes que les recettes, obligeant les diocèses à faire appel à leurs réserves ou aux dons et legs, quand ils en ont la possibilité. Ceci n’est pas une bonne gestion et certains diocèses sont parfois obligés d’effectuer des licenciements de laïcs entraînant des épisodes douloureux et bien entendu médiatisés. 52% des Français pensent que l’Eglise est riche et touche des subventions de l’Etat ou même du Vatican. L’Eglise n’a pas de trésor caché et malgré la réalité des faits, les vieux démons ont la vie dure. Depuis la loi de séparation de 1905, l’Eglise de France ne vit que de la générosité de ses fidèles. 40% des revenus des diocèses, soit environ 200 millions d’€uros, viennent du "denier du culte" appelé maintenant "denier de l’Eglise". Ces sommes sont destinées à couvrir le traitement et la formation des prêtres et des laïcs. Il faut rappeler le clergé français, prêtres et évêques, touche la même indemnité mensuelle équivalente au SMIC. De même les salaires des laïcs n’ont rien à voir avec les ceux du public ou du privé. Alors, si vous ne l’avez déjà fait, pensez à donner pour le "denier de l’Eglise" dans votre diocèse : vous bénéficierez d’une remise de 66% correspondant à l’avoir fiscal qui vous sera remis et que vous pourrez déduire de vos impôts.

Henri Pauvert.
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