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Publié par Edouard Boulogne

 

 

LA JOLIE FARCE DU LUNDI DE PENTECOTE

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Le monde entier vient d'assister éberlué à la tragi-comédie du lundi de Pentecôte, ridicule exemple de « l’exception française ». Les Français étaient invités à travailler ce jour-là gratuitement pour soi-disant aider les personnes âgées. C’est après la canicule de 2003 et les multiples décès dans les maisons de retraite que Raffarin avait monté cet invraisemblable dispositif. Le cafouillage fut tel que  l’opération se situe dans ces confins incertains où nul ne sait s’il doit éclater de rire ou se lamenter.


Voici le détricotage  historique et économique du phénomène que les médias se garderont bien de décrire.

 

Au départ et sur des décennies, se trouve l'effet de ruine résultant de l'action perpétuellement destructrice  des gouvernements, soit de la vraie gauche, soit de la fausse droite. La ruine est telle que, lors de la récente  campagne électorale, les candidats de toutes sortes se sont émus  amèrement  de la stagnation du pouvoir d'achat, de la modestie des petits salaires  et d'autres  signes de la paupérisation de la France, dont les deux plus importants candidats étaient, pourtant, partiellement responsables.

 

Certes, les plus favorisés des Français arrivent encore à faire face et ne se sentent pas ruinés. Cette insouciance vient de leur ignorance économique soigneusement entretenue par les écoles dont ils sont parfois issus et par les médias complices : ils ne sauraient même imaginer la richesse supplémentaire dont ils disposeraient si les politiques et bien d’autres n’avaient pas laissé l’interventionnisme ruiner la France ! Parallèlement, tout au long de la période  et de multiples façons,  des attaques sournoises ont été développées contre la famille.

 

Il en résulte que les familles, dont le devoir et le droit est de s’occuper de leurs anciens,  ne peuvent pas ou ne veulent pas prendre en charge les problèmes de l’âge avancé et que l’idée même de le faire leur a été enlevée. Depuis la création de l’homme et dans toutes les civilisations, il revient aux personnes privées de préparer  leur avenir et d’aider leurs anciens à faire face, ceux-ci continuant d’ailleurs le plus souvent à rendre des services à leur mesure.

 

Si la France n'était pas un pays très socialisé, avec la santé soumise à un système quasi communiste,  il n’y aurait pas de problème pour la gestion des personnes âgées ni non plus pour leur état de dépendance éventuelle. L'épargne de chacun y pourvoierait avec une foule de  possibilités diverses offertes par des assurances librement négociées et le secours de la solidarité familiale.

 

Pour les plus malheureux et, en particulier, pour ceux que la malchance ou la négligence a frappés l'exercice de la charité privée suffirait largement. Aux États-Unis, pays sensiblement plus riche que la France parce que sensiblement plus libre, les évaluations les plus récentes montrent que la charité privée représente au moins 4 % du PIB.

 

Cette situation avec, en conséquence, l'état lamentable d'un très grand nombre d'institutions publiques pour personnes âgées a conduit au désastre de 2003.

 

Le pouvoir a inventé alors cette machinerie  du lundi de Pencôte travaillé gratuitement. D'où l’embrouillamini incomparable de ce lundi. La ressource dégagée à représenté tout juste 2 milliards d'euros, personne ne pouvant savoir si, véritablement, les personnes âgées en ont bénéficié ou si les sables mouvants de la « bourreaucratie » étatique les ont avalé. Les associations au courant des problèmes parlent de 7 milliards d'euros absolument nécessaires pour avancer dans la solution. Si vraiment un « miracle républicain » faisait surgir les 7 milliards, cela ne suffirait jamais et le mirage s’éloignerait, un peu comme dans le logement social qui prétend abriter toute la misère du monde.

