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Publié par Edouard Boulogne

 
 

 LA TVA SOCIALE.michel_de_poncins-1.jpeg

 

La tragi-comédie en France de la TVA dite sociale est l’image parfaite de ce que je dénomme la manipulation des compteurs, laquelle est directement issue de la création des « usines à gaz » constructivistes. Les anciennes usines à gaz étaient fort compliquées avec une foule de mannettes, de compteurs, de tuyauteries et les usines à gaz d’aujourd’hui ne doivent guère être plus simples.

 

L’effet de ruine, conséquence inévitable du dirigisme, vient, entre autres causes, de la création, la multiplication, l’enchevêtrement d’innombrables « usines à gaz » administratives formant des galaxies et des galaxies de galaxies d’usines à gaz.

 

Cette abomination  n’est pas un hasard mais une nécessité dès lors qu’un pouvoir, quel qu’il soit, ne veut pas détruire le socialisme mais simplement le gérer, courant sans cesse après les calamités qu’il organise ou tolère lui-même et prétendant les corriger à chaque fois en déroulant  une nouvelle couche de réglementations, elles-mêmes se noyant  dans les incertitudes juridiques multiples et les délais interminables.

 

Dans les usines à gaz techniques, les robinets et les compteurs  remplissent leur office. Dans les usines à gaz administratives, on ne sait jamais si un robinet marche car il faut attendre non seulement des kilos de textes mais aussi  des jurisprudences incertaines et que personne ne peut analyser sincèrement les effets de telle ou telle manipulation : dans l’affaire de la TVA dite sociale tout peut être dit et le contraire de tout, ceci avec une apparente bonne foi.

 

La nouvelle couche de mesures se résume souvent à jouer des manettes, comme si un changement de tuyauterie ou de règlage des compteurs pouvait faire surgir du gaz là où il n’y en a pas.

 


Le problème du jour est donc le « trou de la sécu » pour parler familièrement. Le système quasi communiste de la sécurité sociale en France ne peut que générer des calamités, ce qu’il fait depuis des décennies sans jamais pouvoir se réformer ; la seule réforme souhaitable et possible pour chacune de ses composantes serait la libération par la mise en jeu du marché, mais le nouveau pouvoir n’en veut pas.

 

Il claironne vouloir sauver le « modèle » français qui n’est qu’un anti-modèle. C’est alors que, dans l’affolement général, il ressort l’idée de la TVA sociale, s’appuyant au passage sur des exemples étrangers réalisés dans des conditions différentes. Se pensant plus malin que les pouvoirs précédents, il espère ou feint d’espérer qu’en manipulant autrement les compteurs il terrassera la malédiction. 

 

Il est dit, publiquement, que les prix n’augmeteront pas. L’énarchie, toujours règnante malgré quelques postures contraires, connaît le jeu des ordinateurs et des méthodes de calcul ; elle peut donc  chanter n’importe quelle chanson. Pour affirmer que les prix n’augmenteront pas, il faudrait un indice de prix ayant de la valeur : tâche impossible intellectuellement et pratiquement. Et quelle sera la réaction des entrepreneurs ? Personne de sincère ne peut en préjuger dans le fouillis impénétrable des situations diverses, avec des fraudes déjà en préparation !

 

Le pouvoir se défend hautement de l’idée de se servir du nouveau gadjet pour augmenter les impôts : même remarque que ci-dessus pour les prix, car personne de sensé ne peut imaginer l’effet réel de cette nouvelle manipulation des compteurs. Il s’ajoute un manque certain de crédibilité : le nouveau pouvoir creusant les déficits ouvertement, comment l’exonérer de la tentation du « coup de pouce » salvateur justifié d’ailleurs justement par l’incertitude à couvrir ?

 

Financer la sécurité sociale par la TVA épargnerait les salaires ? C’est oublier que la TVA frappe la  valeur ajoutée, qui comprend les salaires et aussi dans la foulée les investissements.

 

Il nous est dit aussi que les étrangers paieront : rien n’est moins sur, les  ouvriers allemands ou chinois n’ayant rien à voir avec le désastre français et nul ne pouvant prévoir le jeu des marchés internationaux.

 

L’argument suprême est l’espoir de freiner les délocalisations. Ces délocalisations sont  le fruit direct des fabuleuses dépenses publiques avec, dans leur contenu, les immenses dérivations d’argent de la « rivière argentée » des fonds publics en faveur des innombrables parties prenantes. Une seule assemblée, l’Assemblée nationale suscite par son budget et les impôts en résultant des dizaines de milliers chômeurs de plus chaque année ; personne ne peut faire le même calcul au sujet du monstrueux empilage enchevêtré des collectivités territoriales… . 

 


Il y a peu de chances que ces  incroyables dérivations cessent, car, précisément, il existe un lien structurel entre  la manipulation permamente des compteurs et l’enrichissement formel ou informel des politiques et de leurs compagnons de route : la manipulation exige une spécialisation pointue, procure un travail « harassant » et justifie à la fois le carriérisme politique et les richesses personnelles en résultant ! 

 

Michel de Poncins

 

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                     micheldeponcins@easyconnect.fr

 

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