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Publié par Edouard Boulogne

 

 

VERS LA RUPTURE

 

La France entière attend la véritable rupture qui la libémichel_de_poncins-1.jpegrera du socialisme. Le plus étrange est que les pays voisins qu’ils soient avalés par l’Europe ou qu’ils soient restés indépendants attendent aussi, tant les économies sont interdépendantes de nos jours. Très probablement après les élections législatives il y aura une majorité de droite pour appuyer  le nouveau président et  il aura donc  tous les moyens de libérer la France et de « faire de l'audace » comme il a annoncé.

 

Une occasion exceptionnelle se présente le 1er juillet. Chaque année c’est une date particulièrement meurtrière car le pouvoir en place en profite pour manipuler des chiffres et, parmi eux, le Smic.

 

En application de la loi, ce Smic est augmenté, avec régulièrement un coup de pouce supplémentaire par rapport au simple jeu de la loi.

 

Le Smic et ses augmentations annuelles ont des effets particulièrement destructeurs. Le premier effet est de jouer le rôle de « voiture balai » : en effet, comme les salariés  les plus proches du Smic  sont moins augmentés ou même pas du tout, ils sont progressivement absorbés  en quelque sorte par la progression du Smic : il est facile d’imaginer leur découragement et leur manque d’appétit au travail. En 1981, il y avait 840 000 smicards et, en 2005,  2 540 000. A ce jour un salarié sur six est smicard contre un sur dix à la fin des années 80.

 

Villepin, en bon soldat du socialisme,  avait décidé comme les autres d’augmenter régulièrement le Smic. Le premier juillet 2005, ce fut extravagant : plus 5,5%. Le prétexte était qu’il fallait  appliquer la loi, prétexte mensonger car ce qu’une loi a fait une autre peut le défaire. Et aussi, bien sûr, fut entendue la sempiternelle chanson du  pouvoir d’achat : distribuer de l’argent développerait de la demande et créerait des emplois ; l’argument est fallacieux, d’autant plus qu’avec la mondialisation une grande partie du pouvoir d’achat distribué va enrichir les travailleurs chinois ou autres travailleurs lointains et que le Smic est un facteur de paupérisation.

 

En plus de l'écrasement des salaires et donc de la paupérisation, le Smic génère le chômage. Suivant l’OCDE, 5 points de plus de Smic donnent 1 point de plus de chômage. Si le Smic n’avait pas été augmenté régulièrement et au-delà du prix du marché, le chômage serait peut-être aujourd’hui à 5 % et sans le secours de fausses statistiques. Une industrie tout entière, celle  du textile, a été pratiquement détruite par la progression du Smic.


L’explication de ce mécanisme destructeur est connue : mettant le prix d’un travail au-dessus de  la valeur de ce travail pour l’entreprise, il décourage de recruter. L’employeur éventuel cherche d’autres solutions, soit investissement, soit renonciation au projet, soit délocalisation. Bien entendu ce sont principalement les moins qualifiés et les faibles qui souffrent de ce chômage induit et bien moins les cadres supérieurs.


Il est donc clair que, si le pouvoir veut sincèrement  faire la rupture, il décidera la stabilité du Smic au moins pour l'année 2007, et, bien entendu, le peuple français qui est en majorité à droite devra être informé auparavant, chiffres à l’appui, des ravages du Smic et, en particulier, ceux qui n'ont pas intérêt à la progression du Smic, c'est-à-dire les salariés légèrement au-dessus du Smic qui, précisément, en sont  les  victimes.  Le peuple français, qui n’est pas moins intelligent qu’un autre, est prêt à entendre la vérité.

 

La mesure pourrait et devrait être accompagnée d'une autre mesure visant le sommet de l'échelle. L'une des causes de la paupérisation et donc de la diminution du pouvoir d'achat avec la modicité des bas salaires se situe dans les prélèvements parfaitement indus que les politiques du plus haut niveau reçoivent. Le 1° juillet les nouveaux députés auront déjà découvert avec un vrai ravissement la mallette qui contient en billets bien tassés leur formidable richesse toute neuve. Malgré l’opacité scandaleuse des comptes publics (« pas vu, pas pris »), on sait que ce sont des billets en argent informel, la rivière argentée restant ouverte même après qu’ils auront quitté leurs fonctions. Leur indemnité qui est assez connue n’est qu’une modeste partie du total. Ces prélèvements indus profitent non seulement à la classe politique dans sa totalité mais aussi à tous les compagnons de route et le calcul montre qu’ils représentent près de 10 % du PIB, expliquant à eux seuls une partie de la catastrophe nationale.

 

Bien sûr ils ne peuvent pas être supprimés tous d'un coup tellement c'est compliqué. Une mesure très simple, qui frapperait l’opinion et commencerait  la désescalade serait de réduire, par exemple de moitié, les indemnités personnelles des politiques en commençant par le « top du top » et en allant jusqu’aux menbres des multiples conseils économique et social.

 

Ce serait alors vraiment la double rupture.


Cerise sur le gâteau : les deux gestes seraient très faciles à prendre avec effet immédiat et sans la nécessité de décrets d’application.  Il n’y aurait pas l’odeur nauséabonde des usines à gaz en préparation, sous la fausse dénomination de « choc fiscal », et nul besoin d’aller taper sur l’épaule d’Angela Merkel ni d’aller ramper  devant l’Europe.

 

Tout cela semble tellement évident que, sans être devin, nous pouvons penser que le 1° juillet 2007 marquera vraiment la rupture et ressemblera à une aurore… .

 

Michel de Poncins


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