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Publié par Edouard Boulogne

1. Zut et rezut !

Au moment de terminer l’écriture de cette semaine à la loupe, voilà que mon ordinateur m’a fait défaut. Face à mon écran, j’étais incapable de réagir. Malgré des manipulations fébriles rien à faire, pas de redémarrage possible. Je me suis alors trouvé partagé entre l’impuissance vis-à-vis de cette machine, un certain désarroi et une folle envie de la balancer par la fenêtre. En réfléchissant, je me suis demandé qu’elle est la différence entre l’homme de Neandertal et le pauvre citoyen prétendument civilisé que je suis. Peu de différence en effet car, sans notre environnement technologique, nous ne sommes que des êtres très fragiles comme l’étaient cet homme préhistorique qui aurait été plus sympathique et proche de nous que ne l’avait laissé entendre initialement par ses découvreurs. Un anthropologue américain a prétendu que bien rasé, coiffé et habillé, le Néandertalien pourrait passer inaperçu dans le metro de New York. En déplacement dans nos metros français on pourrait presque dire qu’on aurait pu l’apercevoir dans les dédales de nos couloirs! Car certains de nos concitoyens ne sont pas très aimables... Ouf, je suis sauvé, j’avais fait une sauvegarde du fichier et je n’ai perdu que la dernière partie que j’ai du réécrire sur un autre ordinateur.

2. Vive l’état de grâce !

Les Français semblaient moroses, minés par le chômage, courbés sous le poids de la dette, ne croyant plus dans les dirigeants et les politiques, complètement "azimutés" dans une spirale de déclin. Et puis le "président nouveau" est arrivé : jogging, tape sur l’épaule de ses visiteurs, fou rire, larmes, bref un homme comme nous tous ! Il fait la une des magazines people et des télés. Il est sur tous les fronts et donne l’impression que tout va bien. Alors on se prend à rêver que tout va mieux. Les Français reprennent confiance en eux et dans la politique qui est proposée. Plus significatif, ils anticipent une amélioration de leur situation personnelle et, comme les chefs d’entreprises, ils ont à nouveau le moral. On appelle cela l’état de grâce et il échappe à toute rationalité économique. Le président de la République prend le risque de relancer la machine économique en dépensant beaucoup d’argent pour respecter ses promesses de campagne. Ce risque semble calculé car il mise sur une reprise économique en France, comme elle a déjà commencée en Europe. De plus le chômage recule. Tous ces éléments envoient des signaux positifs, de confiance à tous ceux qui sont d’humeur maussade. Il table sur une dynamique d’espoir qui reste encore à être confirmé. Mais pour qu’il gagne, encore faudrait-il que son pari soit gagnant. Ceci implique qu’il s’attaque aux réformes de structurelles indispensables pour que la France rentre enfin dans le XXIème siècle. Alors seulement la splendeur de l’état de grâce sera sans limite et l’on pourra dire que le contrat qu’il a virtuellement signé avec les Français a été respecté.

3. Visite à distance du Château de Versailles.

Le Château de Versailles est visible de partout devant son ordinateur : Les clients de l’ADSL à très haut débit peuvent, d’ici à la fin du mois de juin, découvrir virtuellement les salles Chimay qui sont d’ordinaire inaccessible au public. Grâce à un robot mobile intelligent équipé d’une caméra embarquée, les internautes peuvent visualiser les images des tableaux et entendre un commentaire audio. Pour visiter gratuitement ces salles, les abonnés d’Orange peuvent s’inscrire sur le portail. L’expérimentation sera analysée à partir de juillet afin de voir si une commercialisation est possible. Bonne chance aux heureux bénéficiaires de cette opportunité.

4. "C’est la lutte finale, poursuivons le combat… etc. etc ! "

Les communistes sont au pied du mur et jouent leur survie lors du deuxième tour des législatives. Après les 1,93 % de Marie-George Buffet aux élections présidentielles, la débâcle de dimanche prochain pourrait sonner le glas pour le PCF. Dans la nouvelle assemblée, ils ne devraient représenter qu’un groupuscule alors qu’ils étaient le premier parti de France après la seconde guerre mondiale. Quelles sont les raisons de cette "bérézina" : l’arrivée de la gauche au pouvoir en 1981, des ministres en postes empêchant la contestation des décisions gouvernementales par les militants, la chute du mur de Berlin, la fin du communisme et de l’URSS, l’arrivée de partis plus à gauche. Le PCF est un parti sclérosé qui n’a pas fait son autocritique comme l’ont fait les autres partis communistes d’Europe.

5. Un entretien virtuel pour un emploi réel.

Quelques grands groupes se lancent dans le virtuel pour le recrutement de candidats dans des postes spécifiques. En association avec un site Internet, ils ont lancé une campagne de recrutement. Les candidats s’inscrivent sur le site Internet, y envoient leur CV, des informations caractéristiques et le créneau horaire de leur choix. Ainsi les candidats retenus pourront passer un entretien réel d’embauche par Internet. Pour les demandeurs d’emploi, des avantages tels que la suppression du trac, la réduction de l’apparence physique et la diminution des discriminations. Pour les sociétés, cette initiative permet de trouver des technophiles pour des profils très ciblés. A ne pas mettre, cependant, entre les mains de béotiens de l’informatique.

6. Le PDA au service de la bonne "bouffe" !

Pourquoi ne pas utiliser les NTIC (Nouvelle Technologie de l’Information & de la Communication) au service de la restauration ? Quelques restaurants ont franchis le pas et en salle, le chef de rang prend la commande, non plus sur son calepin mais, sur son PDA. Celle-ci est immédiatement transmise en cuisine. Le chef cuisinier a-t-il besoin d’une précision sur la sauce ? Sa question est immédiatement transmise en salle au client qui complète. Un plat du jour non disponible, le client est informé dans la seconde et peut choisir autre chose. Ainsi le chef de rang n’a plus à se déplacer loin des tables dont il a la responsabilité. L’entrée terminée, il presse un bouton de son PDA et les plats sont apportés. De même les verres ne sont jamais vides car il informe le sommelier par PDA interposé. Le voiturier est informé qu’il doit avancer la voiture quand l’addition est demandée. Quarante minutes sont économisées par service pour une addition moyenne de cinq pourcent plus cher et une consommation plus importante de vin, d’eau, de dessert et de café. Pour la clientèle d’affaire branchée et avare de son temps, un gain de nombreuses minutes est constaté avec un service plus professionnel. A quand la commande passée directement de son bureau ou de sa voiture et qui serait prête lors de l’arrivée au restaurant !

Henri Pauvert.
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