 

Le pouvoir, au lieu de faire son mea culpa, et de rendre au plus vite sa liberté au peuple français a imaginé une nouvelle « usine à gaz », se superposant à des milliers d'usines à gaz, formant des galaxies d'usines à gaz auxquelles  personne ne peut rien comprendre, malgré les efforts des journalistes pour clarifier ce qui ne peut être clarifié.

 

Dans le désordre du lundi de Pentecôte,  personne ne pouvait savoir qui travaillait ou pas, quel bureau était ouvert ou fermé ; en plus les salariés du  public, comme il est de règle dans la République Fromagère, étaient   favorisés  par rapport aux salariés du privé.

 

Bien entendu, les chevaliers servants du socialisme  trouveront des arguments pour combattre la liberté, comme l'allongement de la durée de la vie qui rendrait  le problème insoluble. C'est une fausse objection car si la liberté régnait un grand nombre d'innovations que l'on ne connaît pas interviendraient pour faciliter la gestion des personnes âgées. Le capitalisme quand ils s’exerce librement conduit  à des innovations permanentes et à la baisse des prix de revient.

 

Il est évident aussi que la solidarité familiale retrouvée grâce à une liberté accrue jouerait avec ampleur  dans le sens de la diminution des coûts.

 

C’est l'occasion de rappeler l'un des principes clés de la « République Fromagère » qui s’énonce ainsi : « les Hommes de l'État créent une première calamité, ici la mauvaise gestion des personnes âgées, et, pour corriger celle-ci, ils en créent d’autres, ici la farce du lundi de Pentecôte »


Michel de Poncins

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         LE NOUVEAU LIVRE DE Michel de Poncins

 

« LA LUXURE REGNAIT SUR LA VILLE ET LA VILLE ETAIT BLEUE »

 

           Présentation par l’Editeur : François-Xavier de Guibert

 

Une fois de plus, l’auteur nous surprend. C’est un roman qu’il nous offre, un étrange roman d’amour  tout en demi teinte où les héros, eux-mêmes ne savent pas réellement où ils en sont. Plusieurs lectures possibles :  politique, histoire, économie, anticipations se mélangent en une sorte de magie.

 

Les deux personnages principaux se meuvent dans un univers nouveau qui existera peut-être en 2052 étant inscrit  dans le monde d’aujourd’hui ou bien n’existera jamais.

 

Une  bonne nouvelle : le socialisme, cette horrible cruauté du vingtième siècle, avec son « fils » le chômage, se trouve éradiqué de la surface de cette « Ville Bleue ».  La richesse insolente de la Ville n’empêche pas quelques errants de la déparer et, parmi eux, l’un des plus flamboyants mutlimilliardaires du début du XXI° sièvcle, mais chut !

 

Qui sont ces «  Saigneurs » que nous cotoyons sans doute, dès aujourd’hui, sans toujours le savoir, extraterrestres invisibles et tout puissants issus probablement du déjà vieux « siécle des obscurités » et de ses sociétés secrètes. Existent-ils vraiment et comment s’exerce leur pouvoir ?

 

Les flashs historiques se succèdent dans un désordre apparent et vous assisterez, comme si vous y étiez,  à la « guerre des potes »,  ces potes cajolés si longtemps par tout l’Occident chrétien et déboulant d’un seul coup pour tout ravager.

 

L’auteur lance, en fusées successives,  une gerbe d’idées et de faits, sous forme d’affirmations fulgurantes : nul besoin de démontrer, c’est un roman.  Il n’abandonne jamais son humour parfois drôlatique et, s’il ne juge guère le monde imaginaire et plein de mystères qu’il crée,  chacun sait ce qu’il en pense en fait.

 

Le projet « Amadeus » se bâtit à toute allure. Qu’en est-il exactement, faut-il en avoir peur ? Que deviendront ces amoureux après 2052 ? La Ville Bleue continuera-t-elle sa route majestueusement dans les espaces ? A vous de juger et d’imaginer.

 

Et Dieu, dans tout ça ? Il est omniprésent.


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